lundi 16 novembre 2009

Sans commentaire XXXX - Encore ?


Pour rappel: ICI.

samedi 14 novembre 2009

Sans commentaire XXXIX - Contribution d'Ethnocide au débat sur l'identité nationale

Marseille, deuxième ville de France, 18 novembre 2009


Paris, capitale de la France, 14 novembre 2009


vendredi 6 novembre 2009

Le prédateur

Paris, France 2009: citoyenne française de souche portant une "burqini"


Fort Hood, Texas 2009 : citoyen américain d'origine palestinienne, né et élevé aux USA, officier et psychiatre de l'armée, auteur d'un attentat ayant fait 13 morts


Marseille, France (?) 2011 : Future mosquée cathédrale construite avec la bénédiction de la municipalité


Les photos précédentes illustrent les trois méthodes employées par l'islam pour s'emparer de nos sociétés: la subversion culturelle, la terreur physique et l'implantation territoriale. La première permet de placer l'orthopraxie/mode de vie qu'est l'islam au centre du débat public. La deuxième détruit physiquement l'adversaire et l'apeure. La troisième sert de tête de pont dans le dar al harb et proclame la puissance des fidèles mahométans.

L'islam est autant une religion "prédatrice" que le christianisme est une religion "productrice". Les plus chrétiens des chrétiens, traditionnalistes chez les catholiques, mennonites chez les protestants mettent l'accent sur le travail, l'honnêteté et le don de soi. Les plus musulmans des musulmans, islamistes et talibans sont des brigands sanguinaires déguisés en juristes, des terroristes égorgeurs. Les Evangiles, parsemés de paraboles agricoles et mercantiles, encouragent le dur labeur et le commerce. Le Coran n'encourage que la mort et l'obéissance sur le sentier d'Allah. Le chrétien sait que la cité de Dieu n'est pas de ce monde, c'est pour cela qu'il passe sa vie à amasser un "trésor au ciel". Le musulman croit que s'il massacre des non-musulmans il accomplit la volonté de d'Allah.

Malgré l'énorme diversité de peuples, cultures et races qui composent l'oumma, l'islam n'a qu'un seul et unique but: détruire tout ce qui n'est pas lui. Comme un gigantesque parasite, il ne peut vivre que des ressources externes, sans en produire lui-même. Toutes les civilisations, jadis brillantes, qui ont été absorbées par l'islam, après le feu de paille du luxe des conquêtes, se sont graduellement épuisées. Mésopotamie, Egypte, Perse, Liban, Byzance...toutes sièges de cultures sophistiquées et avancées, toutes ont rejoint les nations de troisième ordre après que l'islam a progressivement asphyxié leurs populations. A titre anecdotique, le total scientifique de vingt pays arabes n'arrive même pas à produire la moitié du nombre d'articles scientifiques produits par la petite nation d'Israël... Depuis l'Hégire, les pays arabes ont traduit autant de livres que l'Espagne...en un an. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si au cours de l'histoire, l'éloignement de l'islam rigoriste a coïncidé avec la prospérité économique et humaine, que ce soit dans le cas de la Turquie kémaliste, de l'Irak du parti Baas ou de l'Iran des Pahlavi.

Alors qu'à la chute de l'Empire romain la rive sud de la Méditerranée était plus riche, plus peuplée et plus avancée que la rive nord, mille ans plus tard la tendance s'était complètement renversée. Les Européens avaient adopté le christianisme qui a permis de sublimer leur génie cependant que les musulmans se recroquevillaient, nostalgiques d'un Age d'Or qu'ils avaient eux-mêmes contribué à détruire. La patrie de Saint-Augustin devenait un repaire de pirates, avides de s'approprier chez les nations plus industrieuses ce qu'ils ne pouvaient plus produire par leur propre labeur. Tout comme, de nos jours, des racailles semi-islamisées s'emparent des biens achetés par les petits kouffars. L'époque change, les permanences civilisationnelles demeurent. Dans le passé, leur position d'intermédiaires dans la Route de la Soie rendait les nations musulmanes incontournables. De la même manière, les rentiers de la péninsule arabique sont redevenus indispensables aux autres pays. Bien qu'ils se contentent de vivre de profits qu'ils engrangent en taxant les compagnies occidentales venues extraire les richesses incommensurables sur lesquelles ils dormaient depuis des siècles.

C'est parfaitement normal. L'islam, selon le bon mot de Laurent Lagartempe, "flambe" les cultures qu'il absorbe. Cela lui permet durant les premières décennies après la conquête de bénéficier des forces productives des dhimmis pour produire diverses oeuvres architecturales, sans jamais toutefois égaler ses modèles. Aucune mosquée persane (donc irano-musulmane) n'égale Persépolis ou le palais de Shahpur d'avant la conquête, aucune mosquée turque (même dessinée par des architectes chrétiens convertis comme Sinan) n'égale Sainte-Sophie, aucune école coranique égyptienne ne vaut les Pyramides. Il faudra attendre le XIXe siècle et la curiosité des Européens pour redécouvrir des trésors que les propres descendants de peuples jadis glorieux avaient laissé tomber en ruines!

Au fur et à mesure que les dhimmis se convertissent à la religion de l'occupant pour échapper à la dhimmitude (et à l'impôt inégalitaire de la djiziya), l'islam et son processus d'involution vers l'époque bénie du Prophète commencent à prendre le dessus. L'islam, structure socio-communautaire prédatrice plutôt que véritable religion, perd de sa force au fur et à mesure que ses sources de revenus déclinent. Tel un prédateur, l'islam doit sans cesse dévorer une nouvelle proie pour survivre, au risque de s'épuiser et d'entrer en léthargie. Les populations deviennent apathiques et figées, toute nouveauté est d'emblée suspectée. Comme le Coran contient tout ce dont a besoin l'être humain, à quoi bon chercher ailleurs ? L'esprit est irrésistiblement contraint de revenir à la pureté originelle de l'époque de Mahomet, comme un corps céleste tombant dans l'orbite d'un trou noir. "Brûlez tous ces livres! S'ils contredisent le Coran c'est qu'ils sont faux, s'ils sont en accord avec le Coran alors ils ne servent à rien" selon les paroles restées célèbres du calife Omar après la conquête de l'Egypte.

Alors que cette religion, devenue moribonde au XIXe siècle était proche de l'essoufflement, son entrée forcée dans la modernité a offert de nouvelles proies à son appétit. Aveuglés par leur nouvelle religion des droits de l'homme, les Européens décidèrent, par pure philanthropie, de construire écoles, hôpitaux, universités, ponts, routes, bref, de réaliser en quelques décennies ce que l'islam n'avait pu accomplir en un millénaire et demi. Les forces productives des Européens furent mises au service d'un islam qui n'attendait que cela. L'explosion démographique des pays musulmans consécutive à cet afflux de richesses et d'énergie allait provoquer la pire invasion qu'eut à subir le continent européen depuis la poussée turque. La suite, nous la connaissons tous.

Pour "tuer" l'islam il faut donc cesser de le "nourrir", le laisser fonctionner en circuit fermé et entrer en catatonie. Le problème musulman est double, à la fois externe (géopolitique) et interne (ethnico-religieux). Le premier peut être résolu par le développement et la mise en circulation de carburants et de modes d'énergie alternatifs, ainsi que par la diversification des sources (Russie notamment). Après la flambée des prix de 2008, il semble bien que l'Europe se soit enfin décidée à sortir du tout-fossile. Le chemin vers une nouvelle civilisation débarrassée de la dépendance au pétrole et au gaz le second sera long et difficile mais tout à fait envisageable dans l'état actuel des connaissances. Le deuxième problème en revanche, l'implantation en Europe de masses musulmanes qui, non seulement nous tirent vers le bas mais détruisent notre culture, est beaucoup plus délicat.

Tant que l'esprit européen demeurera paralysé par la religion des droits de l'homme, nous ne pourrons jamais nous donner les moyens de nous sortir de cette situation. Nous sommes comme paralysés, tétanisés face à ennemi contre lequel on nous empêche de riposter. Le relativisme culturel, l'idéal bobo et le dialogue participatif sont bien peu de choses à opposer à un prédateur affamé qui souhaite vous dévorer. Seule une révolution spirituelle, une apostasie générale et définitive de la religion des droits de l'homme nous permettra de retrouver notre liberté d'action.

dimanche 1 novembre 2009

Vases communicants - 2

En 2007, on apprend que plus de 1 237 731 avortements ont été pratiqués dans l'ensemble des pays de l'UE.

Parallèlement, 1 800 000 étrangers extra-communautaires ont immigré dans l'Europe des 27 états membres.

Voilà.







dimanche 25 octobre 2009

Critères

Depuis plusieurs années le milieu nationaliste est déchiré par un débat d'une importance cruciale, concernant l'attitude à adopter envers les allochtones. Deux camps s'affrontent: celui des assimilationnistes pour lesquels la religion prime sur la race, et les ethnodifférentialistes pour lesquels la race devrait être considérée en priorité. De façon caricaturale, pour les premiers, mieux vaut un Congolais chrétien qu'un Bosniaque musulman, alors que c'est exactement l'inverse pour les seconds. Ce débat est loin d'être anecdotique puisqu'il déterminera les jalons à poser pour le combat identitaire et donc in fine la sauvegarde de notre civilisation.

Les deux camps disposent d'arguments solides. En effet, quelqu'un d'origine extra-européenne qui adopterait nos us et coutumes et défendrait une civilisation qu'il aime viscéralement, serait en quelque sorte plus "européen" mentalement que bien des Blancs. Alexandre Dumas plutôt que Ribéry. D'un autre côté, il a été démontré que des différences biologiques irréductibles existent entre les races et que donc, remplacer un peuple par un autre, même en lui transmettant nos valeurs changerait irrémédiablement la face de notre civilisation.

Afin de départager ces deux tendances et adopter l'attitude la plus juste, il faut en réalité tenir compte de la religion et de la race. Notre but à tous, assimilationnistes et ethnodifférentialistes, est de préserver notre socle ethnocivilisationnel, afin qu'il soit le moins "altéré" possible. Pour cela, il nous suffit d'utiliser une grille de lecture à la fois biologique et religieuse/culturelle. Pour la lecture biologique, nous disposons du formidable outil de la génétique. L'excellent Luigi Cavalli-Sforza de l'Université de Stanford avait dans son opus magnum publié une série de mesures de distances génétiques entre les différentes races. Une portion des résultats avait été publiée sur Ethnocide ICI. En tenant compte de ces distances génétiques, le degré d'altération de notre socle biologique, classé de façon croissante, est le suivant:

1) Européens
2) Caucasoïdes non européens (Berbères, Indiens du nord, ...)
3) Asiatiques du nord-est (Japonais, Coréens, ...)
4) Asiatiques du sud-est (Khmers, Indonésiens, ...) et Amérindiens
5) Insulaires du Pacifique (Maoris, Tahitiens, ...)
6) Australoïdes (Papous, ...)
7) Africains sub-sahariens.

Pour l'anecdote, un Bantou altère 100 fois plus le réservoir génétique européen qu'un Danois. Génétiquement, faire immigrer en France seulement 100 Africains sub-sahariens revient à modifier le socle génétique comme si plus 10 000 Danois s'étaient installés chez nous! Puisqu'une grande partie des caractéristiques physiques et mentales d'un individu sont d'origine génétique, remplacer les Européens par d'autres populations altère notre socle biologique de façon proportionnelle à la distance de ces dernières.

Passons maintenant à la composante religieuse de notre grille. Ici, l'évaluation se fera d'une manière plus subjective, étant donné l'absence d'étude scientifique chiffrée. Dans ce cas, le critère principal à retenir est l'hostilité et le degré de miscibilité de la religion en question à l'égard de notre civilisation européenne:

1) Catholique ou protestant "traditionnel" (luthérien, ...)
2) Orthodoxe
3) Pentecôtiste, évangélique
4) Athée
5) Bouddhiste
6) Animiste, hindouiste
7) Musulman

En combinant la liste ci-dessus à celle du début de l'article, il devient possible de traiter le problème de façon beaucoup plus satisfaisante. Un Allemand luthérien, ou un Italien catholique ne provoqueront finalement qu'une altération minimale de notre socle ethno-civilisationnel. A l'inverse, un Sénégalais musulman ou un Polynésien animiste l'altéreront durablement. La situation française est donc en voie de dégradation puisque l'essentiel de la nouvelle vague d'immigrés qui s'installent dans notre pays vient d'Afrique Noire et est musulmane. Bien que de même religion que les Maghrébins des années 70 à 90 (critère religieux inchangé), ces populations ont un impact génétique beaucoup plus fort (critère biologique dégradé). L'impact est donc maximal chez nous, alors qu'il est inférieur en Allemagne et au Royaume-Uni (Turcs et Pakistanais donc Caucasoïdes non-européens musulmans) et très inférieur en Italie (Albanais, donc Européens musulmans).

Scène de rue à Barbès

Convertir nos immigrés au christianisme (et encore, cela dépend de la dénomination) permettrait en revanche de réduire drastiquement l'impact civilisationnel de ce type d'immigration. Cependant, cela n'aurait aucun effet sur l'impact ethnique et biologique, étant donné que personne ne peut changer de race. L'impact serait significativement diminué sans être réellement éliminé. En réalité, nous touchons là le coeur du problème, à savoir que si nous pouvons espérer disposer d'une certaine influence sur le deuxième critère, nous ne pouvons rien faire pour changer le premier, qu'il existe donc des impondérables sur lesquels nous n'avons aucune prise. Faire venir des populations trop distantes génétiquement c'est donc, même en les forçant à adopter nos coutumes et notre religion, modifier de façon permanente le patrimoine génétique européen. Reste à savoir quelle importance nous accorderons à ce critère là...

samedi 17 octobre 2009

Chasse aux sorcières et renouveau démographique européen

C'est une théorie très originale que celle avancée par le professeur Gunnar Heinsohn de l'Université de Bremen et découvreur de l'incontournable notion de Youth Bulge: les chasses aux sorcières de la Renaissance seraient directement responsables de l'augmentation spectaculaire de la fertilité chez les Européennes de cette époque! Pour ceux souhaitant disposer de l'ensemble des données, l'article de Heinsohn est disponible (en anglais): ICI. Retour sur une théorie sulfureuse.

A la fin du Moyen-Age, l'Europe se trouve dans une situation démographique catastrophique. Le Petit Age de Glace, débuté en 1303, a provoqué une série de mauvaises récoltes de 1335 à 1352, causant ça et là des périodes de disette prolongées. Comme si cela ne suffisait pas, la Peste Noire, transmise par les puces du rat noir (Rattus rattus) s'est abattue sur notre continent, exterminant des millions de personnes, emportant dans la tombe près d'un quart de la population du continent. C'est, toutes proportions gardées, pire que le bilan des deux guerres mondiales combinées, dans une Europe évidemment beaucoup moins peuplée que celle du XXe siècle. Les conséquences de ces saignées démographiques sont proprement cataclysmiques. Entre 1300 et 1400, la population européenne s'est effondrée de 75 millions à 45 millions d'habitants, soit une contraction de 40 %. Donc, en un siècle, l'Europe a presque perdu la moitié de sa population.

