samedi 11 juillet 2009

Concours général 2009 - le palmarès (+ statistiques)

Photo de groupe des lauréats 2009


Chaque année, le très réputé Concours Général récompense les meilleurs élèves du pays, dans une très grande variété de disciplines. Au niveau statistique, on peut dire que le Concours Général effectue une sélection de la population lycéenne dans les portions les plus hautes de l'intelligence, du talent et du travail acharné, de l'excellence donc. Le concours n'est pas payant et propose une multitude de matières, il est donc, comme le baccalauréat sur lequel il se greffe, ouvert à tout un chacun, quels que soient les revenus et le milieu social.

Etant donné que la proportion de personnes d'origine étrangère ne cesse de croître dans notre pays, en particulier dans les segments les plus jeunes de la population, il est intéressant d'évaluer la contribution nette de cette diversité aux futures élites professionnelles et intellectuelles du pays, la crème de la crème. J'ai donc effectué une compilation des noms de tous les lauréats du Concours Général 2009. Bien que le patronyme ne soit pas un indicateur totalement fiable de l'origine d'une personne, en particulier si cette dernière est d'origine étrangère par sa mère, il demeure, aidé par l'analyse du prénom, le meilleur outil dans un pays qui interdit les statistiques ethniques.

Je n'ai pris en compte que les matières "classiques", délaissant les langues vivantes (allemand, mandarin etc.) pour lesquelles l'origine nationale et/ou familiale du candidat pourrait l'avantager a priori. Jugez par vous mêmes des résultats:

Artisanat et métiers d'art option arts de la pierre
Stéphane ROCAMORA
Rémi JOLY

Artisanat et métiers d'art option ébéniste
Benoît PARTHIOT
Xavier DUFAU
Baptiste TROUVÉ
Aurélie ROMANO

Artisanat et métiers d'art option vêtement et accessoire de mode
Saruul BAATAR
Mary-Charlotte SPINELLI
Maëva TREUILLET
Aurélie POUXVIELH
Nadège LOPEZ

Arts plastiques
Sarah REVRET
Simon COSTE
Hélène BERLY
Amélie PATIN
Laurine MOULIN
Lucas ROUSSEL
Marion BEAUPÈRE
Alix BONNEFOUS

Biochimie – génie biologique
Raphaël BILGER
Frédéric CAMPOS
Quentin VINCENT
Antoine SARBINOWSKI
Julien LEMAITRE
Céline ROSSIGNOL
Christina TWAROG
Jessye BELLOT
Mélissa CHARVET
Joëlle CHEUZEVILLE
Margaux CRUGNOLA
Alexandre SIMON

Chimie de laboratoire et de procédés industriels
Jonas HUGUES
Yoan PEFAURE
Vincent MOREL
Avril PICAUD
Xavier DELEPINE
Guillaume ZUCHOWICZ--GUILLOT

Commerce
Sébastien LEONI
Xavier DUNOYER DE SEGONZAC
Marina LEGON
Kévin SYLVESTRE

Composition française
Eugénie MARTIN
Charlotte SAUDIN
Lucas SOUGY
Myriam BERNIER
Chakib ARAROU
Gabriel DE LONGEAUX
Guillaume CHOSSIÈRE
Line FARAH
Gladys ROUPSARD

Dissertation philosophique série L
Grégoire LEFFTZ
Bassel GHOTAYMI
Alice ROULLIÈRE
Élise LECA
Lucie ROUDERGUES
Guillaume CAULET
Luc CHESSEL
Simon FULLEDA
Jessica NOY GSELL
Bastien RISSOAN
Mathilde TAHAR-MALAUSSENA
Servane THIBAUD

Dissertation philosophique séries ES et S
Arto CHARPENTIER
Camille DAGEN
Evguénia JELTIKOVA
Julien BOCHOLIER
Mathilde GOURRET
Elsa KRAMARZ
Samer SABRI

Économie-Droit
Pénélope BAUJARD
Arnaud LICALSI
Maxime HOUBE
Hafid BILAL
Alizée REBERTE

Éducation musicale
Clément STAGNOL
Nicolas GENTNER
Sébastien BUJEAUD
Emmanuel HASLER
Cécilia LEMAITRE SGARD
Katia WEIMANN
Anaïs SOUCAILLE
Héloïse WERNER

Électrotechnique Énergie Équipements communicants
Vincent DALUZEAU
Matthieu TANQUEREL
Aurélien LESAGE
Rémy TROMPIER
Erwan RIO
Romain ROUTIER
Gwennaël CAIGNAERT
Pierre DUMAREY

Exploitation des transports
Guillaume ARNOUTS
Christophe ESCAFFIT
Gaëtan RETAILLEAU

Génie civil
Thomas MINELLO
Jérôme POUPARD
Jonathan GEORGET
Quentin HONORÉ

Génie des matériaux
Fernand ÉCHAPPÉ
Thibaut GRAMMONT
David MONJANEL-MAURY
Romain CLUZEL
Émilien LÉPINE

Génie électronique
Romain FIHUE
Olivier FORTIN
Anthony LE GAL
Christian CATHALA
Valentin BLANDIN
Baptiste AUGEREAU
Jean-Baptiste FROMENTEAU
Matthieu IGER
Lucas LANDI
Brice LANDREAU
Jean LÉOPOLD
Sébastien MALMOUSTIER

Génie électrotechnique
Alexandre GALLIENNE
Antoine CLAVIER
Florent MALHERBE
Paul BARBIER
Kévin GAULT
Maxime LAIGNEAU
Erwann LAGADEC
Florian ÉCHALIER
Yann GUIBERT

Génie énergétique
Benoît CAMUS
Vincent LÉONARD
Quentin BIOTEAU

Génie mécanique
Fabien VAROQUIER
Camille POTTIER
Sylvain HEMETTE

Géographie
Nathan HAÏK
Lucas DESTREM
Laurène PORET
Alexis DELAMARE
Nicolas LOBATO-DAUZIER
Blaise TRUONG-LOÏ
Gwenaël PODESTA
Laéna NGUYEN HUYNH