Le triomphe de la Mort, de Peter Brueguel

L'Europe entame donc la seconde moitié du XIVe siècle très affaiblie, d'autant plus que la Deuxième Rome, Constantinople, vient de tomber aux mains des Turcs, semant la consternation dans toute la Chrétienté. Dépeuplée, l'Europe souffre d'un cruel manque de main d'oeuvre. Chez les intellectuels et économistes de l'époque, la question démographique devient centrale, cruciale même. Ainsi, Jean Bodin, probablement un des plus brillants intellectuels de la Renaissance et féroce partisan des chasses aux sorcières avouera "qu'il n'est force ni richesse que d'hommes". Avant lui, le Pape lui même, conscient de la situation précaire des royaumes chrétiens avait publié une bulle en 1484 déclarant qu'il "est important, en particulier à notre époque, que la foi catholique croisse et fleurisse partout". Par "croître", le Pape entend la procréation des fidèles de l'Eglise, comme nous le verrons plus bas. Cependant, relancer la natalité européenne est très difficile pour la simple et bonne raison que le taux de fertilité moyen des Européennes est très bas: environ 2 à 3 enfants par femme seulement. Ce taux de fertilité, compte tenu d'une mortalité infantile bien plus forte que de nos jours, et du tribut prélevé par les maladies infectieuses, parvient tout juste à équilibrer les naissances et les décès.

En effet, la femme de l'époque médiévale jouit d'une très grande latitude en matière de contraception. Le christianisme ne s'est pas encore complètement imposé sur les consciences, et les campagnes, où vit la quasi-totalité de la population européenne de l'époque, ont conservé un savoir ancestral païen, datant probablement de la Préhistoire et transmis de façon ininterrompue jusque là. Ce savoir très complexe, presque exclusivement féminin et passé oralement de mère en fille, concerne notamment la pharmacopée, les nombreuses plantes, herbes, essences et philtres susceptibles d'affecter la sexualité des hommes et des femmes. Certaines plantes, comme le genévrier sabine sont de puissants produits abortifs, alors que d'autres sont des contraceptifs redoutables. Les sages-femmes sont les gardiennes de ce savoir et il existe dans n'importe quel village une ou deux de ces femmes que l'on va consulter lorsque le besoin s'en fait sentir. Les sages-femmes, souvent considérées comme de véritables matriarches, jouissent d'une certaine crainte de la part de la population et ne sont que peu inquiétées dans leurs activités. C'est en grande partie pour cela, qu'en dépit de l'absence de contraception moderne, le taux de fertilité moyen durant la période médiévale fut si bas, bloquant tout espoir de renouveau démographique européen.

La révolution vint d'une bulle du Pape Innocent VIII publiée en 1484 et surnommée la "Bulle des Sorcières". En effet, si la magie, (empoisonnement des récoltes et du bétail, prodiges, etc., appelée sorcery en anglais) fut de tout temps combattue par le christianisme, il n'en était pas de même pour la sorcellerie (witchcraft en anglais, ce qui veut dire "l'art des sorcières").

La loi, ce-faisant, décrète la peine de mort pour « les personnes des deux sexes…qui, par leurs incantations, sortilèges, conjurations, et autres charmes et procédés maudits, monstruosités et offenses, ont tué des enfants dans le ventre de leur mère et aussi les rejetons du bétail, ont détruit le produit de la terre,… ; elles empêchent l’homme d’avoir des rapports sexuels et les femmes de concevoir ».

En sus de la magie "classique" vient se greffer le nouveau crime de sorcellerie. D'après le fameux Marteau des Sorcières (Malleus maleficarum), écrit à la même époque (1487) que la bulle papale et utilisé dans toute l'Europe par les chasseurs de sorcières, on définit les différents crimes de sorcellerie:

"Premièrement, en provoquant chez l’homme une passion incontrôlée ; deuxièmement, en obstruant la force génératrice ; troisièmement, en enlevant les membres faits pour l’acte ; quatrièmement, en transformant par leur magie les hommes en bêtes ; cinquièmement, en détruisant la force génératrice des femmes ; sixièmement, en causant l’avortement ; septièmement, en offrant des enfants au Diable".

Ce qui signifie, traduit en terminologie moderne:

(1) la fornication et l’adultère (comme moyen d’avoir du plaisir sans remords, c'est-à-dire sans enfant légitime) ; (2) rendre les hommes impotents ; (3) la castration et la stérilisation ; (4) la zoophilie et l’homosexualité (comme moyen de se procurer une satisfaction sexuelle sans procréation) ; (5) la contraception ; (6) l’avortement ; (7) l’infanticide.

On voit donc que par sorcellerie, on entend tous les actes susceptibles d'entraver le processus reproductif normal entre un homme et une femme. Ces pratiques seront dorénavant des crimes passibles de la peine de mort. Contrairement à une idée répandue, les chasses aux sorcières sont donc une invention de la Renaissance et pas du Moyen-Age. Les guérisseuses, sages-femmes et personnes connues pour fournir des contraceptifs et pratiquer des avortements se trouvent désormais dans l'oeil du cyclone. Les sages-femmes et les sorcières appartiennent pour les auteurs du Marteau des Sorcières à la même catégorie, à tel point que les deux termes sont régulièrement employés de manière interchangeable dans l'ouvrage, comme des synonymes. Cette mentalité ne se cantonne nullement aux seules régions catholiques et fait tâche d'huile dans les principautés protestantes. Partout en Europe, les autorités recherchent les sorcières pour les juger et les condamner. On estime qu'entre le XVIe et le XVIIIe siècle, de 60 000 à 100 000 personnes, majoritairement des femmes, furent condamnées à mort pour crime de sorcellerie et brûlées vives.

Bûcher de sorcières en Suisse au XVIe siècle

Il s'agissait pour les autorités de l'époque de détruire autant que faire se peut cette très complexe culture contraceptive, afin de permettre à l'Europe de se repeupler. Le premier objectif fut atteint de telle sorte que de 1480 à 1750, on n'a pas la moindre mention de la contraception dans les traités alors que c'était un sujet régulièrement abordé durant l'Antiquité et le Moyen-Age. Même les rationalistes du XVIIIe siècle, si critiques à l'égard de l'Eglise n'abordèrent nullement la question de la contraception. Le savoir contraceptif, transmis par les sages-femmes fut quasiment annihilé et devint un tabou en Occident. Il fallut attendre la fin du XIXe siècle et les politiques malthusiennes des états modernes pour voir la question réapparaître de manière marginale, bien que férocement combattue par la frange chrétienne de la population. Enfin, ce n'est que dans les années 60 que la contraception et l'avortement firent un retour fracassant dans les sociétés européennes, avec les résultats démographiques désastreux que l'on connaît.

Le deuxième objectif, à savoir permettre le redressement démographique de l'Europe, fut dépassé au delà des espérances. A la fin du XVe siècle, le déclin de population fut enrayé, revenant au niveau de 1300. Puis ce fut l'explosion démographique, le taux moyen de fertilité passant de 3 au Moyen-Age à près de 6 enfants par femme! Ce très fort taux de fertilité, inconnu jusqu'alors sur le continent, allait se maintenir jusqu'à la fin du XIXe siècle. Il permettra à l'Europe de peupler et conquérir les autres continents grâce à ces fameux mâles surnuméraires du youth bulge.

Le déclin du christianisme à la fin du XIXe-début du XXe siècle provoquera une réapparition d'une culture de contraception, réduite au silence pendant près de quatre cents ans, et un effondrement subséquent et prévisible de la fertilité européenne. Comme à la fin du Moyen-Age, la population européenne stagne, voire décline dans certains pays. Comme à la fin du Moyen-Age, les envahisseurs se pressent aux portes de l'Europe sans aucune opposition. Comme à la fin du Moyen-Age, la "sorcellerie" est en vogue. Cinq des sept pratiques (adultère, stérilisation, sodomie, contraception, avortement) à l'exception de l'infanticide et de la bestialité (pour le moment...), jadis passibles de la peine de mort pour cause de sorcellerie, sont devenues des droits inaliénables. Et comme à la fin du Moyen-Age, une révolution des mentalités sera nécessaire pour nous projeter dans la Renaissance...

Taux de natalité des pays d'Europe en 2007

samedi 10 octobre 2009

Nouvelle ère

" Internet est une sorte de peste technologique "



Les évènements liés à l'affaire Polanski/Mitterrand constituent une véritable révolution dans l'histoire politique contemporaine. Tout d'abord parce qu'ils consacrent l'avènement d'internet comme un "cinquième pouvoir" apte à profondément influer sur le cours des évènements. En effet, pour la première fois, les internautes de la désormais nommée "fachosphère" sont parvenus à transformer des extraits d'un livre vieux de plusieurs années en véritable missile politique contre un ministre de la République. Excusez du peu.

Comme une colonie de fourmis, un buzz ou
mème est un superorganisme formé de la mise en commun de milliers d'êtres individuellement impuissants

Parmi les milliards de données disponibles sur la Toile, les internautes ont extrait, concentré, puis lancé une information disposant d'un impact politique mortel. C'est exactement de ce type de pouvoir qu'il est question dans mon article appelé "révolution mode d'emploi". Internet, l'arme des jeunes générations, nous permet de court-circuiter les médias contrôlés par la caste des baby-boomers et d'agglomérer des milliers d'individus disposant d'intérêts communs. Comme une boule de neige grossissant au fur et à mesure de sa descente, la puissance combinée d'un très grand nombre de personnes attire chaque seconde davantage de membres. La colère s'ajoute à la colère, des rumeurs, des dépèches permettent au buzz de se nourrir, de croître.

A un certain stade critique le buzz s'autoalimente: un mème, c'est à dire un ensemble d'idées, est né. Formant une nuée de criquets, le mème devient une force irrésistible, broyant et dévorant tout sur son passage. Impossible à éviter, il contamine toute la société d'information, déborde comme une vague en furie sur les médias traditionnels et les éclabousse, forçant ces derniers à reconnaître son existence. S'y opposer c'est le nourrir davantage, au risque d'être écrasé par sa masse. Le concours de certains "quadras" du PS (comme Benoît Hamon), dégoûtés par la main-mise de leurs aînés sur l'appareil socialiste aura permis au FN, et notamment à Marine le Pen, de sortir ce mème du ghetto de droite nationale dans laquelle il avait pris naissance et de lui conférer une respectabilité aux yeux des médias traditionnels. Le mème a transcendé les clivages pour devenir universel.

Avec le pouvoir d'internet, c'est une authentique alternative démocratique qui s'offre aux Européens, une réappropriation de l'espace public, de la res publica. Il sera bientôt possible de faire et défaire les gouvernements par la puissance combinée des membres de la société civile. D'où la peur panique d'un Frédéric Mitterrand face au "lynchage" ou d'un Alain Finkielkraut face à la "haine populiste". Les élites consanguines, qui avaient perdu l'habitude de rendre des comptes au peuple, persuadées qu'elles étaient de jouir d'une quasi-impunité, qu'il existait une morale pour l'individu lambda et une pour les puissants, réapprennent à craindre la colère de la vile canaille.

mardi 22 septembre 2009

Tropicalisation de l'Europe

Pour comprendre les bouleversements sociétaux de notre civilisation contemporaine, il nous faut nous pencher sur l’occupation principale des humains durant les millénaires qui nous ont précédés. Appréhender ce qui a conditionné, sous l’effet de la sélection naturelle et artificielle, leur existence. Comprendre l’état initial de notre culture pour observer ce qui a changé depuis.

Durant la majeure partie de leur histoire civilisée, les hommes ont été agriculteurs, et c’est de l’agriculture que la quasi-totalité de la population mondiale vivait jusqu’au milieu du XXe siècle. Comparer les racines des sociétés passées c’est alors comparer les différents types d’agriculture, les lignes de fracture s’effectuant notamment entre les régions tropicales et tempérées.

Le fondement même de la civilisation, l’agriculture, diffère considérablement dans les régions tropicales et tempérées. Dans les régions chaudes et arrosées du globe, les sols fertiles et faciles à travailler sont principalement cultivés par les femmes. En Afrique par exemple, on estime que les femmes réalisent environ 80% du travail de la terre, un record mondial. La femme, base de la structure économique de la société africaine est plus ou moins indépendante économiquement. L’homme, quant à lui, a essentiellement une fonction protectrice (contre les agressions d’autres tribus), politique et reproductrice. Comme la femme dispose d’une relative autonomie économique, elle peut se passer de l’investissement amoureux et financier de son compagnon pour élever ses enfants. En conséquence, les couples ne sont pas liés par des relations monogames exclusives et peuvent se faire et se défaire avec une relative souplesse.


Cette autonomie économique des femmes favorise également la polygamie puisqu’il est proportionnellement bien moins coûteux pour un homme d’entretenir plusieurs femmes quand celles-ci nécessitent un investissement moindre. La notion de paternité même ne revêt pas une importance notable et le père se désintéresse bien vite de ses rejetons pour multiplier les conquêtes, laissant la femme qu’il a mise enceinte élever seule son enfant. Bien souvent l’homme le plus important pour un petit africain, celui avec lequel il tissera les liens se rapprochant le plus de la filiation, sera son oncle maternel, c'est-à-dire le mâle possédant le génome le plus proche du sien. Dans ces sociétés tropicales africaines, les géniteurs seront donc davantage choisis sur des critères à court terme indiquant un bon potentiel pour la reproduction que sur des critères liés à la qualité de leur investissement paternel à long terme.

La situation est radicalement différente sous les plus hautes latitudes de l’Europe. La base de la civilisation, l’agriculture part sur des prémisses tout autres. Les sols européens, stériles une grande partie de l’année, sont encombrés d’un réseau racinaire dense et doivent donc être labourés à la charrue ou à l’araire pour être cultivables sur une grande échelle. Ce travail, physiquement exténuant, est l’apanage des hommes, aidés par des animaux d’une grande force tels que les bœufs et chevaux. En Europe, contrairement à l’Afrique, les femmes sont économiquement dépendantes des hommes et doivent compter sur leurs compagnons pour survivre. De cette façon, les hommes dépensent beaucoup d’énergie pour s’occuper de leur femme, ils ne peuvent donc pas se permettre, à l’exception de ceux des classes supérieures, de multiplier les maitresses. La polygamie est tout simplement beaucoup plus coûteuse économiquement en Europe.



Plus qu’un « reproducteur », l’homme européen est, avant tout, un « pourvoyeur ». Les hommes seront donc choisis sur des critères tels que l’ardeur au travail, l’ingéniosité technique, et la fidélité. Le lien amoureux entre les époux est fort, à l’image de l’investissement des deux partenaires, l’homme monopolisant ses ressources durement acquises pour une seule femme, et la femme consacrant ses années de fertilité à mettre au monde et élever les enfants d’un seul homme. C’est un risque considérable pris par les deux parties, mais un risque payant à long terme. Le pire sort pour une femme européenne est de se retrouver fille-mère, abandonnée par son homme après la conception de leur enfant, puisque dans ce cas c’est la survie de la femme et de son enfant qui est en jeu. Le pire sort pour un homme européen est d’avoir investi tous ses efforts pour des enfants qui ne seraient pas les siens, ou de se retrouver sans travail pour entretenir sa famille. En conséquence, dans les sociétés européennes, l’adultère et les naissances hors mariage sont très sévèrement réprimés et la monogamie encouragée.