Histoire
Dimitri IMBERT
Romain DE CALBIAC
Faustin GADEN
Pierre-Marie LANGLOIS
Adrien JOURDAIN
Simon MATET
Yoann GUILLEMOT
Nathan MARKOWITZ
Pierre-Louis MICHEL
Thomas RAMILIJAONA

Maintenance de véhicules automobiles option voitures particulières
Yannick BONNEAU
Arnaud WILMOUTH
Nicolas WEISBECKER
Terry RUSSAC
Julien FAY
Romain LE GARZENNEC

Maintenance des matériels : option A : agricoles, option B : travaux publics et manutention, option C : parcs et jardins
David LUCAS
Julien REMONNAY
Damien PECHARD

Mathématiques
Ambroise MARIGOT
Thomas WILLIAMS
Julien MOUSSOU
Sébastien MIQUEL
Marc JOSIEN
Christopher WELLS
François DROSS
Gaspard FEREY
Jean GARCIN
Kin MIMOUNI

Mise en oeuvre des matériaux option matériaux métalliques moulés
Josselin GRAVELLE
Alphonse DOR
Christophe BAUDOUIN
Rémi FAILLET
Julien WATELET

Ouvrages du bâtiment : aluminium, verre et matériaux de synthèse
Cyril BIGEON
Robin DEBARD
Jimmy FÉDIÈRE

Physique de laboratoire et de procédés industriels
Vincent LARGET
Sylvain LACHAL
Cyril DALLARD
Guillaume SCHACHER
Vivien BASSELOT
Florian CHRIST

Physique-Chimie
Victor BERGER
Nathan SKRZYPCZAK
Sébastien MIQUEL
Matthieu PLAQUET
Fanny BRUN-BARRIÈRE
Renyu WANG
Cédric MARTIN
Cédric BOURDAIS
Marc JOSIEN
Abel LACABANNE
Qing LAN
LEURENT
Laure MARTIN
Matthieu PIERCE
Julien THOMAS
Loïc TORAILLE
Thomas WILLIAMS

Plasturgie
Nolwenn BOULO

Réalisation d'ouvrages chaudronnés et de structures métalliques
Dimitri PARANS
Florian AVRIL
Jérémy VRIGNEAU
Kévin LEDANOIS
Robin LANDEMAINE
Jacques BAROTTE

Restauration approfondissement « organisation et production culinaire »
Romuald SCARAMUZZA
Matthieu D'AMICO
Florence HAQUIN
Alexis JOUANNEAU
Jean-François BARBERIS
Clément MIDROIT

Restauration approfondissement « service et commercialisation »
Amandine LEMPEREUR
Thomas BENINCA
Élodie LEFAIX
Pierre LIENARD
Benoît BOUTET

Sciences de la vie et de la Terre
Thibaut PETITPAS
Anaëlle LECLABART
Sandy LABABIDI
Jean-Baptiste SCHROTTENLOHER
Flora VAYR
Etienne MAROUSEAU

Sciences de l'Ingénieur
Abel LACABANNE
Johan LASPERAS
Louis LÉVÊQUE
Yohan WANDEROILD-MORAND
Alban FARCHI

Sciences économiques et sociales
René DE NICOLAY
Inna GRINIS
Jérôme VINCENT
Nicolas DUBOST
Antoun MEROUEH
Théo GERENTES

Sciences et techniques sanitaires et sociales
Charlotte THINEY
Cassandre KAISER
Hélène VIALAN
Kelly FATMI
Marie VUILLEMIN
Florence GUSZTYLA
Stéphanie LEMAITRE

Technicien d'usinage
Thomas LESCUR
Adrien PIERRE
Kévin FOURMONT

Technicien menuisier agenceur
Julien DUPREY
Yohan QUELIN
Renaud ROUSSON
Aurélien LEGOUPIL
Émeric LÉVÈQUE

Technologie et gestion hôtelières
Justine SARRY
Alexandra CHATEAU
Quentin RAVAIL
Julien RAYMOND
Joffrey LABROUSSE
Adélie PEYRIC

Thème latin
Marie-Laura LUISADA
Xavier FONTAINE
Charles SERFATY
Florent BRÉHARD
Cécile THÉVENIN

Travaux publics
Maxime CHAIGNON
Maxime DELRIEU
Franck ROSSI
Jérémie DEBARD
Guénolé LORCY
Matthieu BOUHÉLIER
Damien SERVETTAZ
Sébastien PILON

Vente (prospection-négociation-suivi de clientèle)
Nicolas CHAUVIÈRE
Benjamin HERVÉ
Aurélie BISENIUS

Version grecque
Clémence MADINIER
Lavinia MAGNANI
Juliette MARION
Xavier FONTAINE
Marie JOUET
Luna COHEN-SOLAL
Mathilde DESTIVAL
Pierre DONAT-BOUILLUD
Pierre-Ange GIUDICELLI
Pierre PANIJEL
Charles SERFATY

Version latine
Charles SERFATY
Jean PAUPHILET
Paul GALVAN
Estienne GRANET
Guilhem FRAYSSE
Florent BRÉHARD
Mathilde DESTIVAL

Les résultats sont absolument sans appel: les Français de souche et les descendants d'Européens dominent totalement le classement dans toutes les disciplines. Les Juifs et les Asiatiques suivent. Enfin, on retrouve quelques personnes d'origine arabe, libanaise principalement. Quasiment pas de Maghrébins, ni de Sub-sahariens. La hiérarchie ethnique demeure donc la même en France qu'ailleurs dans le monde, malgré l'obsession de la République pour le métissage.