Mais voilà, cette forme d’organisation de la société européenne a progressivement évolué vers ce que j’appellerai une « tropicalisation ». En effet, la structure économique de nos sociétés et donc l’organisation sexuelle du travail ont subi des changements dramatiques au cours du XXe siècle. La mécanisation des tâches a rendu la force masculine presque inutile pour la très grande majorité des emplois des sociétés avancées. Amorcé dès la Première Guerre Mondiale, le travail salarié des femmes s’est d’abord implanté dans les usines avant de gagner l’espace du secteur tertiaire vers les années 60. La conversion des sociétés contemporaines au tertiaire a grandement accéléré les mutations en cours, la majorité des salariés effectuant un travail de bureau pour lequel les femmes sont aussi bien adaptées que les hommes, si ce n’est plus. Cruelle ironie de l’Histoire, les Européens en poussant leur génie scientifique et technique à son paroxysme ont favorisé sans le savoir l’avènement d’une société tropicalisée!

Bien que la femme européenne ait de tout temps travaillé, pour la première fois de son histoire et grâce au salariat, elle s’est trouvée en mesure de subvenir à ses propres besoins sans le soutien masculin. Les mesures socialistes et aides publiques aux mères célibataires, telles que « l’allocation au parent isolé » conséquences logiques des évolutions décrites ci-dessus, renforcent davantage cette tendance en réduisant les avantages de la monogamie pour les femmes. Si une femme est abandonnée par son compagnon, elle se trouve, contrairement aux siècles passés, en mesure d’élever ses enfants sans mettre en jeu leur survie commune. La notion de fille mère ne signifie de toute façon plus grand-chose en ce début de XXIe siècle. Les indicateurs sociaux sont d’ailleurs révélateurs de cette tendance à la tropicalisation de la société : croissance continue des naissances hors mariage (désormais majoritaires en France), disparition de la notion de paternité au profit de la « parentalité », abandon de la transmission patrilinéaire du nom de famille ou patronyme, augmentation du nombre de divorces, diminution de la durée moyenne du mariage, multiplication du nombre de partenaires sexuels, généralisation du concubinat, apparition des marquages corporels comme les piercings et tatouages. A l’image d’un nombre croissant de petits Français, les enfants sont de plus en plus élevés par leur mère divorcée/séparée/célibataire et leurs grands parents maternels, le père étant devenu facultatif.

Ces bouleversements macroéconomiques et sociétaux ont une influence considérable sur la mentalité de nos contemporains, modelant le moindre aspect leur existence, traçant de nouvelles lignes de conduite conformes à l’air du temps. Insidieusement, le « pourvoyeur » se trouve remplacé par le « reproducteur » comme idéal masculin. Le pourvoyeur est d’ailleurs de plus en plus ridiculisé sous la forme du nerd, l’ingénieur boutonneux qui ne trouve pas de copine parce qu’il dépense trop d’énergie dans son travail au détriment des activités plus « cool ». Ce n’est plus le chevalier, l’aviateur ou l’homme d’affaires, tous des archétypes du pourvoyeur européen, qui font rêver les filles, mais le chanteur, le footballeur, ou le « bogoss », archétypes du reproducteur africain. Chez le nouveau prince charmant, les qualités morales liées à l’investissement à long terme sont progressivement remplacées par des qualités physiques liées au potentiel reproducteur. L’accent est mis sur les muscles, la tchatche et la danse, trois qualités retrouvées chez le rappeur, nouvelle idole contemporaine. Le romantisme même, symbole de la relation monogame exclusive est désormais considéré comme ringard, même par les filles.

Cette mutation des processus de séduction s'est répercutée dans tous les aspects de la société. Ce n’est pas pour rien que les conservateurs et autres ligues de vertu se sont déchainés contre les déhanchements lascifs d’Elvis Presley et des chanteurs des années 1960, bien conscients que cela correspondait à une nouvelle forme de séduction, profondément étrangère à la mentalité européenne façonnée par les siècles précédents. Je vous laisse deviner de qui le King s’était inspiré pour ses pas de danse… Les danses d’ailleurs, se font désormais individuellement et avec des postures et déhanchés sexualisants, similaires à ceux retrouvés dans les danses de la fertilité africaine. Donc, si les petits mulâtres pullulent dans nos rues ce n’est pas parce que ces femmes européennes sont des trainées mais parce qu’elles se sont adaptées à l’époque contemporaine, qu’elles ont compris que même abandonnées par leur « bogoss » rencontré en boite de nuit, elles parviendront à élever leur rejeton sans trop de mal. Comme des Africaines, elles peuvent s’occuper seules de leurs enfants. Barack Obama et Yannick Noah sont en vérité davantage les fruits d’une époque en voie de tropicalisation que la conséquence de la seule xénophilie.

En fait, on pourrait avancer que si les sociétés européennes deviennent de plus en plus africaines au niveau ethnique, c’est parce qu’elles sont déjà profondément africaines au niveau culturel. Les deux types de sociétés, autrefois séparées par un gouffre civilisationnel, n’ont jamais été aussi proches qu’à notre époque. Pour conclure, lorsque le grand Louis-Ferdinand Céline écrivait que « la France court vers le Nègre » il ne faisait qu’illustrer le génie propre aux grands écrivains, ces hommes qui ont su percevoir par delà les épiphénomènes la quintessence de leur époque et la sublimer en art. En réalité, les Français ne courent pas vers le "Nègre", ils deviennent eux-mêmes des "Nègres".

dimanche 6 septembre 2009

Si la tendance se maintient...

Couple conforme à la directive Européenne D78/xv32 sur la distance génétique obligatoire


La mode est au métissage, à la mixité, au mélange. Partout. Dans les médias, les entreprises, les couples, les séries télévisées, le cinéma. La mixité est souhaitée, encouragée par l'état. Une entreprise recrutant un panel suffisamment divers d'employés aura désormais droit à un label diversité. Oui, c'est un peu comme le label économie d'énergie, la pastille verte ou les produits bio.

Dans le domaine législatif, il existe deux notions d'importance: le positif et le négatif. Le positif est d'encourager certaines actions, en recourant à des incitatifs fiscaux, sociaux, etc. Le négatif consiste à réprimer des actes, que ce soit par des amendes ou par la prison. La juridiciarisation accrue de notre société, la toute-puissance des juges et des tribunaux me font craindre une explosion du positif et un développement significatif du négatif. Je m'explique.

Si la tendance se maintient, je ne serai guère surpris que dans quelques années on nous oblige par la loi à nous métisser, comme on nous oblige de plus en plus à acheter vert ou à ne plus fumer dans les lieux publics. Comment appliquer de telles mesures ? Rien de plus simple! Puisque les tests ADN sont devenus monnaie courante il est désormais très facile d'estimer la distance génétique entre les individus. Au début par exemple, ce serait l'obtention d'un crédit d'impôt si vous épousez une personne dont la distance génétique est supérieure à x. Inversément, ceux pratiquant l'endogamie (distance génétique inférieure à y) seraient lourdement taxés. Après la taxe carbone, la taxe métis. Techniquement c'est tout à fait applicable. Il ne manque plus que la volonté politique. Autant dire qu'il ne manque presque plus rien compte tenu de l'hystérie métissolâtre de l'Occident.

Au commencement donc, ce serait très soft, une sorte de mixolabel pour les citoyens modèles. Un truc dont on se vante dans les dîners mondains. Puis, l'étau commencerait à se resserrer autour des récalcitrants à la grande partouze citoyenne. De positif, le projet deviendrait négatif. Ceux et celles refusant de se mélanger pourraient d'abord recevoir une amende, puis se voir condamnés à faire de la prison. (Politique fiction ? Non, je ne crois pas. Qui aurait pensé il y a vingt ans que fumer dans un restaurant serait désormais interdit et passible d'une amende ?) Les militants des droits de l'Homme ne verraient rien à redire puisque la loi s'appliquerait à tout le monde, sans discrimination aucune. Blancs, Noirs, Arabes, Asiatiques. Tous au même régime. On garderait sa liberté ; une liberté encadrée par deux séquences d'ADN voilà tout.

Aimez l'Exotique! La conformité sociale étant entretenue par les pouvoirs en place, les enfants issus d'unions endogames se feraient houspiller à l'école par leurs petits camarades métis. On les regarderait de travers dans la rue. On éviterait de les montrer dans les publicités à la télévision. On les maquillerait comme les Brésiliens au début du XXe siècle recouvraient leurs joueurs de foot de paille de riz pour qu'ils parussent plus blancs. À vouloir éradiquer le nazisme on aurait crée un exact symétrique. Des lois de Nuremberg, pour le métis, l'Aryen du XXIe siècle comme dirait Xyr. On se débarrasse du racisme en faisant tout simplement disparaître les races. Future is now.

samedi 29 août 2009

Atrophie cérébrale au Figaro

Une classe de l'est de Londres

Mes lecteurs risquent de penser que je voue une haine particulière au journal officiel de l'UMP (le Figaro pour les nouveaux venus). En vérité, il ne se passe pas une journée sans qu'un plumitif du canard centro-dextriste nous afflige d'un article d'une telle indigence intellectuelle qu'il est indispensable de l'exposer au grand jour. Dernier exemple en date: la désaffection des lycéens anglais pour la langue française. Morceaux choisis:

"Le français ne cesse de perdre du terrain dans les écoles anglaises. En un an, le nombre de collégiens britanniques ayant passé une épreuve de français pour leur GCSE (certificat général d'éducation secondaire, l'équivalent du brevet en France) a diminué de 6,5 %. En sept ans, ce chiffre a été pratiquement divisé par deux, passant de 341 000 en 2002 à seulement 188 000 l'an dernier. Cela ne représente plus qu'un élève sur 4.

L'allemand connaît aussi une forte baisse, alors que l'espagnol reste stable - mais il était traditionnellement moins étudié. Les seules langues qui progressent régulièrement, quoique encore très minoritaires, sont le chinois, le polonais et l'arabe.

Cette désaffection pour la langue de Molière est surtout le résultat d'une décision politique prise il y a 5 ans. En 2004, le gouvernement de Tony Blair avait retiré l'obligation d'apprendre au moins une langue étrangère à partir de 14 ans - une décision populiste qui est depuis critiquée par l'ensemble des experts en éducation.

...

Pour augmenter leurs chances d'avoir des bonnes notes, de plus en plus retiennent des matières dites «faciles», comme la religion [sic], l'informatique, la musique ou l'éducation physique, plutôt que des langues étrangères réputées difficiles."


Voilà. On nous explique que la part du français, de l'allemand et de l'espagnol diminue dans les choix de langues étrangères des jeunes britanniques, mais que parallèlement, celle du chinois, de l'arabe et du polonais augmente significativement. Les explications les plus évidentes seraient bien entendu que 1) les descendants d'immigrés au Royaume Uni ont tendance à choisir la langue de leurs ancêtres comme choix de cours, et comme ils sont de plus en plus nombreux, la part des langues "exotiques" augmenterait en proportion 2) l'hégémonie de l'anglais comme langue globale et la perte d'influence culturelle de la Vieille Europe rendrait obsolète aux yeux de nombreux jeunes anglais l'apprentissage de langues telles que le français et l'allemand.

Mais non! Les "spécialistes en éducation" (tellement efficaces que le système éducatif de leur pays est la risée de l'Europe et que leurs jeunes ont perdu deux points de QI en trente ans) et notre rocket scientist du Figaro sont persuadés que 1) c'est de la faute au gouvernement, alors qu'il est expliqué noir sur blanc que la désaffection du français date de sept ans et la décision gouvernementale ne date, elle, que de cinq ans 2) les jeunes choisissent les matières les plus faciles! Comme si le chinois et l'arabe étaient plus faciles à apprendre que l'allemand ou le français pour un locuteur en langue anglaise! Quant aux si faciles cours de "religion", je ne sais à quoi ils correspondent mais ils doivent sans aucun doute consister en un bréviaire multiculturel panthéiste comme les gouvernements occidentaux savent si bien en concocter, ou bien à un apprentissage de quelques sourates pour les lycéens musulmans.

Pour résumer, une fois de plus, ceux dont le métier, voire la vocation, est d'informer le public échouent lamentablement dans leur mission, ignorant superbement les causes réelles des phénomènes observés (l'immigration et la substitution de population) pour bricoler des explications dénuées de toute base concrète mais compatibles avec la doxa du moment.


Le saviez-vous ?

D'après Richard Lynn, professeur émérite à l'Université d'Ulster, qu'environ 20% de la population britannique serait d'origine extra-européenne ?

lundi 24 août 2009

"Réalité du métissage": le Figaro et l'Insee à côté de la plaque

Grâce à nos journalistes de "droite" préférés nous apprenons, oh merveille, que la fertilité française poursuit son ascension vertigineuse et est en passe d'atteindre le seuil des 2,1 enfants par femme nécessaires au renouvellement des générations. Nous savons tous que si, effectivement, la fertilité des françaises de souche est en hausse par rapport aux années 90, l'apport des femmes non-européennes à la fertilité nationale reste néanmoins considérable. En réalité, sans la contribution des femmes d'origine africaine et maghrébine le taux de fertilité des françaises ne parviendrait guère à approcher les 2 enfants par femme et s'alignerait sur celui de leur camarades européennes. Rien de neuf sous le soleil.

La suite de l'article, consacrée "à la réalité du métissage", est en revanche beaucoup plus édifiante:

Le nombre d'enfants issus de couples mixtes croît, lui aussi, fortement. Dans l'après-guerre, les mariages entre un Français et une personne de nationalité étrangère étaient rares - autour de 5 %. Un taux stable jusque dans les années 1970, avant d'atteindre, progressivement, 14 % des unions célébrées dans les mairies en 2007. Ce chiffre ne témoigne que partiellement de la réalité des unions mixtes, ignorant pacs et concubinage.

Mais la statistique peut en revanche dénombrer les enfants issus d'au moins un parent étranger. Ils représentaient 8 % des naissances en 1998 et 12, 7 % l'année dernière. Un bond qui contraste avec la stabilité des enfants nés dans un ménage aux deux parents étrangers, qui reste autour de 6,9 %. Le métissage est donc devenu une réalité démographique majeure, avec un enfant sur cinq aux racines en partie étrangères.


C'est en lisant ce genre d'absurdités qu'on est en droit de se poser des questions sur le niveau intellectuel de ceux censés informer la population. Tout d'abord, la nationalité française n'étant qu'une nationalité de papier, un individu peut être français et appartenir à n'importe quelle race. Ensuite, de très nombreuses personnes d'origine étrangère qui ont acquis la nationalité française depuis les années 80 épousent des personnes de même origine ethnique mais de nationalité étrangère. Parler de métissage (impliquant deux races différentes) constitue donc un raccourci totalement fallacieux, puisque dans bien des cas les époux appartiennent au même groupe ethnique.

Donc d'après les génies de l'Insee et du Figaro, lorsque ma voisine maghrébine, de nationalité française, épouse son cousin germain fraîchement débarqué du bled c'est un mariage mixte, une réalité du métissage (!). A contrario, lorsqu'un individu de nationalité française mais d'origine sénégalaise met la bague au doigt d'une Bretonne du terroir, cela n'est pas considéré comme un mariage mixte. En revanche, lorsqu'un Alsacien de souche épouse une Allemande européenne, c'est un mariage mixte! Vous l'aurez compris, dans des états multiraciaux, utiliser comme seul critère d'appartenance la nationalité est une absurdité sans nom qui n'apporte presque aucune information supplémentaire.

La seule manière fiable de répertorier les unions mixtes et le taux de métissage en France serait, à l'instar de tous les autres pays civilisés, d'instaurer des statistiques ethniques. Mais cela, nos hauts fonctionnaires ne l'accepteront jamais. En effet, plus que la "réalité du métissage", c'est la réalité de la substitution ethnique en cours dans ce pays qui éclaterait au grand jour.

vendredi 21 août 2009

Définition


"Ramdam: Altération du nom du mois du رَمَضَان (« ramadan »). L’apparition de ce mot, en lien avec la colonisation française du Maghreb, est attestée dans l’argot des poilus. La fin du jeûne musulman, à la tombée de chaque nuit de ce mois, est l’occasion d’agapes, dont la nuisance nocturne causée à l’entourage non-musulman a donné le sens de vacarme."

Source.

dimanche 16 août 2009

Le christianisme est-il féminisé ? (ajout)

Christ Pantocrator, mosaïque byzantine

À cette question, le Dr. Leon J. Podles répond oui sans ambiguité aucune dans son ouvrage The Church Impotent: The Feminization of Christianity ("l'Eglise impuissante: la féminisation du christianisme"). L'auteur observe que dans toutes les églises occidentales (catholiques et protestantes) les paroissiens sont majoritairement...des paroissiennes. En règle générale en Europe et en Amérique, les hommes vont à l'église parce que leur femme, leur mère ou leur petite amie les y a obligés. En Occident, parmi les fidèles se rendant à la messe, le rapport femmes/hommes est environ de 3 pour 1, et ce malgré la correction liée à l'âge! Plus l'église est considérée comme liberal (i.e. de gauche) et plus les hommes y sont minoritaires. Inversement, l'auteur note que le sex ratio est plus équilibré dans les églises orthodoxes ("les seuls chrétiens à encore porter la barbe") voire même devient majoritairement masculin chez les musulmans et les juifs. Podles cite également plusieurs études démontrant que les hommes les plus attirés par le sacerdoce chrétien sont ceux présentant les personnalités les plus féminines:

"Parce que le christianisme est désormais vu comme partie liée à la sphère féminine plutôt que masculine, il attire parfois des hommes dont la masculinité est plutôt douteuse. Par hommes à la masculinité "douteuse", je ne sous-entend pas des homosexuels, bien qu'un certain type d'homosexuel puisse y être inclus. Je veux plutôt dire que la religion est vue comme un lieu sûr, un refuge contre les défis de la vie, et que donc elle attire les hommes effrayés à l'idée de se séparer du monde protégé de l'enfance, monde dominé par les femmes. Ces hommes ont des problèmes à suivre le chemin du développement masculin. Chez les catholiques, c'est d'ailleurs un truisme que de dire que les prêtres choisissent le sacerdoce à cause de l'influence de leur mère, et que beaucoup de prêtres sont très proches émotionnellement de leur mère, plus que des hommes, y compris leur père." (Traduction de Vertumne)


Nous sommes bien loin des Croisés et des inquisiteurs du Moyen-Âge ! Mais pourquoi les hommes européens, en particulier les plus masculins, ne sont-ils pas attirés par la religion ? Cette tendance procède-t-elle du christianisme ou est-elle apparue au cours de l'histoire ? L'auteur penche vers la deuxième hypothèse.

Selon lui, c'est l'idée d'union individuelle avec le Christ, popularisée par Bernard de Clairvaux (d'après Origène) et les mystiques comme Thérèse d'Avila qui serait la responsable. Contrairement au judaïsme et à l'islam où Dieu est un père sévère qui veut et doit être obéi, le dieu des chrétiens à partir du deuxième millénaire souhaite l'union, la fusion de la « fiancée de Dieu » (l'Église) et du Christ. De père fouettard, Dieu se mue en mère consolatrice, avec en parallèle une montée en puissance du culte de Marie. Du Christ Pantocrator ("Tout-Puissant") environné de gloire ouranienne dans les premières mosaïques d'inspiration byzantine, le Christ est de plus en plus subordonné à Sa mère dans l'iconographie occidentale, devenant le fameux "petit" Jésus, nourrisson joufflu et inoffensif, réchauffé entre les bras de Marie. Le développement de cet aspect a particulièrement plu aux femmes, et l'on assiste selon l'auteur à une explosion des ordres féminins durant cette période. A contrario, cet aspect serait particulièrement repoussant pour la mentalité masculine, dont la nature première est de se séparer de la matrice féminine pour acquérir son existence propre.

Vierge à l'enfant

L'esprit masculin rêve de gloires, de conquêtes (dans tous les sens du terme), de luttes, d'une vie éternelle de plaisirs et de ripailles à festoyer aux Champs-Élyséens ou au Valhalla, pas d'une fusion quasi-utérine avec le Grand-Tout, la matrice, la mère-nourricière ou l'Église. Symboliquement, Cronos, le mâle par excellence, père des dieux olympiens rompt (à coup de faucille d'obsidienne) la fusion de son Père Ouranos et de sa mère Gaïa afin que le monde puisse exister. C'est peut-être pour cela que d'autres dénominations chrétiennes récentes, comme les Mormons mettent l'emphase sur une vie après la mort plus prosaïque, l'homme immortel disposant de ses propres mondes à coloniser et à mettre en valeur, à une échelle infiniment supérieure à la nôtre. La simple idée d'être étouffé pour l'éternité entre les bras sucrés d'un Dieu de Pur Amour ne provoque qu'un enthousiasme très modéré chez de nombreux hommes, et seule une véritable révolution théologique pourra ramener les boucs égarés à la bergerie.

jeudi 13 août 2009

Le saviez-vous ?


Grâce au Figaro, nous apprenons que les films français sont financés grâce aux ventes de billets de tous les films, y compris étrangers:

"La baisse de la part de marché du cinéma français n'est jamais très réjouissante. Mais ce n'est pas forcément une mauvaise nouvelle. Car, dans le système de financement du cinéma français mis en place par le CNC, l'important est que le nombre d'entrées soit en ­hausse. En effet, le CNC prélève une part sur chaque billet. Plus le nombre de billets vendus augmente, plus les recettes qui viendront alimenter la production de films français seront importantes."


Donc résumons:

1) Le cinéma français perd de l'argent, beaucoup d'argent. En effet, malgré la "part" (impôt, taxe inique, racket ?) prélevée par le CNC sur l'ensemble des billets pour alimenter la production de films hexagonaux et le lobbying du tout-puissant Studio Canal, les films français n'attirent qu'environ un tiers des spectateurs.

2) Quand vous allez voir n'importe quel film, quel que soit son pays d'origine, vous participez directement au financement de l'abject cinéma hexagonal englué dans ses histoires de bobos pervers, de sans-papiers héroïques et de racailles-qui-vont-sauter-la-blanche-du-film. En allant regarder 300 ou Le Seigneur des Anneaux, vous avez financé sans le savoir Entre les Murs, Indigènes et Un Prophète. Même si du jour au lendemain, plus personne n'allait visionner le moindre film français, cela ne changerait strictement rien au problème puisque le financement de nos films nationaux n'est pas lié aux recettes qu'ils engrangent en propre!

3) Quand ce qui marche bien et gagne de l'argent est taxé pour financer ce qui ne fonctionne pas et en perd, on appelle pas cela du socialisme ?

mercredi 12 août 2009

Sans commentaire XXXVIII - Game Over


(merci à Michel, sur Fdesouche)

samedi 8 août 2009

Du rouge au noir, basculement à droite du nationalisme corse

Défilé de jeunes nationalistes à Bastia

D'après les résultats de pas moins de quatre études compilées par l'institut de sondage Ifop et relayés par nos amis identitaires de Novopress, le nationalisme corse, en ce début de XXIe siècle, serait en pleine mutation idéologique. Quelques résultats en vrac:

-35% des sympathisants nationalistes ont moins de 35 ans
-83% réclament plus de liberté pour les entreprises
-75% estiment qu'il y a trop d'immigrés en France
-32% votent pour Jean-Marie le Pen
-41% seulement soutiennent l'indépendance de l'île

Les données complètes ICI.

Les militants de la première heure, issus de la génération des baby-boomers, s'inscrivaient clairement à gauche, notamment dans une logique anti-coloniale et marxiste. Che Guevara, Fidel Castro, voire Boumédienne représentaient des modèles à imiter. Le but visé était l'indépendance politique, purement et simplement, suivant en cela les traces de l'homme des Lumières et Père de la Patrie (Babbu' di a Patria), Pasquale Paoli. L'internationale indépendantiste, représentée aux Journées Internationales de Corté (Ghjurnate Internaziunale di Corti) reprenait d'ailleurs à son compte tous les combats des "peuples opprimés": Kanaks, Palestiniens, Basques, etc. Cette frange des nationalistes, votant massivement pour José Bové ou Arlette Laguiller est actuellement en perte de vitesse.

Depuis l'avènement de l'Union Européenne ainsi que la volonté affichée du gouvernement français d'une politique plus décentralisatrice, les nouvelles générations ont davantage de difficulté à se reconnaître dans ces combats d'un autre âge. Plus que la politique, c'est désormais la métapolitique, la culture, la langue, les traditions, la liberté d'entreprendre qui font l'objet d'un engouement sans précédent. Que Jean-Marie Le Pen, empêché d'atterir en Corse dans les années 80 par des militants, reçoive désormais près de 32% des voix des nationalistes est une illustration éclatante du basculement (très) à droite de la mouvance. L'avenir s'annonce donc radieux pour l'identitarisme sur l'Ile de Beauté. Ghjuventù, l'avvene si tu!

samedi 1 août 2009

"Certifier le réel"

Il est facile pour un blogueur de perdre pied, de déformer (in)volontairement les faits dont il prend connaissance. En effet, le blogueur, comme ses semblables de l'ère infrahumaine, ne perçoit souvent l'information qu'à travers le miroir déformant des "opérateurs distants", les médias aux ordres. Il est donc tenté de corriger le tir en surinterprétant à droite une information qu'il pense venir de la gauche extrême. C'est le travers que je m'étais reproché lors de l'affaire "Un Prophète" en plein Festival de Cannes. Pour résumer brièvement, ce film de Jacques Audiard traite d'un jeune condamné maghrébin parvenant à se tailler un empire dans un enfer carcéral dominé par les nationalistes corses. Au delà de la saine colère des insulaires face à une stigmatisation tout-doit émanée des élites intellectuelles parisiennes, il était possible que le choix des bourreaux (Corses) et du héros (Maghrébin) eût été motivé par des facteurs externes. Que ce soit un effet de mode ou par les espèces sonnantes et trébuchantes de Studio Canal visant à promouvoir une "diversité positive". Bref, qu'il ne fallait peut-être pas traiter d'immonde gauchiste un réalisateur qui ne faisait que surfer sur l'air du temps.

Las! Une entrevue de Jacques Audiard dans le Monde confirme bien au contraire toutes les conclusions que le visionnement de ses films laissait supposer, et que le terme d'"immonde gauchiste" était un euphémisme:

"Ça [le cinéma] sert d'abord à certifier le réel, à filmer comme on fait de l'ethnographie. C'est un système de validation qui produit des documentaires et des actualités sur le monde."


Comment dénicher un extrait plus révélateur que celui là ? Tout d'abord la sacro-sainte obsession du réel, partagée par tous les sociologues de gauche et d'extrême droite et par les chargés d'études en marxisme appliqué. Cette obsession se double d'une incompréhension totale de ce même réel, puisque le monde n'est pas perçu dans sa réalité crue, mais à travers un voile idéologique, une conception sortie ex nihilo du cerveau d'individus totalement coupés de leurs semblables. Les auteurs d'émeutes urbaines devenant des "jeunes en insécurité linguistique", les envahisseurs tribaux des "migrants sans-papiers" et les résistants à la destruction de leur culture des "fascistes". Nos gauchistes ne veulent justement pas voir le réel, refusent de l'affronter dans sa cruauté et sa laideur, c'est pour cela qu'ils se fabriquent un glacis idéologique pour filtrer l'information et l'interpréter sans subir de dissonance cognitive. Le gauchiste, ébloui par la lumière du soleil, décide de porter des verres fumés, voire des verres d'aveugle. Et de traiter de fascistes ou de nazis ceux qui perçoivent encore la lumière de ce même soleil.

L'autre déclaration d'Audiard, noyée au milieu d'un verbiage sans intérêt, est si révélatrice de la mentalité de cette génération soixantehuitarde que votre serviteur pourrait facilement sombrer dans l'autosatisfaction:

"Question: Votre héros est un jeune délinquant d'origine maghrébine qui parvient à triompher de la violence et de la barbarie par une stratégie de survie consommée. C'est une magnifique exaltation de l'individualisme et de l'intelligence contre l'assujettissement, qu'il soit communautariste, nationaliste ou maffieux. Mais en même temps, ça ne laisse pas beaucoup d'espoir dans le recours à une croyance collective...

Réponse: Oui, c'est sans doute le côté fataliste du film. Mais ce qu'il faut voir aussi, c'est la sympathie qu'on éprouve pour le personnage, et moi le premier à l'égard de l'acteur qui l'incarne, en qui je peux me reconnaître, Tahar Rahim. Le fait qu'il travaille "pour sa gueule" ne l'empêche pas d'être un personnage moral. C'est quelqu'un qui a pris en horreur le goût du sang. Il donne de tels gages d'appétit de savoir et de comprendre que son destin me semble porteur d'espoir."


Magnifique! Audiard illustre à merveille le désarroi et la veulerie de sa cohorte, qui a grandi dans une France prospère et européenne, a sabordé entièrement sa civilisation par minauderie (la réclamation des fameux "dortoirs mixtes"), et se retrouve dans ses vieux jours entourée de Divers agressifs et fertiles dont elle décide de faire ses héritiers, au détriment de ses enfants biologiques. Quel bel espoir en effet! D'où la place croissante du jeune homme allogène dans le cinéma hexagonal, véritable dauphin des sexagénaires franchouillards décrépis.

La génération féminisée de 68 rend si vite les armes qu'elle décide d'offrir ses filles en cadeau à l'envahisseur basané afin d'apaiser sa colère, et le métisser entre ses cuisses. C'est d'ailleurs devenu l'unique obsession du cinéma français contemporain: à quel moment l'Allogène, symbole de la nouvelle France musulmane virile parviendra à sauter la Blanche, symbole de la vieille France chrétienne féminisée. D'Après l'Océan à la Première Etoile, en passant par Neuilly sa Mère, tout tourne autour du popotin de la Blanche, et de la meilleure façon d'en faire le siège. "Certifier le réel" en somme.