Addendum : résultats par groupe ethnique (merci à Anne Onyme):

Français : 76%

Européens (hors France) : 13%
Italiens : 5%
Allemands : 3%
Anglais : 2%
Espagnols : 1%
Slaves : 1%
Flamands : 0,5%
Grecs : 0,5%

Extraeuropéens : 11%
Juifs (Ashkénazes et Séfarades) : 5%
Libanais (et Arabes) : 3,5%
Vietnamiens : 1%
Chinois : 1%
Malgaches : 0,5%

total : 280 (100%)


mercredi 8 juillet 2009

La chute de l'Empire d'Occident

Une tribune libre de notre collègue de la réacosphère André Waroch:

L'heure est à l'homme nomade, au sans-patrie, au citoyen du monde. L'heure est à celui qui n'a d'autres attaches que celles qu'il peut emporter du jour au lendemain dans sa valise. Le monde de demain appartient à ceux qui sauront ne plus encombrer leurs errances terrestres, voire spatiales, d'un quelconque « terroir », archaïsme dont l'exaltation fleure bon son populisme rance.

Voilà le discours, à peine caricaturé, tenu par un certain nombre d'intellectuels venus de la gauche ou de l'extrême-gauche et convertis au « libéralisme », c'est-à-dire, pour être plus précis, au libre-échangisme mondialisé. C'est une traversée moins rude qu'il n'y parait, les fondamentaux idéologiques de ces intellectuels ne subissant, entre ces deux rives, que fort peu de dommage.
Le noyau dur de leur engagement n'a pas changé, c'est toujours la haine de l'enracinement, du particularisme, de la singularité irréductible des peuples, de la nation au sens grec du terme.

Une hyper-caste mondialiste, dont les contours se dessinent de plus en plus clairement, veut croire encore à un « progrès » à la Jules Vernes. La nature domestiquée par une technologie hissant les hommes au rang des dieux ; une culture universelle et uniformisée rayonnant sur toute la surface de la terre ; une gouvernance mondiale sage, bénéfique, consensuelle, qui, dans
ce monde post-historique, n'aura plus qu'à gérer et administrer. Bref, le paradis sur terre pour ces hommes qui portent en eux le rêve chrétien sécularisé des Lumières.

Dans la mentalité occidentale, dont cette caste relève plus que de n'importe quoi d'autre, l'avenir est supposé meilleur que le présent, et le présent meilleur que le passé. Le destin irrévocable de l'humanité semble être de monter toujours plus loin dans l'intelligence, la bonté, la joie, le bonheur, jusqu'à un zénith improbable. Il régnait au Moyen-Age le sentiment exactement inverse. Les lettrés avaient la conviction d'une chute inexorable du monde vers l'abîme. Un monde arrivé au stade ultime de la vieillesse. S'il est vrai que le passage de l'antiquité au Moyen-Age s'accompagna de l'abandon d'une certaine conception cyclique du temps (« L'éternel retour ») au profit d'une vison linéaire due au christianisme, encore faut-il préciser que cette linéarité a, en quelque sorte, changé de sens, du bas vers le haut, quelque part entre le XIIème siècle et la Révolution française. L'Europe de l'Ouest est passé de la chute à l'ascension. Au Moyen-Age, le passé était vu comme meilleur que l'avenir, et ce fut l'inverse qui s'imposa définitivement à partir du XVIIIème siècle.

Cela ne relève pas que de la simple croyance religieuse : le Moyen-Age fut vraiment une régression par rapport à l'Antiquité, et le progrès, au sens matériel du terme (expansionnisme au-delà des mers, découvertes scientifiques), une réalité incontestable pour l'Europe de l'Ouest à partir du XVème siècle.
Pas qu'une croyance religieuse, donc, mais aussi une croyance religieuse.
Il faut sûrement voir l'origine de ce changement de direction dans la Réforme grégorienne, évènement capital que l'historien Harold J.Berman a rebaptisé « Révolution papale ». Quoiqu'il en soit, la croyance est là. D'où le célèbre et stupide adage : c'est incroyable de voir encore des choses pareilles au XXIème siècle ! Le temps, encore une fois, étant vu comme une montée inexorable de l'humanité vers la civilisation suprême.

La réalité, pour l'Europe de l'Ouest, semble pourtant de nouveau inverser le sens de sa marche. L'évolution actuelle s'apparente de manière frappante au processus qui caractérisa la dégénérescence finale de l'Empire romain d'Occident, à partir du IIIème siècle, jusqu'à la déposition du dernier empereur en 476 (début du Moyen-Age pour les historiens).
Ce processus, qui mit fin au monde antique, se caractérisa par :

- Un chaos ethnique grandissant. Après l'édit de Caracalla accordant en 212 la citoyenneté romaine à tous les mâles non esclaves des provinces, les barbares germaniques puis hunniques commencent à déferler en Gaule. A la fin du IVème siècle, la plupart des soldats et même des généraux « romains » sont en fait des germains naturalisés. Les souches proprement romaines sont, de fait, écartées du pouvoir.

- Un gigantisme mortel. L'Empire, à son apogée, s'étend du sud de l'Ecosse jusqu'à la Mer rouge. Assailli de toutes parts, son économie désorganisée, les effectifs de l'armée et de l'administration augmentant sans cesse, il accable le peuple sous les taxes et les impôts. En Gaule apparaît le phénomène des Bagaudes, paysans « prenant le maquis » pour échapper au fisc. Un de leurs chefs, Eudoxe, trouvera même refuge auprès d'Attila. L'impuissance de l'armée romaine (environ 400 000 hommes sous Dioclétien) à protéger un territoire aussi gigantesque, ajoutée à l'interdiction faite aux civils indigènes de porter les armes et d'organiser eux-mêmes leur défense, ouvre un boulevard aux envahisseurs. Wisigoths, Francs et autres Burgondes soumettent les populations de l'Empire, et prennent peu à peu possession des terres de l'Ouest.