Capture du film Après l'Océan réalisé par Eliane de la Tour

Le saviez vous ?

-Jacques Audiard se destinait initialement à l'enseignement ?

-Eliane de la Tour est anthropologue, spécialiste de l'Afrique occidentale ?

samedi 25 juillet 2009

Théorie et pratique

Théorie:

"J'en viens donc à la faiblesse intrinsèque des sociétés individualistes lorsqu'elles hébergent en leur sein des groupes tribaux. La richesse et les bienfaits apportés par ces sociétés, au lieu d'être utilisés parcimonieusement et remis en circulation pour l'ensemble des individus sont détournés par les tribalistes à leur seul profit et à celui de leur clan." (source)


Pratique:

"Trois maires, vingt-six élus et fonctionnaires locaux, cinq rabbins … En tout, 44 personnes ont été arrêtées jeudi dans le New Jersey lors d'une vaste opération anticorruption qui concerne pêle-mêle blanchiment d'argent, pots-de-vin et trafic d'organes.

Même dans cet État qui sert de cadre à la série télévisée Les Sopranos, consacrée à la mafia, et où 130 personnes ont été arrêtées pour corruption depuis 2001, l'affaire coupe le souffle. Trois cents policiers avaient été mobilisés jeudi pour procéder à l'opération, menée quasi simultanément à 54 adresses de New York et du New Jersey.

Les investigations sur ce vaste réseau de corruption qui aurait des ramifications jusqu'en Israël et en Suisse ont débuté il y a dix ans. L'enquête à été relancée avec le chèque frauduleux de 25 millions de dollars de Solomon Dwek, un promoteur immobilier, arrêté en mai 2006. Il décide de coopérer avec la police.

Sans cacher ses ennuis, ce fils d'un rabbin bien connu de la communauté juive syrienne de Deal, une petite ville de la côte du New Jersey, demande de l'aide à diverses personnes pour soustraire sa fortune à la banqueroute. Un réseau de blanchiment d'argent, dans lequel interviennent trois rabbins de Brooklyn, deux du New Jersey et un banquier suisse, se met en place. Des chèques pour un total de 3 millions de dollars, ostensiblement pour des œuvres, sont recyclés, moins une commission.

L'illustration la plus flagrante de ce manque absolu d'éthique est sans doute la mise au jour d'un trafic d'organes. Un des suspects arrêtés à Brooklyn a expliqué à Solomon Dwek, qui disait solliciter un rein pour le parent d'une de ses collaboratrices, qu'il gérait ce genre de transactions «depuis des dizaines d'années». Le rabbin Levy-Izhak Rosenbaum affirmait qu'il pouvait acheter un rein 10 000 dollars en Israël et le revendre ensuite 160 000 dollars (près de 130 000 euros) aux États-Unis." (source)

Arrestation de suspects dans une gigantesque affaire
de corruption au New Jersey (USA)


Théorie: "Voilà, l'individualisme c'est très bien...dans une société homogène; une société où tout le monde connaît les règles et les applique. Le problème est que la plus grande partie des sociétés extra-européennes fonctionnent totalement différemment. Dans ces sociétés on pense moins à l'intérêt général qu'à celui de sa tribu...."

Pratique: "Ces arrestations ont jeté un éclairage inattendu sur la communauté juive syrienne, qui a toujours vécu en isolement du reste de la société. D'ailleurs, aucun des Juifs syriens que nous avons approché n'a souhaité répondre à nos questions. "Ce ne sont que des allégations! Ces personnes sont innocentes jusqu'à preuve du contraire" proteste Yosef Reinman, un rabbin et écrivain, qui, bien que Juif non syrien travaille avec la communauté depuis une dizaine d'années... Les Juifs syriens vivent sous l'autorité toute-puissante de leurs rabbins, lesquels punissent le mariage extracommunautaire (y compris avec des convertis ou des juifs issus d'autres dénominations) par l'excommunication. "Tout est fait en sorte de préserver le sang" commente Jonathan Sarna, professeur d'histoire à l'Université Brandeis." (source, en anglais)

samedi 18 juillet 2009

Basculement démographique en Israël et en Europe

Ce n'est pas la première fois sur ce site que je m'intéresse à la situation démographique d'Israël. Dans ce pays, pour résumer grossièrement, se trouvent trois entités culturelles dont les différentiels de fertilité sont énormes: un groupe à taux de fertilité moyen parvenant tout juste à renouveler ses générations, représenté par les Juifs laïcs; deux groupes à fort taux de fertilité: les Arabes, et les Juifs ultraorthodoxes. Israël constitue donc une sorte de microcosme au sein duquel il est possible d'observer les antagonismes religieux et ethniques se développer. J'avais prévu une modification profonde de la politique et de la paix sociale israéliennes suite à cette poussée démographique des ultraorthodoxes, notamment des manifestations de violence désordonnée, conséquences du phénomène de youth bulge. Les faits semblent jusqu'à présent s'accorder avec ces prévisions. En effet, dans la très conservatrice Jérusalem, le rapport de force devient chaque jour davantage favorable aux ultraorthodoxes, le pouvoir laïc étant complètement débordé par la poussée démographique de ces derniers.


Emeutiers juifs ultraorthodoxes à Jérusalem


Après avoir dévasté les rues de la ville suite à une histoire de parking ouvert le jour du shabbat, les ultraorthodoxes ont a nouveau causé plusieurs nuits d'émeutes après l'arrestation d'une des leurs pour mauvais traitements envers son enfant. Plusieurs dizaines de policiers furent blessés par des jets de pierres lancées par de jeunes ultraorthodoxes déchaînés. Cela ne vous rappelle rien ? Que ce soit à Villiers-le-Bel ou à Jérusalem, les groupes à forte fertilité, plutôt endogames, forts de leur jeunesse et convaincus de leur supériorité culturelle s'approprient la rue afin d'infléchir les décisions d'un pouvoir politique et médiatique aux mains du groupe dominant moins fertile. Plus grave encore, la proportion croissante, à chaque génération, d'individus issus du groupe à forte fertilité menace de bouleverser le mode de vie, la politique, l'économie, en un mot la civilisation mise en place par le groupe fondateur.

Dans le très sérieux Foreign Policy, un article corroborre cette vision pessimiste. Si les différentiels de fertilité des différents groupes restent les mêmes (et rien n'indique une quelconque inflexion), en 2030, près d'un électeur israélien sur deux sera soit ultraorthodoxe soit arabe! En l'absence d'immigration de Juifs occidentaux "modérés", les Juifs laïcs se retrouveront progressivement pris en tenaille entre deux groupes antagonistes et très religieux. La politique d'Israël basculera inévitablement vers un durcissement de ses relations avec sa population arabe et les Palestiniens, cependant que ces derniers plébisciteront les partis islamistes et menaceront de totalement submerger Israël sous leur nombre.

Sociologie des quartiers "sensibles" de Villiers-le-Bel

En France, nous subissons le même type de changements. Les populations immigrées originaires d'Afrique sub-saharienne et du Maghreb prennent chaque jour une place de plus en plus importante du simple fait de leur inertie démographique. A la différence près que ces groupes fertiles n'appartiennent ni à la même race, ni à la même religion que la population dominante. Les changements civilisationnels induis en France seront donc bien plus marqués que dans le cas d'Israël. On peut, sans aucune exagération, parler de cataclysme civilisationnel. Les concessions du pouvoir en place, majoritairement composé de personnes relativement âgées issues de la génération 68, sont tout à fait prévisibles et logiques, et ne font qu'illustrer l'égoïsme générationnel de cette cohorte. Afin de préserver la paix sociale et de maintenir leurs domination, les soixante-huitards jouent le faible contre le fort. Promotion de la discrimination positive, de la diversité, du multiculturalisme, du métissage participent à ce tribut versé par les Sénateurs aux Barbares. Abandonnés, quasiment poignardés dans le dos par leurs aînés et probablement moins nombreux que leurs adversaires, les jeunes Français d'origine européenne risquent d'avoir fort à faire pour préserver leur seule existence. Combat pour la survie ? Oui osons l'expression, plus qu'appropriée face aux défis qui nous attendent.


Le saviez-vous ?

Le socialiste Manuel Valls a visé directement la cohorte soixantehuitarde en critiquant "la génération qui a failli", celle qui "dévore ses enfants" et "devrait passer la main à des hommes et des femmes contemporains".

samedi 11 juillet 2009

Concours général 2009 - le palmarès (+ statistiques)

Photo de groupe des lauréats 2009


Chaque année, le très réputé Concours Général récompense les meilleurs élèves du pays, dans une très grande variété de disciplines. Au niveau statistique, on peut dire que le Concours Général effectue une sélection de la population lycéenne dans les portions les plus hautes de l'intelligence, du talent et du travail acharné, de l'excellence donc. Le concours n'est pas payant et propose une multitude de matières, il est donc, comme le baccalauréat sur lequel il se greffe, ouvert à tout un chacun, quels que soient les revenus et le milieu social.

Etant donné que la proportion de personnes d'origine étrangère ne cesse de croître dans notre pays, en particulier dans les segments les plus jeunes de la population, il est intéressant d'évaluer la contribution nette de cette diversité aux futures élites professionnelles et intellectuelles du pays, la crème de la crème. J'ai donc effectué une compilation des noms de tous les lauréats du Concours Général 2009. Bien que le patronyme ne soit pas un indicateur totalement fiable de l'origine d'une personne, en particulier si cette dernière est d'origine étrangère par sa mère, il demeure, aidé par l'analyse du prénom, le meilleur outil dans un pays qui interdit les statistiques ethniques.

Je n'ai pris en compte que les matières "classiques", délaissant les langues vivantes (allemand, mandarin etc.) pour lesquelles l'origine nationale et/ou familiale du candidat pourrait l'avantager a priori. Jugez par vous mêmes des résultats:

Artisanat et métiers d'art option arts de la pierre
Stéphane ROCAMORA
Rémi JOLY

Artisanat et métiers d'art option ébéniste
Benoît PARTHIOT
Xavier DUFAU
Baptiste TROUVÉ
Aurélie ROMANO

Artisanat et métiers d'art option vêtement et accessoire de mode
Saruul BAATAR
Mary-Charlotte SPINELLI
Maëva TREUILLET
Aurélie POUXVIELH
Nadège LOPEZ

Arts plastiques
Sarah REVRET
Simon COSTE
Hélène BERLY
Amélie PATIN
Laurine MOULIN
Lucas ROUSSEL
Marion BEAUPÈRE
Alix BONNEFOUS

Biochimie – génie biologique
Raphaël BILGER
Frédéric CAMPOS
Quentin VINCENT
Antoine SARBINOWSKI
Julien LEMAITRE
Céline ROSSIGNOL
Christina TWAROG
Jessye BELLOT
Mélissa CHARVET
Joëlle CHEUZEVILLE
Margaux CRUGNOLA
Alexandre SIMON

Chimie de laboratoire et de procédés industriels
Jonas HUGUES
Yoan PEFAURE
Vincent MOREL
Avril PICAUD
Xavier DELEPINE
Guillaume ZUCHOWICZ--GUILLOT

Commerce
Sébastien LEONI
Xavier DUNOYER DE SEGONZAC
Marina LEGON
Kévin SYLVESTRE

Composition française
Eugénie MARTIN
Charlotte SAUDIN
Lucas SOUGY
Myriam BERNIER
Chakib ARAROU
Gabriel DE LONGEAUX
Guillaume CHOSSIÈRE
Line FARAH
Gladys ROUPSARD

Dissertation philosophique série L
Grégoire LEFFTZ
Bassel GHOTAYMI
Alice ROULLIÈRE
Élise LECA
Lucie ROUDERGUES
Guillaume CAULET
Luc CHESSEL
Simon FULLEDA
Jessica NOY GSELL
Bastien RISSOAN
Mathilde TAHAR-MALAUSSENA
Servane THIBAUD

Dissertation philosophique séries ES et S
Arto CHARPENTIER
Camille DAGEN
Evguénia JELTIKOVA
Julien BOCHOLIER
Mathilde GOURRET
Elsa KRAMARZ
Samer SABRI

Économie-Droit
Pénélope BAUJARD
Arnaud LICALSI
Maxime HOUBE
Hafid BILAL
Alizée REBERTE

Éducation musicale
Clément STAGNOL
Nicolas GENTNER
Sébastien BUJEAUD
Emmanuel HASLER
Cécilia LEMAITRE SGARD
Katia WEIMANN
Anaïs SOUCAILLE
Héloïse WERNER

Électrotechnique Énergie Équipements communicants
Vincent DALUZEAU
Matthieu TANQUEREL
Aurélien LESAGE
Rémy TROMPIER
Erwan RIO
Romain ROUTIER
Gwennaël CAIGNAERT
Pierre DUMAREY

Exploitation des transports
Guillaume ARNOUTS
Christophe ESCAFFIT
Gaëtan RETAILLEAU

Génie civil
Thomas MINELLO
Jérôme POUPARD
Jonathan GEORGET
Quentin HONORÉ

Génie des matériaux
Fernand ÉCHAPPÉ
Thibaut GRAMMONT
David MONJANEL-MAURY
Romain CLUZEL
Émilien LÉPINE

Génie électronique
Romain FIHUE
Olivier FORTIN
Anthony LE GAL
Christian CATHALA
Valentin BLANDIN
Baptiste AUGEREAU
Jean-Baptiste FROMENTEAU
Matthieu IGER
Lucas LANDI
Brice LANDREAU
Jean LÉOPOLD
Sébastien MALMOUSTIER

Génie électrotechnique
Alexandre GALLIENNE
Antoine CLAVIER
Florent MALHERBE
Paul BARBIER
Kévin GAULT
Maxime LAIGNEAU
Erwann LAGADEC
Florian ÉCHALIER
Yann GUIBERT

Génie énergétique
Benoît CAMUS
Vincent LÉONARD
Quentin BIOTEAU

Génie mécanique
Fabien VAROQUIER
Camille POTTIER
Sylvain HEMETTE

Géographie
Nathan HAÏK
Lucas DESTREM
Laurène PORET
Alexis DELAMARE
Nicolas LOBATO-DAUZIER
Blaise TRUONG-LOÏ
Gwenaël PODESTA
Laéna NGUYEN HUYNH

Histoire
Dimitri IMBERT
Romain DE CALBIAC
Faustin GADEN
Pierre-Marie LANGLOIS
Adrien JOURDAIN
Simon MATET
Yoann GUILLEMOT
Nathan MARKOWITZ
Pierre-Louis MICHEL
Thomas RAMILIJAONA

Maintenance de véhicules automobiles option voitures particulières
Yannick BONNEAU
Arnaud WILMOUTH
Nicolas WEISBECKER
Terry RUSSAC
Julien FAY
Romain LE GARZENNEC

Maintenance des matériels : option A : agricoles, option B : travaux publics et manutention, option C : parcs et jardins
David LUCAS
Julien REMONNAY
Damien PECHARD

Mathématiques
Ambroise MARIGOT
Thomas WILLIAMS
Julien MOUSSOU
Sébastien MIQUEL
Marc JOSIEN
Christopher WELLS
François DROSS
Gaspard FEREY
Jean GARCIN
Kin MIMOUNI

Mise en oeuvre des matériaux option matériaux métalliques moulés
Josselin GRAVELLE
Alphonse DOR
Christophe BAUDOUIN
Rémi FAILLET
Julien WATELET

Ouvrages du bâtiment : aluminium, verre et matériaux de synthèse
Cyril BIGEON
Robin DEBARD
Jimmy FÉDIÈRE

Physique de laboratoire et de procédés industriels
Vincent LARGET
Sylvain LACHAL
Cyril DALLARD
Guillaume SCHACHER
Vivien BASSELOT
Florian CHRIST

Physique-Chimie
Victor BERGER
Nathan SKRZYPCZAK
Sébastien MIQUEL
Matthieu PLAQUET
Fanny BRUN-BARRIÈRE
Renyu WANG
Cédric MARTIN
Cédric BOURDAIS
Marc JOSIEN
Abel LACABANNE
Qing LAN
LEURENT
Laure MARTIN
Matthieu PIERCE
Julien THOMAS
Loïc TORAILLE
Thomas WILLIAMS

Plasturgie
Nolwenn BOULO

Réalisation d'ouvrages chaudronnés et de structures métalliques
Dimitri PARANS
Florian AVRIL
Jérémy VRIGNEAU
Kévin LEDANOIS
Robin LANDEMAINE
Jacques BAROTTE

Restauration approfondissement « organisation et production culinaire »
Romuald SCARAMUZZA
Matthieu D'AMICO
Florence HAQUIN
Alexis JOUANNEAU
Jean-François BARBERIS
Clément MIDROIT

Restauration approfondissement « service et commercialisation »
Amandine LEMPEREUR
Thomas BENINCA
Élodie LEFAIX
Pierre LIENARD
Benoît BOUTET

Sciences de la vie et de la Terre
Thibaut PETITPAS
Anaëlle LECLABART
Sandy LABABIDI
Jean-Baptiste SCHROTTENLOHER
Flora VAYR
Etienne MAROUSEAU

Sciences de l'Ingénieur
Abel LACABANNE
Johan LASPERAS
Louis LÉVÊQUE
Yohan WANDEROILD-MORAND
Alban FARCHI

Sciences économiques et sociales
René DE NICOLAY
Inna GRINIS
Jérôme VINCENT
Nicolas DUBOST
Antoun MEROUEH
Théo GERENTES

Sciences et techniques sanitaires et sociales
Charlotte THINEY
Cassandre KAISER
Hélène VIALAN
Kelly FATMI
Marie VUILLEMIN
Florence GUSZTYLA
Stéphanie LEMAITRE

Technicien d'usinage
Thomas LESCUR
Adrien PIERRE
Kévin FOURMONT

Technicien menuisier agenceur
Julien DUPREY
Yohan QUELIN
Renaud ROUSSON
Aurélien LEGOUPIL
Émeric LÉVÈQUE

Technologie et gestion hôtelières
Justine SARRY
Alexandra CHATEAU
Quentin RAVAIL
Julien RAYMOND
Joffrey LABROUSSE
Adélie PEYRIC

Thème latin
Marie-Laura LUISADA
Xavier FONTAINE
Charles SERFATY
Florent BRÉHARD
Cécile THÉVENIN

Travaux publics
Maxime CHAIGNON
Maxime DELRIEU
Franck ROSSI
Jérémie DEBARD
Guénolé LORCY
Matthieu BOUHÉLIER
Damien SERVETTAZ
Sébastien PILON

Vente (prospection-négociation-suivi de clientèle)
Nicolas CHAUVIÈRE
Benjamin HERVÉ
Aurélie BISENIUS

Version grecque
Clémence MADINIER
Lavinia MAGNANI
Juliette MARION
Xavier FONTAINE
Marie JOUET
Luna COHEN-SOLAL
Mathilde DESTIVAL
Pierre DONAT-BOUILLUD
Pierre-Ange GIUDICELLI
Pierre PANIJEL
Charles SERFATY

Version latine
Charles SERFATY
Jean PAUPHILET
Paul GALVAN
Estienne GRANET
Guilhem FRAYSSE
Florent BRÉHARD
Mathilde DESTIVAL

Les résultats sont absolument sans appel: les Français de souche et les descendants d'Européens dominent totalement le classement dans toutes les disciplines. Les Juifs et les Asiatiques suivent. Enfin, on retrouve quelques personnes d'origine arabe, libanaise principalement. Quasiment pas de Maghrébins, ni de Sub-sahariens. La hiérarchie ethnique demeure donc la même en France qu'ailleurs dans le monde, malgré l'obsession de la République pour le métissage.

Addendum : résultats par groupe ethnique (merci à Anne Onyme):

Français : 76%

Européens (hors France) : 13%
Italiens : 5%
Allemands : 3%
Anglais : 2%
Espagnols : 1%
Slaves : 1%
Flamands : 0,5%
Grecs : 0,5%

Extraeuropéens : 11%
Juifs (Ashkénazes et Séfarades) : 5%
Libanais (et Arabes) : 3,5%
Vietnamiens : 1%
Chinois : 1%
Malgaches : 0,5%

total : 280 (100%)


mercredi 8 juillet 2009

La chute de l'Empire d'Occident

Une tribune libre de notre collègue de la réacosphère André Waroch:

L'heure est à l'homme nomade, au sans-patrie, au citoyen du monde. L'heure est à celui qui n'a d'autres attaches que celles qu'il peut emporter du jour au lendemain dans sa valise. Le monde de demain appartient à ceux qui sauront ne plus encombrer leurs errances terrestres, voire spatiales, d'un quelconque « terroir », archaïsme dont l'exaltation fleure bon son populisme rance.

Voilà le discours, à peine caricaturé, tenu par un certain nombre d'intellectuels venus de la gauche ou de l'extrême-gauche et convertis au « libéralisme », c'est-à-dire, pour être plus précis, au libre-échangisme mondialisé. C'est une traversée moins rude qu'il n'y parait, les fondamentaux idéologiques de ces intellectuels ne subissant, entre ces deux rives, que fort peu de dommage.
Le noyau dur de leur engagement n'a pas changé, c'est toujours la haine de l'enracinement, du particularisme, de la singularité irréductible des peuples, de la nation au sens grec du terme.

Une hyper-caste mondialiste, dont les contours se dessinent de plus en plus clairement, veut croire encore à un « progrès » à la Jules Vernes. La nature domestiquée par une technologie hissant les hommes au rang des dieux ; une culture universelle et uniformisée rayonnant sur toute la surface de la terre ; une gouvernance mondiale sage, bénéfique, consensuelle, qui, dans
ce monde post-historique, n'aura plus qu'à gérer et administrer. Bref, le paradis sur terre pour ces hommes qui portent en eux le rêve chrétien sécularisé des Lumières.

Dans la mentalité occidentale, dont cette caste relève plus que de n'importe quoi d'autre, l'avenir est supposé meilleur que le présent, et le présent meilleur que le passé. Le destin irrévocable de l'humanité semble être de monter toujours plus loin dans l'intelligence, la bonté, la joie, le bonheur, jusqu'à un zénith improbable. Il régnait au Moyen-Age le sentiment exactement inverse. Les lettrés avaient la conviction d'une chute inexorable du monde vers l'abîme. Un monde arrivé au stade ultime de la vieillesse. S'il est vrai que le passage de l'antiquité au Moyen-Age s'accompagna de l'abandon d'une certaine conception cyclique du temps (« L'éternel retour ») au profit d'une vison linéaire due au christianisme, encore faut-il préciser que cette linéarité a, en quelque sorte, changé de sens, du bas vers le haut, quelque part entre le XIIème siècle et la Révolution française. L'Europe de l'Ouest est passé de la chute à l'ascension. Au Moyen-Age, le passé était vu comme meilleur que l'avenir, et ce fut l'inverse qui s'imposa définitivement à partir du XVIIIème siècle.

Cela ne relève pas que de la simple croyance religieuse : le Moyen-Age fut vraiment une régression par rapport à l'Antiquité, et le progrès, au sens matériel du terme (expansionnisme au-delà des mers, découvertes scientifiques), une réalité incontestable pour l'Europe de l'Ouest à partir du XVème siècle.
Pas qu'une croyance religieuse, donc, mais aussi une croyance religieuse.
Il faut sûrement voir l'origine de ce changement de direction dans la Réforme grégorienne, évènement capital que l'historien Harold J.Berman a rebaptisé « Révolution papale ». Quoiqu'il en soit, la croyance est là. D'où le célèbre et stupide adage : c'est incroyable de voir encore des choses pareilles au XXIème siècle ! Le temps, encore une fois, étant vu comme une montée inexorable de l'humanité vers la civilisation suprême.

La réalité, pour l'Europe de l'Ouest, semble pourtant de nouveau inverser le sens de sa marche. L'évolution actuelle s'apparente de manière frappante au processus qui caractérisa la dégénérescence finale de l'Empire romain d'Occident, à partir du IIIème siècle, jusqu'à la déposition du dernier empereur en 476 (début du Moyen-Age pour les historiens).
Ce processus, qui mit fin au monde antique, se caractérisa par :

- Un chaos ethnique grandissant. Après l'édit de Caracalla accordant en 212 la citoyenneté romaine à tous les mâles non esclaves des provinces, les barbares germaniques puis hunniques commencent à déferler en Gaule. A la fin du IVème siècle, la plupart des soldats et même des généraux « romains » sont en fait des germains naturalisés. Les souches proprement romaines sont, de fait, écartées du pouvoir.

- Un gigantisme mortel. L'Empire, à son apogée, s'étend du sud de l'Ecosse jusqu'à la Mer rouge. Assailli de toutes parts, son économie désorganisée, les effectifs de l'armée et de l'administration augmentant sans cesse, il accable le peuple sous les taxes et les impôts. En Gaule apparaît le phénomène des Bagaudes, paysans « prenant le maquis » pour échapper au fisc. Un de leurs chefs, Eudoxe, trouvera même refuge auprès d'Attila. L'impuissance de l'armée romaine (environ 400 000 hommes sous Dioclétien) à protéger un territoire aussi gigantesque, ajoutée à l'interdiction faite aux civils indigènes de porter les armes et d'organiser eux-mêmes leur défense, ouvre un boulevard aux envahisseurs. Wisigoths, Francs et autres Burgondes soumettent les populations de l'Empire, et prennent peu à peu possession des terres de l'Ouest.

- Un exode urbain. L'économie de l'Empire, à partir du IIIème siècle, se voit peu à peu totalement désorganisée par les raids barbares. La circulation des marchandises de province à province décline, voire s'arrête. Les villes, à partir du Vème siècle, commencent à se vider. La population urbaine, « groupe de consommateurs qui s'alimente d'importations » (Jacques Le Goff), se voit contrainte d'effectuer un « retour à la terre », c'est-à-dire un retour à l'exploitation directe des matières premières, la circulation des produits manufacturés et des importations de denrées de base étant devenue trop faible pour alimenter les villes.

- Un basculement religieux. En 312, Constantin, premier empereur converti, instaure l'égalité de droits entre le christianisme et les autres religions, ce qui est déjà, dans la logique conquérante des monothéismes issus du judaïsme, un pas décisif vers la religion unique et obligatoire. Dans la décennie suivante, Constantin démontre clairement ou vont ses préférences en commençant à interdire certaines pratiques païennes comme la divination.
Il intervient, parallèlement, dans les affaires internes de l'Église, y compris dans les débats théologiques. C'est lui qui convoque, en 325, le concile de Nicée, central dans l'histoire du catholicisme.
Les successeurs de Constantin vont continuer la politique de christianisation forcée de la société. En 354 est décrétée la fermeture des temples païens et l'interdiction des sacrifices.
En 381, Théodose, véritable bourreau du paganisme, adresse un édit par lequel il impose à tous les peuples de l'Empire le christianisme comme religion obligatoire. Dans les deux décennies suivantes, c'est en fait le coup de grâce qui va être porté juridiquement aux anciennes religions, avec comme point culminant l'interdiction définitive en 395, par l'Empereur Arcadius, de toute pratique religieuse autre que celle du catholicisme romain (les hérésies chrétiennes comme l'arianisme étant au moins autant combattues que les pratiques polythéistes).

-Une régression démographique soulignée par beaucoup d'historiens.
La dépopulation de certaines zones est évidemment un appel d'air pour les Barbares qui n'ont plus qu'à coloniser des terres déjà vides.

L'Europe de l'Ouest catholique et protestante, héritière de l'Empire d'Occident, se trouve confrontée à une situation dont l'analogie avec ce qui précède est hallucinante. Le chaos ethnique est là, incontestable. Les nouveaux arrivants ne se convertissent pas, comme les anciens Germains, à la religion des autochtones, mais apportent avec eux l'islam, idéologie belliqueuse, conquérante, totalitaire. Les nationalités françaises, britanniques, belges et maintenant allemandes (liste non exhaustive) sont accordées à tour de bras aux enfants d'immigrés nés sur le sol européen. Ils sont alors inexpulsables dans le système juridique actuel et deviennent le vecteur d'une substitution de population qui, commencée avec l'immigration, se poursuit de l'intérieur, comme un cancer.
L'Union européenne, qui s'étend de plus en plus rapidement, devient une sorte d'immense terrain vague. Pendant que les entreprises sont pressurées d'impôts destinés à mettre en place ou maintenir une politique sociale, les produits manufacturés en provenance de Chine ou d'autres pays émergents (qui ne pratiquent aucune politique sociale) arrivent aux frontières quasiment sans aucun droit de douane.
Le résultat est prévisible : liquidation des industries, transformation totale de l'économie des pays de l'UE en économie de services, et dépendance de plus
en plus gigantesque de l'Europe de « l'atelier du monde » néo-confucéen.
L'exode urbain, quant à lui, a déjà commencé, mais il est en trompe l'oeil. Les villes ne perdent pas d'habitants (sauf Paris) mais voient disparaître les classes moyennes européennes au profit des nouveaux arrivants, attirés par une vie de parasitage qu'il ne peuvent pas trouver dans les campagnes. De plus en plus de Français, et plus seulement issus des classes aisées, choisissent même la fuite à l'étranger (Londres a maintenant son « quartier français »).
La baisse dramatique du pouvoir d'achat occasionne le développement croissant des achats directs aux agriculteurs. Comme au bas-empire, on assiste donc à un début d'effondrement de l'économie développée, économie normalement basée sur un réseau très dense d'intermédiaires entre le producteur et le consommateur.
La hausse continue du prix de l'essence, associée à une paupérisation croissante, fait que l'Européen se déplace en fait de moins en moins. Destinations de vacance comme de week-end sont de plus en plus proche du domicile (de plus en plus de gens ne partent même plus du tout). On assiste en réalité à une véritable immobilisation des individus, totalement en contradiction avec les théories de « l'homme nomade ».
L'horizon mental et physique de l'homme européen, en ce début de XXIème siècle, rétrécit d'autant plus que le niveau culturel des jeunes générations, il est vrai de moins en moins européennes, s'effondre à toute vitesse. On estime que plus de 25% des bacheliers français sont illettrés, et que 20% de la population adulte de l'hexagone est analphabète (Guillaume Corvus, La convergence des catastrophes, 2005). Comme dans l'Empire romain finissant, on assiste à une acculturation, à une perte de mémoire collective qui précède et cause la détèchnicisation, prélude à un nouveau Moyen-âge.
Les zones de non-droit, territoires livrés aux bandes de jeunes musulmans qui y font régner une sorte d'ordre islamo-mafieux, constituent l'embryon d'une nouvelle féodalité, beaucoup plus agressive que la première, car bâtie sur le fanatisme et sur une haine d'essence totalitaire. Les Mureaux, Trappes, Argenteuil, Roubaix : autant de futurs sultanats indépendants ou, déjà, la police française n'intervient plus qu'avec des pincettes, voire pas du tout.