- Un exode urbain. L'économie de l'Empire, à partir du IIIème siècle, se voit peu à peu totalement désorganisée par les raids barbares. La circulation des marchandises de province à province décline, voire s'arrête. Les villes, à partir du Vème siècle, commencent à se vider. La population urbaine, « groupe de consommateurs qui s'alimente d'importations » (Jacques Le Goff), se voit contrainte d'effectuer un « retour à la terre », c'est-à-dire un retour à l'exploitation directe des matières premières, la circulation des produits manufacturés et des importations de denrées de base étant devenue trop faible pour alimenter les villes.

- Un basculement religieux. En 312, Constantin, premier empereur converti, instaure l'égalité de droits entre le christianisme et les autres religions, ce qui est déjà, dans la logique conquérante des monothéismes issus du judaïsme, un pas décisif vers la religion unique et obligatoire. Dans la décennie suivante, Constantin démontre clairement ou vont ses préférences en commençant à interdire certaines pratiques païennes comme la divination.
Il intervient, parallèlement, dans les affaires internes de l'Église, y compris dans les débats théologiques. C'est lui qui convoque, en 325, le concile de Nicée, central dans l'histoire du catholicisme.
Les successeurs de Constantin vont continuer la politique de christianisation forcée de la société. En 354 est décrétée la fermeture des temples païens et l'interdiction des sacrifices.
En 381, Théodose, véritable bourreau du paganisme, adresse un édit par lequel il impose à tous les peuples de l'Empire le christianisme comme religion obligatoire. Dans les deux décennies suivantes, c'est en fait le coup de grâce qui va être porté juridiquement aux anciennes religions, avec comme point culminant l'interdiction définitive en 395, par l'Empereur Arcadius, de toute pratique religieuse autre que celle du catholicisme romain (les hérésies chrétiennes comme l'arianisme étant au moins autant combattues que les pratiques polythéistes).

-Une régression démographique soulignée par beaucoup d'historiens.
La dépopulation de certaines zones est évidemment un appel d'air pour les Barbares qui n'ont plus qu'à coloniser des terres déjà vides.

L'Europe de l'Ouest catholique et protestante, héritière de l'Empire d'Occident, se trouve confrontée à une situation dont l'analogie avec ce qui précède est hallucinante. Le chaos ethnique est là, incontestable. Les nouveaux arrivants ne se convertissent pas, comme les anciens Germains, à la religion des autochtones, mais apportent avec eux l'islam, idéologie belliqueuse, conquérante, totalitaire. Les nationalités françaises, britanniques, belges et maintenant allemandes (liste non exhaustive) sont accordées à tour de bras aux enfants d'immigrés nés sur le sol européen. Ils sont alors inexpulsables dans le système juridique actuel et deviennent le vecteur d'une substitution de population qui, commencée avec l'immigration, se poursuit de l'intérieur, comme un cancer.
L'Union européenne, qui s'étend de plus en plus rapidement, devient une sorte d'immense terrain vague. Pendant que les entreprises sont pressurées d'impôts destinés à mettre en place ou maintenir une politique sociale, les produits manufacturés en provenance de Chine ou d'autres pays émergents (qui ne pratiquent aucune politique sociale) arrivent aux frontières quasiment sans aucun droit de douane.
Le résultat est prévisible : liquidation des industries, transformation totale de l'économie des pays de l'UE en économie de services, et dépendance de plus
en plus gigantesque de l'Europe de « l'atelier du monde » néo-confucéen.
L'exode urbain, quant à lui, a déjà commencé, mais il est en trompe l'oeil. Les villes ne perdent pas d'habitants (sauf Paris) mais voient disparaître les classes moyennes européennes au profit des nouveaux arrivants, attirés par une vie de parasitage qu'il ne peuvent pas trouver dans les campagnes. De plus en plus de Français, et plus seulement issus des classes aisées, choisissent même la fuite à l'étranger (Londres a maintenant son « quartier français »).
La baisse dramatique du pouvoir d'achat occasionne le développement croissant des achats directs aux agriculteurs. Comme au bas-empire, on assiste donc à un début d'effondrement de l'économie développée, économie normalement basée sur un réseau très dense d'intermédiaires entre le producteur et le consommateur.
La hausse continue du prix de l'essence, associée à une paupérisation croissante, fait que l'Européen se déplace en fait de moins en moins. Destinations de vacance comme de week-end sont de plus en plus proche du domicile (de plus en plus de gens ne partent même plus du tout). On assiste en réalité à une véritable immobilisation des individus, totalement en contradiction avec les théories de « l'homme nomade ».
L'horizon mental et physique de l'homme européen, en ce début de XXIème siècle, rétrécit d'autant plus que le niveau culturel des jeunes générations, il est vrai de moins en moins européennes, s'effondre à toute vitesse. On estime que plus de 25% des bacheliers français sont illettrés, et que 20% de la population adulte de l'hexagone est analphabète (Guillaume Corvus, La convergence des catastrophes, 2005). Comme dans l'Empire romain finissant, on assiste à une acculturation, à une perte de mémoire collective qui précède et cause la détèchnicisation, prélude à un nouveau Moyen-âge.
Les zones de non-droit, territoires livrés aux bandes de jeunes musulmans qui y font régner une sorte d'ordre islamo-mafieux, constituent l'embryon d'une nouvelle féodalité, beaucoup plus agressive que la première, car bâtie sur le fanatisme et sur une haine d'essence totalitaire. Les Mureaux, Trappes, Argenteuil, Roubaix : autant de futurs sultanats indépendants ou, déjà, la police française n'intervient plus qu'avec des pincettes, voire pas du tout.

Les invasions barbares mirent fin à l'Empire romain, du moins en Occident. L'Empire d'Orient, appelé plus tard byzantin, continua à porter le rêve pendant un millénaire. Justinien entreprit même, au VIème siècle, une gigantesque expédition punitive pour arracher les territoires de l'ex-empire d'occident des mains des Germains.