Les invasions barbares mirent fin à l'Empire romain, du moins en Occident. L'Empire d'Orient, appelé plus tard byzantin, continua à porter le rêve pendant un millénaire. Justinien entreprit même, au VIème siècle, une gigantesque expédition punitive pour arracher les territoires de l'ex-empire d'occident des mains des Germains.

Si les États-Unis ont souvent été comparés à Carthage, ce qui tient plus de la trouvaille sloganique que d'un rapport quelconque entre les deux entités, l'Europe actuelle a bien son Empire byzantin, un pays gigantesque, construit lui aussi sur des bases impériales, orthodoxes, messianiques, passé maître dans l'art de la manoeuvre politique. Ce pays, que la religion et l'alphabet cyrillique ont tenu à l'écart, au moins depuis le schisme de 1054, des révolutions intellectuelles, spirituelles et politiques que connurent les Européens convertis au catholicisme puis à la Réforme (qui, comme l'a montré A.S. Khomakiov, n'est qu'une réforme interne au catholicisme, réforme dont la poussée s'arrêta aux portes de l'Europe orthodoxe comme devant un mur de béton) est la dernière pièce du puzzle qui permet une analogie quasiment mystique entre le Vème et XXIème siècle.
La Russie, puisqu'il s'agit d'elle, et malgré toutes ses faiblesses : démographie catastrophique, absence de tissu industriel, présence de plus en plus massive de musulmans russes et d'Asie centrale, a décidé de continuer à perpétuer le rêve impérial. Par là même, elle redevient un acteur quand l'Europe de l'Ouest n'est plus qu'un enjeu, situation recréant donc la dichotomie de l'antiquité tardive. Dans cette optique, les États-Unis endosseraient plutôt le rôle de l'Empire perse sassanide.

Pour la seconde fois, l'Empire d'Occident, qui avait disparu une première fois sous sa forme étatique mais s'était reconstitué, sous une forme civilisationnelle, par le truchement de l'Église catholique romaine, est donc en train de s'écrouler.

dimanche 5 juillet 2009

Ras l'Front (républicain)!

Tout-le-monde-il-est-beau. Tout-le-monde-il-est-égaux. Sauf les nazis.


Hénin-Beaumont bien sûr. L'éternelle tactique du Front Républicain. De Maistre en parlait déjà il y a deux siècles. Plutôt que de vanter les avantages de la République, les vigilants citoyens nous mettent en garde contre une éventuelle victoire de la Réaction. Une contre-campagne en quelque sorte, afin de maintenir le statut-quo et le régime actuel. "Une victoire du Front National serait terrible". Terrible pour quoi au fait ? Pour qui ? Pour les Héninois de souche ? Pour les exotiques implantés dans le Pas-de-Calais ? Pour Dany Boon le con-verti dans son palace californien ? Pour la gauche poisseuse qui a détourné des milliers d'euros ? Pour cette clique de parasites qui laisse le pays se gangrener chaque jour davantage et qui nous ressort le Front Républicain moisi et piqué des vers de sa vieille malle à chaque fois que le FN montre le bout de sa flamme ? Cette seule expression d'ailleurs, "Front Républicain", soulève l'estomac de toute personne normalement constituée. Qui veut sérieusement faire front pour la République ? Pour le buste de Marianne dans la mairie de Trappes, pour le Panthéon, pour les embrocheurs de bébés vendéens et son lot de noyeurs de vierges, pour Voltaire et sa morale de souriceau, pour l'insupportable devise de Cons United: Liberté, Egalité, Fraternité ? Personne à part quelques instits à la retraite en pantalon de velours. On sent l'arnaque, le coup fourré, l'antifascisme de pacotille de SOS-Racisme, la victoire de Chirac à l'ombre des drapeaux algériens, la pseudo-opposition à Sarkozy des fils de bobos. Bref, on sent l'Afrance d'Après.

Au fait, pourquoi tant de haine ? Je ne parle pas du FN bien entendu, qui est probablement le parti le moins haineux et le moins outrancier sur le marché en cette belle année 2009. Policé, calibré, politiquement correct, le FN nouvelle cuvée est bien plus lisse que le NPA ou même les Verts, Marine sachant pertinemment qu'il lui sera bien moins pardonné qu'à d'autres. Non, je parle ici de la haine conjurée des larves journalesques, politiques et peoplesques, pourquoi tant de haine ? Parce que l'opposition fondamentale entre le FN et les autres partis n'est pas d'essence politique, mais religieuse. Si l'UMP-PS-Verts-Modem propose des mesures politiques dans le cadre républicain, le FN, lui, défend la civilisation française, le cadre républicain il s'en fiche, pour rester poli. Pour les premiers, la France est subordonnée à la République, le concret au concept. Pour le FN, c'est l'inverse, le régime politique est subordonné à sa population, ses paysages, son histoire. Platon contre Aristote. Le déductif contre l'inductif. Les Lumières contre la Tradition. Aucune concession n'est possible entre ces deux visions du monde. Soit on est un Républicain, soit on est un nazi. La République est donc une religion plus qu'une forme de l'organisation de l'Etat.

La loi de 1905 visait d'ailleurs à remplacer la religion publique de l'époque, le catholicisme, par une autre religion publique, la République (res publica). Cette dernière est donc devenue la religio officielle, reléguant le catholicisme au rang de superstitio, c'est à dire une croyance personnelle dans la Rome des Césars. Officialisé comme religion d'Etat par l'Empereur Théodose en l'an 380, le christianisme retournait officiellement dans les catacombes mille cinq cent ving cinq années plus tard très exactement. La nature ayant horreur du vide, ce fut la République qui prit la place laissée vacante par le christianisme. Une religion en chasse une autre. Depuis cette époque glorieuse où la France vit mourir la fine fleur de sa jeunesse dans deux guerres mondiales, être écrasée sous les bombes étrangères, envoyer à l'abattoir 250 000 de ses bébés chaque année pour les remplacer par des Papous et autoriser le mariage des plantes à graine molle, la République a régné en maître(sse). Et plus elle vieillit, plus elle devient intolérante et acariâtre, stigmatisant toute résurgence de la Réaction avec des outrances qui ne trompent plus personne.

Amis et amies Héninois, il est plus que temps d'envoyer la République à l'hospice. Pour la facture on se débrouillera.



Le saviez-vous ?

La commune d'Hénin-Beaumont est jumelée avec la ville sénégalaise de Rufisque.

On se salue Mesdames!

Hénin-Beaumont et son art nazi-réactionnaire subventionné par la future mairie F-Haine si les électeurs font le choix du repli identitaire:



Rufisque et son ambiance festive et métissée, idéale pour des vacances en famille ,si les Héninois font bien entendu le choix de l'accueil et de l'ouverture à l'autre:

mercredi 1 juillet 2009

Villepin, l'Attali chiraquien

Dominique de Villepin en compagnie de son amie Ingrid Betancourt


Dans un récent entretien au sujet de la sortie de son dernier livre (La cité des hommes, Plon) avec le journaliste people Jean Marc Raffaelli, l'ancien premier ministre de Chirac évoque sa vision de l'univers politique de l'après-Crise. Gouvernement mondial, intégration du Maghreb et de la Turquie à l'Union Européenne, tout y passe. Morceaux choisis:

Q: Préconiser une sorte de gouvernement mondial basé sur un humanisme moderne et laïc, c'est un peu de l'angélisme...

R: Lorsqu'on est confronté à une crise d'une telle ampleur, globale, durable, qui touche tous les pays et tous les secteurs, il faut trouver des solutions à la hauteur des enjeux (...) Poser les jalons d'une gouvernance régionale et internationale, ce n'est pas enlever du pouvoir aux états, c'est, au contraire, accroître leur responsabilité et leur capacité d'action, là où elles ne se sont jamais exercées. On a besoin d'un Conseil de sécurité qui agisse avec une légitimité incontestable, non pas pour geler les crises, en Afrique, au Proche-Orient, mais pour les régler.

Q: C'est aussi valable pour l'Europe dont vous dites qu'elle est en cale sèche ?

Il faut une gouvernance européenne plus forte, une Commission [non élue!] plus forte, un Parlement plus fort pour remettre cette Europe en marche. La coopération franco-allemande a besoin d'une nouvelle dynamique pour, par exemple, produire des champions industriels. Tirons les leçons du rendez-vous manqué dans le domaine du nucléaire civil. Il est aussi crucial d'instituer un grand pôle de référence, un pôle paneuropéen rassemblant, au-delà d'elle, la Russie, la Turquie [!] l'Afrique du nord [!!], un espace à la mesure des grandes entités mondiales que sont la Chine et l'Inde.

Q: Il faut aussi des hommes d'état d'exception...

R: L'arrivée de Barack Obama est un atout pour la communauté internationale. Une Europe mieux organisée politiquement peut jouer la complémentarité et l'émulation pour bâtir des partenariats susceptibles d'éviter le duopole entre la Chine et les USA, tout en faisant prospérer son héritage d'humanisme et de diversité.

samedi 27 juin 2009

Mortalité infantile: la Mairie de Paris occulte les vérités qui fâchent

Scène de rue dans la Goutte d'Or, 18e arrondissement de Paris


Voilà un article faussement ingénu du Monde sur la "mystérieuse" (sic) mortalité infantile à Paris. Récit:

"Trois arrondissements parisiens sont frappés par une surmortalité infantile, selon l'Atelier parisien de l'urbanisme (APUR, association créée par le Conseil de Paris, chargée de suivre les évolutions urbaines). Ce constat – dressé par plusieurs élus parisiens, alors qu'ils enquêtaient dans le cadre d'une mission d'information sur l'accueil de la petite enfance – n'apparaît pas dans le rapport qu'ils ont remis, le 15 juin, au maire de la capitale.

"La mortalité infantile est en diminution" à Paris, souligne même le document final [Fidèles Camarades dormez en paix! Le Politburo signale que tout va bien!]. 3,4 enfants sont nés sans vie pour 1 000 naissances en 2007. En 2000, la moyenne était de 4,3. La vie progresse même un peu plus vite dans la capitale que dans le reste du territoire puisque le taux de mortalité infantile national était de 3,6 en 2007.

Toutefois, au regard du compte-rendu de la réunion de la mission d'information, daté du 12 mars, que Le Monde s'est procuré, le rapport remis au maire semble incomplet. Le document d'étape précise qu'à la suite d'un exposé fait par Jean-Marie Audry, directeur d'études à l'Atelier parisien de l'urbanisme (APUR) sur la démographie parisienne, Michèle Blumenthal, maire socialiste du 12e arrondissement et membre de la mission, s'interroge sur les raisons de "la surmortalité infantile dans les 12e, 18e et 19e arrondissements".

La réponse du responsable de l'APUR confirme l'inquiétude de la maire : "Dans les 12e, 18e et 19e arrondissements, le taux de mortalité infantile dépasse de plus d'un point la moyenne parisienne sur la période 2000-2007. Cela n'est pas lié à la présence de services de médecine périnatale dans ces arrondissements, les statistiques étant rapportées au lieu de domicile de la mère (et non au lieu du décès). L'explication réside plutôt semble-t-il dans la présence sur le territoire de ces arrondissements de populations cumulant un suivi médical insuffisant et de mauvaises conditions sanitaires", conclut-il.(...)

Dans une version antérieure de son rapport, la mission "regrettait qu'aucune explication rationnelle et scientifique ne puisse être avancée à ce jour pour expliquer ce taux". De fait, la version définitive du rapport a été expurgée de toutes les mentions relatives à une surmortalité. Une exigence de Michèle Blumenthal, la maire du 12e. Sollicitée par Le Monde, cette dernière n'a pas souhaité répondre à ses questions. Une élue UMP, membre de la mission, regrette le choix de la maire : "S'il y a un problème de surmortalité infantile, il faut en chercher la cause, pas occulter le problème."


Eh bien moi Vertumne, j'en ai une, "d'explication rationnelle et scientifique". C'est d'une évidence telle qu'il est impossible de l'admettre publiquement, même pour un citoyen lambda: l'explication est raciale. Voilà c'est dit. Les 18e et 19e arrondissement hébergent une forte proportion d'Africains sub-sahariens, dont la mortalité infantile est notoirement supérieure à celle des Blancs, même à revenus égaux. Le fait est très bien documenté. La psychologue D. Mealey avait découvert en 1990 que la mortalité infantile des populations de race négroïde était plus élevée que celle des populations de race caucasoïde. Parallèlement, Richard Lynn, professeur émérite à l'Université d'Ulster, dans son remarquable "The Global Bell Curve, Race, IQ and Intelligence Worldwide" avait exposé les chiffres suivants:

Taux de mortalité infantile, pour 1000 naissances vivantes:

Blancs
1920: 82
1950: 27
1990: 5.5
2002: 5.9

Noirs
1920: 132
1950: 45
1990: 11.4
2002: 13.9

De façon très constante, les Noirs ont une mortalité infantile deux fois plus élevée que celle des Blancs, que ce soit par négligence parentale ou hérédité génétique. Les données scientifiques sont accablantes et faciles d'accès. Les élus, les décideurs le savent. Le journaliste auteur de l'article cité le sait. Mais jamais ils ne l'avoueront publiquement. Jamais ils ne vous diront ouvertement la vérité. Ils préfèreront occulter les faits, voire même les travestir en mensonges grossiers dignes des propagandes totalitaires. Pour ne pas remettre en cause leur dogme, cette religion des droits de l'Homme qui veut qu'un Norvégien et un Gabonais soient interchangeables, religion sur laquelle repose la République.

mardi 23 juin 2009

Dumézil pour les nuls 2





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samedi 20 juin 2009

Infrahumanité: un essai de définition

L'infrahumanité est le produit de la démocratisation et de la massification des sociétés contemporaines. Au niveau relationnel, elle est caractérisée par un remplacement des interactions proches par des interactions lointaines. Déjà décrite par Aristote dans Les Politiques, puis prophétisée avec une troublante justesse par Tocqueville, l'infrahumanité regroupe désormais la majorité des êtres humains sous son joug.