Si les États-Unis ont souvent été comparés à Carthage, ce qui tient plus de la trouvaille sloganique que d'un rapport quelconque entre les deux entités, l'Europe actuelle a bien son Empire byzantin, un pays gigantesque, construit lui aussi sur des bases impériales, orthodoxes, messianiques, passé maître dans l'art de la manoeuvre politique. Ce pays, que la religion et l'alphabet cyrillique ont tenu à l'écart, au moins depuis le schisme de 1054, des révolutions intellectuelles, spirituelles et politiques que connurent les Européens convertis au catholicisme puis à la Réforme (qui, comme l'a montré A.S. Khomakiov, n'est qu'une réforme interne au catholicisme, réforme dont la poussée s'arrêta aux portes de l'Europe orthodoxe comme devant un mur de béton) est la dernière pièce du puzzle qui permet une analogie quasiment mystique entre le Vème et XXIème siècle.
La Russie, puisqu'il s'agit d'elle, et malgré toutes ses faiblesses : démographie catastrophique, absence de tissu industriel, présence de plus en plus massive de musulmans russes et d'Asie centrale, a décidé de continuer à perpétuer le rêve impérial. Par là même, elle redevient un acteur quand l'Europe de l'Ouest n'est plus qu'un enjeu, situation recréant donc la dichotomie de l'antiquité tardive. Dans cette optique, les États-Unis endosseraient plutôt le rôle de l'Empire perse sassanide.

Pour la seconde fois, l'Empire d'Occident, qui avait disparu une première fois sous sa forme étatique mais s'était reconstitué, sous une forme civilisationnelle, par le truchement de l'Église catholique romaine, est donc en train de s'écrouler.

dimanche 5 juillet 2009

Ras l'Front (républicain)!

Tout-le-monde-il-est-beau. Tout-le-monde-il-est-égaux. Sauf les nazis.


Hénin-Beaumont bien sûr. L'éternelle tactique du Front Républicain. De Maistre en parlait déjà il y a deux siècles. Plutôt que de vanter les avantages de la République, les vigilants citoyens nous mettent en garde contre une éventuelle victoire de la Réaction. Une contre-campagne en quelque sorte, afin de maintenir le statut-quo et le régime actuel. "Une victoire du Front National serait terrible". Terrible pour quoi au fait ? Pour qui ? Pour les Héninois de souche ? Pour les exotiques implantés dans le Pas-de-Calais ? Pour Dany Boon le con-verti dans son palace californien ? Pour la gauche poisseuse qui a détourné des milliers d'euros ? Pour cette clique de parasites qui laisse le pays se gangrener chaque jour davantage et qui nous ressort le Front Républicain moisi et piqué des vers de sa vieille malle à chaque fois que le FN montre le bout de sa flamme ? Cette seule expression d'ailleurs, "Front Républicain", soulève l'estomac de toute personne normalement constituée. Qui veut sérieusement faire front pour la République ? Pour le buste de Marianne dans la mairie de Trappes, pour le Panthéon, pour les embrocheurs de bébés vendéens et son lot de noyeurs de vierges, pour Voltaire et sa morale de souriceau, pour l'insupportable devise de Cons United: Liberté, Egalité, Fraternité ? Personne à part quelques instits à la retraite en pantalon de velours. On sent l'arnaque, le coup fourré, l'antifascisme de pacotille de SOS-Racisme, la victoire de Chirac à l'ombre des drapeaux algériens, la pseudo-opposition à Sarkozy des fils de bobos. Bref, on sent l'Afrance d'Après.

Au fait, pourquoi tant de haine ? Je ne parle pas du FN bien entendu, qui est probablement le parti le moins haineux et le moins outrancier sur le marché en cette belle année 2009. Policé, calibré, politiquement correct, le FN nouvelle cuvée est bien plus lisse que le NPA ou même les Verts, Marine sachant pertinemment qu'il lui sera bien moins pardonné qu'à d'autres. Non, je parle ici de la haine conjurée des larves journalesques, politiques et peoplesques, pourquoi tant de haine ? Parce que l'opposition fondamentale entre le FN et les autres partis n'est pas d'essence politique, mais religieuse. Si l'UMP-PS-Verts-Modem propose des mesures politiques dans le cadre républicain, le FN, lui, défend la civilisation française, le cadre républicain il s'en fiche, pour rester poli. Pour les premiers, la France est subordonnée à la République, le concret au concept. Pour le FN, c'est l'inverse, le régime politique est subordonné à sa population, ses paysages, son histoire. Platon contre Aristote. Le déductif contre l'inductif. Les Lumières contre la Tradition. Aucune concession n'est possible entre ces deux visions du monde. Soit on est un Républicain, soit on est un nazi. La République est donc une religion plus qu'une forme de l'organisation de l'Etat.

La loi de 1905 visait d'ailleurs à remplacer la religion publique de l'époque, le catholicisme, par une autre religion publique, la République (res publica). Cette dernière est donc devenue la religio officielle, reléguant le catholicisme au rang de superstitio, c'est à dire une croyance personnelle dans la Rome des Césars. Officialisé comme religion d'Etat par l'Empereur Théodose en l'an 380, le christianisme retournait officiellement dans les catacombes mille cinq cent ving cinq années plus tard très exactement. La nature ayant horreur du vide, ce fut la République qui prit la place laissée vacante par le christianisme. Une religion en chasse une autre. Depuis cette époque glorieuse où la France vit mourir la fine fleur de sa jeunesse dans deux guerres mondiales, être écrasée sous les bombes étrangères, envoyer à l'abattoir 250 000 de ses bébés chaque année pour les remplacer par des Papous et autoriser le mariage des plantes à graine molle, la République a régné en maître(sse). Et plus elle vieillit, plus elle devient intolérante et acariâtre, stigmatisant toute résurgence de la Réaction avec des outrances qui ne trompent plus personne.