Dans les sociétés dites "traditionnelles", celles régies par la religion et le patriarcat, l'individu n'est en effet jamais "libre" ou "seul" au sens moderne du terme, c'est à dire celui de l'exhibition totale et puérile de son individualisme. Jamais seul certes, mais jamais solitaire non plus. Il se trouve pris en charge du berceau à la tombe par la communauté et l'ensemble des "interactions proches" (famille étendue, supérieurs hiérarchiques, voisins), structures dans lesquelles il a toute la latitude d'exprimer ses talents et une certaine individualité. A condition bien-sûr, de respecter la Tradition, celle tracée par les ancêtres depuis des siècles. La personne n'est donc ni un objet, ni un esclave, mais la dernière branche d'un arbre plurimillénaire. Aucune branche ne ressemble à une autre, et pourtant elles participent toutes à la pérennité de cet être vivant, dans une sorte de relation cellulaire symbiotique. Il en résulte que l'homme de la société traditionnelle est par nature un homme politique puisque chacune de ses actions et décisions est liée à l'ensemble du bien-être de la communauté.

Rien de tout cela dans la société infrahumaine contemporaine. L'essor de la mondialisation marchande et la croissance de l'Etat ont entraîné un basculement des interactions "proches" vers les "interactions éloignées". Les liens unissant l'individu à sa communauté ont été coupés afin de le relier à des entités plus distantes à la fois géographiquement et humainement (Etat, opérateurs numériques, étrangers). Un exemple frappant parmi tant d'autres: les Occidentaux se vantent que l'accès facilité aux bâtiments administratifs pour les personnes handicapées est obligatoire dans leurs pays. Ils se servent de l'existence de telles infrastructures pour mettre en avant leur modèle de civilisation, "humaine et juste". Les imbéciles! Commes si les milliers de générations précédentes ne s'étaient pas souciées du bien-être des leurs! La fonction de telles structures est justement de permettre à une personne handicapée d'accéder seule aux bâtiments officiels! Alors que dans une société traditionnelle ces infrastructures sont inutiles, la personne handicapée étant prise en charge au quotidien par sa communauté, elles sont devenues une obligation dans une société individualiste et atomisée où l'on ne peut plus compter sur personne pour survivre. C'est donc prendre le problème à l'envers que de traiter comme une invention ce qui n'est en réalité qu'une compensation. On pourrait également employer comme exemple les maisons de retraite, mouroirs faits pour substituer à l'amour d'un foyer familial une froide et clinique antichambre de l'autre-monde. Encore une fois, substitution des interactions proches (famille, village) par des interactions lointaines (aide-soignants, clinique) présentée comme un "progrès".

De branche d'un arbre dans la société traditionnelle, l'être humain devient le rouage d'une machine aux proportions titanesques dans la société contemporaine. Si toutes les cellules de l'arbre profitent et souffrent simultanément des vissicitudes inhérentes à l'existence du végétal (cycle des saisons, photosynthèse, etc.), les rouages de la machine ne font eux que remplir, jusqu'à épuisement et remplacement, une fonction mécanique utile dont ils ne profitent pas in fine. La liberté individuelle de ces sociétés n'est donc qu'un effet pervers inhérent à leur organisation et non pas une conquête sociale! Tout comme un chien enchaîné à un piquet aboiera toute la journée, un individu sans aucun pouvoir politique entretiendra un blogue, une femme menant une existence répétitive et ennuyeuse se plongera dans les soap operas et les talk-shows, un adolescent sans amis créera un compte Facebook. A l'instar de la maison de retraite ou de la rampe pour handicapés, ces facettes de la vie modernes ne sont donc que des palliatifs à une dégradation du bien-être humain général. Des organes bioniques à la place des organes naturels. Pour prendre le problème à l'envers, c'est pour cette raison que les Amish, liés à des communautés soudées et solidaires n'ont pas besoin de téléphone portable. Quand l'organe ne manque pas, il n'a pas besoin d'être remplacé par une prothèse.

Les gesticulations enfièvrées des concerts live, les manifestations citoyennes et autres rituels de rue, les délires scabreux de la télé-réalité, les looks excentriques et provocants, les "records" débiles d'Untel ne font que dresser le portrait d'une culture humaine amputée de ses interactions régulatrices proches et livrée à la merci des pensées individuelles inférieures. Sans aucun doute, elles constituent autant de moyens d'hurler son existence à la face d'un monde indifférent et glacial. La rebellion et l'anticonformisme seront d'autant plus tolérés qu'ils ne remettent nullement en cause le fonctionnement de la société mais font partie, bien au contraire, des soupapes de sécurité indispensables à la survie d'un système totalitaire.

mardi 16 juin 2009

Collabos pro-clandestins: 33 interpellations en Corse

Arrestation de clandestins algériens à Bastia

Lundi:

"Hier vers 15 h 30, 42 officiers de gendarmerie, de la police de l'air et des frontières mais aussi de la Sûreté, soutenus par des gendarmes mobiles et des CRS, sont intervenus simultanément en quatre points du boulevard Paoli. Une opération d'une envergure exceptionnelle, avec le groupement d'intervention régional (Gir), dans deux hôtels ainsi que dans un cabinet d'avocat et celui d'un médecin. Avec 18 gardes à vue au final.

Les forces de l'ordre intervenaient ainsi sur commission rogatoire du juge bastiais Vincent Raffray, enquêtant sur un réseau de régularisation de travailleurs clandestins. Des régularisations qui seraient passées par des certificats médicaux. Et c'est à la préfecture que l'alerte a été donnée.

« Depuis le mois de janvier, nos services ont noté une hausse anormale des demandes de titres de séjour pour raisons médicales, indique Hervé Bouchaert, préfet de Haute-Corse. Un étranger peut se faire soigner en France si il y a gravité exceptionnelle et si cela ne peut se faire dans son pays d'origine. Cela arrive bien sûr. Mais là, c'était beaucoup... » C'est sur la base d'un certificat médical qu'un étranger peut obtenir un précieux récépissé dans l'attente de l'examen de son dossier. Le certificat médical, secret professionnel oblige, n'est pas ouvert en préfecture mais par un contrôleur médical.

Les services de l'État estiment maintenant à plus de 100 le nombre de dossiers « d'asiles médicaux » déposés en Haute-Corse. Exclusivement par des ressortissants maghrébins et algériens plus précisément.

Hier vers 18 h 30, les forces de l'ordre étaient encore présentes dans les bureaux d'un avocat et d'un médecin. Les enquêteurs menaient leurs perquisitions, parfois avec certains des étrangers interpellés et menottés.>À noter que la perquisition au cabinet d'avocat s'est effectuée sous l'oeil du bâtonnier maître Maurel.Outre les deux professionnels bastiais, 16 étrangers en situation irrégulière ont donc été interpellés et placés en garde à vue. À l'issue de celles-ci, ils devraient être reconduits à la frontière."

Mardi:
"Après le vaste coup de filet de lundi après-midi, les enquêteurs ont encore interpellé une dizaine de personnes ce mardi matin dans le cadre du démantèlement d'un réseau de sans papiers. Au total 33 personnes sont toujours en garde à vue dont un avocat, sa secrétaire et un médecin généraliste".

Source 1 et 2.

samedi 13 juin 2009

Cohn-Bendit, Bayrou et le pouvoir des médias


Les élections européennes de 2009 constituent sans aucun doute la plus gigantesque arnaque électorale et politique de ce début de XXIe siècle. Destiné à élire un parlement fantoche dont les membres des deux partis hégémoniques votent à l'identique dans 97% des cas, ce type d'élection constitue en réalité un plébiscite pour les partis du Système en exercice, à la fois mondialistes et centralisateurs. Cette année, avec une abstention de près de 60% (60%!), une majorité de Français et d'Européens ont choisi de tourner le dos à un processus qu'ils estiment à juste titre _et le traitement du Non au référendum de 2005 est là pour nous le rappeler_, antidémocratique, sclérosé et joué d'avance. C'est donc une minorité, 40% d'électeurs, la frange la plus âgée et la plus "conservatrice" (au sens du maintien du Système actuel) de l'électorat qui s'est principalement exprimée par les urnes. Et sans surprise oserai-je dire, cette génération a voté pour ses propres congénères, choisissant à parts quasiment égales la gauche libérale-libertaire représentée par Europe Ecologie et le PS et... la droite libérale-libertaire dont l'UMP est le porte-étendard. Les partis anti-Système (dont le FN et l'extrême gauche) ont réalisé des scores faibles, tout à fait proportionnels au taux de participation de leurs électeurs potentiels.

Les médias ont massivement appuyé la candidature de la liste de Daniel Cohn-Bendit tout au long de la campagne électorale, n'hésitant pas à "assassiner" publiquement François Bayrou la veille du scrutin. Le président du Modem, peut-être sous l'effet d'un dégoût tout à fait compréhensible pour les pratiques sexuelles de Cohn-Bendit, a, par un coup de sang dont les gens du Sud ont le secret, eu l'outrecuidance de rappeler le passé pédophile du chef de la liste Europe Ecologie. François Bayrou, catholique pratiquant et père d'une nombreuse progéniture a depuis toujours sacrifié sa morale religieuse à ses ambitions politiques, allant même jusqu'à faire du pied aux intégristes musulmans. Malgré cela, son vieux fond catholique, tout ce qu'il y a de patriarcal et de terrien chez lui, ressort régulièrement sous l'effet de la colère, provoquant la consternation de son électorat bobo-branchouille. Qu'on se souvienne de la baffe donnée à un petit Arabe qui lui faisait les poches en 2002. Réaction typique du Père que ne peut admettre le matriarcat contemporain. Bref, lors du débat avec Cohn-Bendit, Bayrou a placé indirectement la morale au centre du débat public en ressortant le Père symbolique du placard. Crime de lèse politiquement correct! De telles saillies ne sont plus acceptées dans la société aseptisée et consensuelle du XXIe siècle, où il est seulement permis de palabrer ad nauseam sur des sujets de pure technicité qui n'intéressent personne, mise à part Arlette Chabot. Les enjeux fondamentaux, les aspects moraux et humains ne sont jamais abordés. Comme si les idées n'étaient pas portées par des êtres de chair et de sang! Encore et toujours cette idée de l'Homme, détaché de tout déterminisme...

Bref, les médias, c'est à dire la caste sacerdotale de la religion des droits de l'homme, ont pu canaliser la saine colère de l'opinion publique dans une direction opposée à celle qu'elle aurait dû provoquer. Il n'était de toute façon plus question que Bayrou, le chouchou d'hier parce qu'opposant rhétorique à Sarkozy, accède à la deuxième place derrière sa némésis. Dans une société moralement digne, les éditoriaux suivant le débat auraient dû titrer "le passé trouble de Cohn-Bendit refait surface". On aurait loué Bayrou pour son culot et son courage politique et repassé en boucle les extraits compromettants dans lesquels Cohn-Bendit avouait son excitation perverse face à des fillettes de cinq ans. Aucun doute que l'ex-leader de Mai 68 aurait fait un bide électoral, préalable à sa mort politique, et ce pour le plus grand bien du genre humain. Mais ce n'est pas ce qu'il advint. Les médias choisirent, à contre-courant de toute logique, de jeter leur dévolu sur Bayrou et son "dérapage" (sic). Comme dans l'affaire de l'agression du Noctilien, on choisit de fusiller le porteur du message pour ne pas regarder la réalité en face. Le Roi est nu et personne ne doit le dire.

Il est d'ailleurs intéressant de constater que Cohn-Bendit fut totalement absous pour ses crimes, étant la pointe de l'iceberg d'une génération qui érigea toutes les déviances du caleçon en norme de coolitude. Après la promotion de la drogue, après le culte du cosmopolitisme, après la quasi-officialisation du mariage homo, après la suppression de la transsexualité comme maladie mentale, il fait assez peu de doutes que la pédophilie est le prochain produit dérivé de 68 que nos élites vieillissantes chercheront à nous vendre. L'ultime spasme d'une époque s'étirant au delà de ses limites naturelles. Ces vieux salopards veulent nous emporter avec eux dans la tombe. Prions pour qu'ils crèvent tous avant.

jeudi 11 juin 2009

Sans commentaire XXXVII - Une génération au pouvoir

dimanche 7 juin 2009

Les couples endogames sont plus fertiles

C'est une bombe scientifique passée totalement inaperçue dans les mainstream media. Publiée dans la prestigieuse revue Science, l'étude a été menée par une équipe de chercheurs de Reykjavik, en Islande. L'Islande en effet constitue une sorte d'El Dorado pour les généticiens et les généalogistes du fait de son isolement, de l'absence de migration après la colonisation viking, et de la grande qualité des registres de naissances et de mariages.

Les chercheurs ont étudié la fertilité de tous les couples Islandais nés entre 1800 et 1965, soit un total de 160811 couples. Et les résulats constituent une surprise totale: les couples formés de personnes légèrement apparentées, à savoir des cousins au troisième ou quatrième degré seraient bien plus fertiles que les couples formés de personnes non apparentées. Au XIXe siècle, les couples de cousins au troisième degré ont eu en moyenne 4,04 enfants et 9,17 petits enfants pour seulement 3,34 enfants et 7,31 petits enfants pour les couples non apparentés. Au XXe siècle la tendance est encore marquée, avec 3,27 enfants et 6,64 petits enfants pour les couples de cousins au troisième degré, pour 2,45 et 4,86 pour les couples non apparentés.

Pourquoi de tels résultats, alors que nous savons tous que la consanguinité a tendance à réduire le nombre de descendants par l'accumulation d'allèles récessifs néfastes ? D'après les auteurs de cette étude il s'agirait tout simplement d'une "juste mesure" génétique. En effet, si les unions de cousins germains sont néfastes, celles de personnes légèrement apparentées, comme les habitants d'un même village, offrirait une plus grande compatibilité génétique par rapport à deux parfaits étrangers. Cette compatibilité génétique se manifesterait notamment par une attraction biologique plus forte. D'après le Dr. Bruce Buehler de l'Université du Nebraska:

"Quand on se ressemble, que l'on ressent les mêmes choses, que l'on pense de la même façon, on est plus attiré l'un vers l'autre et l'on fait l'amour plus souvent. C''est une question de phéromones, et je ne serai pas surpris que les personnes légèrement apparentées aient plus de désir l'une pour l'autre."

L'endogamie serait donc génétiquement bénéfique. D'après le Dr. Kari Stefansson, auteur de l'étude:

"Il y a clairement une sagesse biologique dans l'union de personnes apparentées."

Le Dr. Stefansson va plus loin, en expliquant que si l'union consanguine est peu judicieuse génétiquement, l'union de personnes génétiquement éloignées est tout aussi mauvaise. Choisir un(e) partenaire génétiquement très éloigné provoquerait une trop forte hétérozygotie ("l'absence d'harmonie" décriée par un célèbre béké de Martinique). D'après le Dr. Stefansson:

"La mondialisation causera probablement plus de mariages interethniques, mais d'après ces observations cela risque de diminuer le nombre de naissances par couple."

C'est donc la première fois qu'une étude de très haut niveau et ayant pour sujet une large population (300 000 personnes) démontre que 1) l'endogamie est bénéfique génétiquement et biologiquement et 2) le sacro-saint métissage serait une imposture politique sans aucune base scientifique, la fameuse vigueur hybride cessant d'agir dès la deuxième génération...