Amis et amies Héninois, il est plus que temps d'envoyer la République à l'hospice. Pour la facture on se débrouillera.



Le saviez-vous ?

La commune d'Hénin-Beaumont est jumelée avec la ville sénégalaise de Rufisque.

On se salue Mesdames!

Hénin-Beaumont et son art nazi-réactionnaire subventionné par la future mairie F-Haine si les électeurs font le choix du repli identitaire:



Rufisque et son ambiance festive et métissée, idéale pour des vacances en famille ,si les Héninois font bien entendu le choix de l'accueil et de l'ouverture à l'autre:

mercredi 1 juillet 2009

Villepin, l'Attali chiraquien

Dominique de Villepin en compagnie de son amie Ingrid Betancourt


Dans un récent entretien au sujet de la sortie de son dernier livre (La cité des hommes, Plon) avec le journaliste people Jean Marc Raffaelli, l'ancien premier ministre de Chirac évoque sa vision de l'univers politique de l'après-Crise. Gouvernement mondial, intégration du Maghreb et de la Turquie à l'Union Européenne, tout y passe. Morceaux choisis:

Q: Préconiser une sorte de gouvernement mondial basé sur un humanisme moderne et laïc, c'est un peu de l'angélisme...

R: Lorsqu'on est confronté à une crise d'une telle ampleur, globale, durable, qui touche tous les pays et tous les secteurs, il faut trouver des solutions à la hauteur des enjeux (...) Poser les jalons d'une gouvernance régionale et internationale, ce n'est pas enlever du pouvoir aux états, c'est, au contraire, accroître leur responsabilité et leur capacité d'action, là où elles ne se sont jamais exercées. On a besoin d'un Conseil de sécurité qui agisse avec une légitimité incontestable, non pas pour geler les crises, en Afrique, au Proche-Orient, mais pour les régler.

Q: C'est aussi valable pour l'Europe dont vous dites qu'elle est en cale sèche ?

Il faut une gouvernance européenne plus forte, une Commission [non élue!] plus forte, un Parlement plus fort pour remettre cette Europe en marche. La coopération franco-allemande a besoin d'une nouvelle dynamique pour, par exemple, produire des champions industriels. Tirons les leçons du rendez-vous manqué dans le domaine du nucléaire civil. Il est aussi crucial d'instituer un grand pôle de référence, un pôle paneuropéen rassemblant, au-delà d'elle, la Russie, la Turquie [!] l'Afrique du nord [!!], un espace à la mesure des grandes entités mondiales que sont la Chine et l'Inde.

Q: Il faut aussi des hommes d'état d'exception...

R: L'arrivée de Barack Obama est un atout pour la communauté internationale. Une Europe mieux organisée politiquement peut jouer la complémentarité et l'émulation pour bâtir des partenariats susceptibles d'éviter le duopole entre la Chine et les USA, tout en faisant prospérer son héritage d'humanisme et de diversité.

samedi 27 juin 2009

Mortalité infantile: la Mairie de Paris occulte les vérités qui fâchent

Scène de rue dans la Goutte d'Or, 18e arrondissement de Paris


Voilà un article faussement ingénu du Monde sur la "mystérieuse" (sic) mortalité infantile à Paris. Récit:

"Trois arrondissements parisiens sont frappés par une surmortalité infantile, selon l'Atelier parisien de l'urbanisme (APUR, association créée par le Conseil de Paris, chargée de suivre les évolutions urbaines). Ce constat – dressé par plusieurs élus parisiens, alors qu'ils enquêtaient dans le cadre d'une mission d'information sur l'accueil de la petite enfance – n'apparaît pas dans le rapport qu'ils ont remis, le 15 juin, au maire de la capitale.

"La mortalité infantile est en diminution" à Paris, souligne même le document final [Fidèles Camarades dormez en paix! Le Politburo signale que tout va bien!]. 3,4 enfants sont nés sans vie pour 1 000 naissances en 2007. En 2000, la moyenne était de 4,3. La vie progresse même un peu plus vite dans la capitale que dans le reste du territoire puisque le taux de mortalité infantile national était de 3,6 en 2007.

Toutefois, au regard du compte-rendu de la réunion de la mission d'information, daté du 12 mars, que Le Monde s'est procuré, le rapport remis au maire semble incomplet. Le document d'étape précise qu'à la suite d'un exposé fait par Jean-Marie Audry, directeur d'études à l'Atelier parisien de l'urbanisme (APUR) sur la démographie parisienne, Michèle Blumenthal, maire socialiste du 12e arrondissement et membre de la mission, s'interroge sur les raisons de "la surmortalité infantile dans les 12e, 18e et 19e arrondissements".

La réponse du responsable de l'APUR confirme l'inquiétude de la maire : "Dans les 12e, 18e et 19e arrondissements, le taux de mortalité infantile dépasse de plus d'un point la moyenne parisienne sur la période 2000-2007. Cela n'est pas lié à la présence de services de médecine périnatale dans ces arrondissements, les statistiques étant rapportées au lieu de domicile de la mère (et non au lieu du décès). L'explication réside plutôt semble-t-il dans la présence sur le territoire de ces arrondissements de populations cumulant un suivi médical insuffisant et de mauvaises conditions sanitaires", conclut-il.(...)

Dans une version antérieure de son rapport, la mission "regrettait qu'aucune explication rationnelle et scientifique ne puisse être avancée à ce jour pour expliquer ce taux". De fait, la version définitive du rapport a été expurgée de toutes les mentions relatives à une surmortalité. Une exigence de Michèle Blumenthal, la maire du 12e. Sollicitée par Le Monde, cette dernière n'a pas souhaité répondre à ses questions. Une élue UMP, membre de la mission, regrette le choix de la maire : "S'il y a un problème de surmortalité infantile, il faut en chercher la cause, pas occulter le problème."


Eh bien moi Vertumne, j'en ai une, "d'explication rationnelle et scientifique". C'est d'une évidence telle qu'il est impossible de l'admettre publiquement, même pour un citoyen lambda: l'explication est raciale. Voilà c'est dit. Les 18e et 19e arrondissement hébergent une forte proportion d'Africains sub-sahariens, dont la mortalité infantile est notoirement supérieure à celle des Blancs, même à revenus égaux. Le fait est très bien documenté. La psychologue D. Mealey avait découvert en 1990 que la mortalité infantile des populations de race négroïde était plus élevée que celle des populations de race caucasoïde. Parallèlement, Richard Lynn, professeur émérite à l'Université d'Ulster, dans son remarquable "The Global Bell Curve, Race, IQ and Intelligence Worldwide" avait exposé les chiffres suivants:

Taux de mortalité infantile, pour 1000 naissances vivantes:

Blancs
1920: 82
1950: 27
1990: 5.5
2002: 5.9

Noirs
1920: 132
1950: 45
1990: 11.4
2002: 13.9

De façon très constante, les Noirs ont une mortalité infantile deux fois plus élevée que celle des Blancs, que ce soit par négligence parentale ou hérédité génétique. Les données scientifiques sont accablantes et faciles d'accès. Les élus, les décideurs le savent. Le journaliste auteur de l'article cité le sait. Mais jamais ils ne l'avoueront publiquement. Jamais ils ne vous diront ouvertement la vérité. Ils préfèreront occulter les faits, voire même les travestir en mensonges grossiers dignes des propagandes totalitaires. Pour ne pas remettre en cause leur dogme, cette religion des droits de l'Homme qui veut qu'un Norvégien et un Gabonais soient interchangeables, religion sur laquelle repose la République.

mardi 23 juin 2009

Dumézil pour les nuls 2





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samedi 20 juin 2009

Infrahumanité: un essai de définition

L'infrahumanité est le produit de la démocratisation et de la massification des sociétés contemporaines. Au niveau relationnel, elle est caractérisée par un remplacement des interactions proches par des interactions lointaines. Déjà décrite par Aristote dans Les Politiques, puis prophétisée avec une troublante justesse par Tocqueville, l'infrahumanité regroupe désormais la majorité des êtres humains sous son joug.

Dans les sociétés dites "traditionnelles", celles régies par la religion et le patriarcat, l'individu n'est en effet jamais "libre" ou "seul" au sens moderne du terme, c'est à dire celui de l'exhibition totale et puérile de son individualisme. Jamais seul certes, mais jamais solitaire non plus. Il se trouve pris en charge du berceau à la tombe par la communauté et l'ensemble des "interactions proches" (famille étendue, supérieurs hiérarchiques, voisins), structures dans lesquelles il a toute la latitude d'exprimer ses talents et une certaine individualité. A condition bien-sûr, de respecter la Tradition, celle tracée par les ancêtres depuis des siècles. La personne n'est donc ni un objet, ni un esclave, mais la dernière branche d'un arbre plurimillénaire. Aucune branche ne ressemble à une autre, et pourtant elles participent toutes à la pérennité de cet être vivant, dans une sorte de relation cellulaire symbiotique. Il en résulte que l'homme de la société traditionnelle est par nature un homme politique puisque chacune de ses actions et décisions est liée à l'ensemble du bien-être de la communauté.

Rien de tout cela dans la société infrahumaine contemporaine. L'essor de la mondialisation marchande et la croissance de l'Etat ont entraîné un basculement des interactions "proches" vers les "interactions éloignées". Les liens unissant l'individu à sa communauté ont été coupés afin de le relier à des entités plus distantes à la fois géographiquement et humainement (Etat, opérateurs numériques, étrangers). Un exemple frappant parmi tant d'autres: les Occidentaux se vantent que l'accès facilité aux bâtiments administratifs pour les personnes handicapées est obligatoire dans leurs pays. Ils se servent de l'existence de telles infrastructures pour mettre en avant leur modèle de civilisation, "humaine et juste". Les imbéciles! Commes si les milliers de générations précédentes ne s'étaient pas souciées du bien-être des leurs! La fonction de telles structures est justement de permettre à une personne handicapée d'accéder seule aux bâtiments officiels! Alors que dans une société traditionnelle ces infrastructures sont inutiles, la personne handicapée étant prise en charge au quotidien par sa communauté, elles sont devenues une obligation dans une société individualiste et atomisée où l'on ne peut plus compter sur personne pour survivre. C'est donc prendre le problème à l'envers que de traiter comme une invention ce qui n'est en réalité qu'une compensation. On pourrait également employer comme exemple les maisons de retraite, mouroirs faits pour substituer à l'amour d'un foyer familial une froide et clinique antichambre de l'autre-monde. Encore une fois, substitution des interactions proches (famille, village) par des interactions lointaines (aide-soignants, clinique) présentée comme un "progrès".

De branche d'un arbre dans la société traditionnelle, l'être humain devient le rouage d'une machine aux proportions titanesques dans la société contemporaine. Si toutes les cellules de l'arbre profitent et souffrent simultanément des vissicitudes inhérentes à l'existence du végétal (cycle des saisons, photosynthèse, etc.), les rouages de la machine ne font eux que remplir, jusqu'à épuisement et remplacement, une fonction mécanique utile dont ils ne profitent pas in fine. La liberté individuelle de ces sociétés n'est donc qu'un effet pervers inhérent à leur organisation et non pas une conquête sociale! Tout comme un chien enchaîné à un piquet aboiera toute la journée, un individu sans aucun pouvoir politique entretiendra un blogue, une femme menant une existence répétitive et ennuyeuse se plongera dans les soap operas et les talk-shows, un adolescent sans amis créera un compte Facebook. A l'instar de la maison de retraite ou de la rampe pour handicapés, ces facettes de la vie modernes ne sont donc que des palliatifs à une dégradation du bien-être humain général. Des organes bioniques à la place des organes naturels. Pour prendre le problème à l'envers, c'est pour cette raison que les Amish, liés à des communautés soudées et solidaires n'ont pas besoin de téléphone portable. Quand l'organe ne manque pas, il n'a pas besoin d'être remplacé par une prothèse.

Les gesticulations enfièvrées des concerts live, les manifestations citoyennes et autres rituels de rue, les délires scabreux de la télé-réalité, les looks excentriques et provocants, les "records" débiles d'Untel ne font que dresser le portrait d'une culture humaine amputée de ses interactions régulatrices proches et livrée à la merci des pensées individuelles inférieures. Sans aucun doute, elles constituent autant de moyens d'hurler son existence à la face d'un monde indifférent et glacial. La rebellion et l'anticonformisme seront d'autant plus tolérés qu'ils ne remettent nullement en cause le fonctionnement de la société mais font partie, bien au contraire, des soupapes de sécurité indispensables à la survie d'un système totalitaire.

mardi 16 juin 2009

Collabos pro-clandestins: 33 interpellations en Corse

Arrestation de clandestins algériens à Bastia

Lundi:

"Hier vers 15 h 30, 42 officiers de gendarmerie, de la police de l'air et des frontières mais aussi de la Sûreté, soutenus par des gendarmes mobiles et des CRS, sont intervenus simultanément en quatre points du boulevard Paoli. Une opération d'une envergure exceptionnelle, avec le groupement d'intervention régional (Gir), dans deux hôtels ainsi que dans un cabinet d'avocat et celui d'un médecin. Avec 18 gardes à vue au final.

Les forces de l'ordre intervenaient ainsi sur commission rogatoire du juge bastiais Vincent Raffray, enquêtant sur un réseau de régularisation de travailleurs clandestins. Des régularisations qui seraient passées par des certificats médicaux. Et c'est à la préfecture que l'alerte a été donnée.

« Depuis le mois de janvier, nos services ont noté une hausse anormale des demandes de titres de séjour pour raisons médicales, indique Hervé Bouchaert, préfet de Haute-Corse. Un étranger peut se faire soigner en France si il y a gravité exceptionnelle et si cela ne peut se faire dans son pays d'origine. Cela arrive bien sûr. Mais là, c'était beaucoup... » C'est sur la base d'un certificat médical qu'un étranger peut obtenir un précieux récépissé dans l'attente de l'examen de son dossier. Le certificat médical, secret professionnel oblige, n'est pas ouvert en préfecture mais par un contrôleur médical.

Les services de l'État estiment maintenant à plus de 100 le nombre de dossiers « d'asiles médicaux » déposés en Haute-Corse. Exclusivement par des ressortissants maghrébins et algériens plus précisément.

Hier vers 18 h 30, les forces de l'ordre étaient encore présentes dans les bureaux d'un avocat et d'un médecin. Les enquêteurs menaient leurs perquisitions, parfois avec certains des étrangers interpellés et menottés.>À noter que la perquisition au cabinet d'avocat s'est effectuée sous l'oeil du bâtonnier maître Maurel.Outre les deux professionnels bastiais, 16 étrangers en situation irrégulière ont donc été interpellés et placés en garde à vue. À l'issue de celles-ci, ils devraient être reconduits à la frontière."

Mardi:
"Après le vaste coup de filet de lundi après-midi, les enquêteurs ont encore interpellé une dizaine de personnes ce mardi matin dans le cadre du démantèlement d'un réseau de sans papiers. Au total 33 personnes sont toujours en garde à vue dont un avocat, sa secrétaire et un médecin généraliste".

Source 1 et 2.

samedi 13 juin 2009

Cohn-Bendit, Bayrou et le pouvoir des médias


Les élections européennes de 2009 constituent sans aucun doute la plus gigantesque arnaque électorale et politique de ce début de XXIe siècle. Destiné à élire un parlement fantoche dont les membres des deux partis hégémoniques votent à l'identique dans 97% des cas, ce type d'élection constitue en réalité un plébiscite pour les partis du Système en exercice, à la fois mondialistes et centralisateurs. Cette année, avec une abstention de près de 60% (60%!), une majorité de Français et d'Européens ont choisi de tourner le dos à un processus qu'ils estiment à juste titre _et le traitement du Non au référendum de 2005 est là pour nous le rappeler_, antidémocratique, sclérosé et joué d'avance. C'est donc une minorité, 40% d'électeurs, la frange la plus âgée et la plus "conservatrice" (au sens du maintien du Système actuel) de l'électorat qui s'est principalement exprimée par les urnes. Et sans surprise oserai-je dire, cette génération a voté pour ses propres congénères, choisissant à parts quasiment égales la gauche libérale-libertaire représentée par Europe Ecologie et le PS et... la droite libérale-libertaire dont l'UMP est le porte-étendard. Les partis anti-Système (dont le FN et l'extrême gauche) ont réalisé des scores faibles, tout à fait proportionnels au taux de participation de leurs électeurs potentiels.

Les médias ont massivement appuyé la candidature de la liste de Daniel Cohn-Bendit tout au long de la campagne électorale, n'hésitant pas à "assassiner" publiquement François Bayrou la veille du scrutin. Le président du Modem, peut-être sous l'effet d'un dégoût tout à fait compréhensible pour les pratiques sexuelles de Cohn-Bendit, a, par un coup de sang dont les gens du Sud ont le secret, eu l'outrecuidance de rappeler le passé pédophile du chef de la liste Europe Ecologie. François Bayrou, catholique pratiquant et père d'une nombreuse progéniture a depuis toujours sacrifié sa morale religieuse à ses ambitions politiques, allant même jusqu'à faire du pied aux intégristes musulmans. Malgré cela, son vieux fond catholique, tout ce qu'il y a de patriarcal et de terrien chez lui, ressort régulièrement sous l'effet de la colère, provoquant la consternation de son électorat bobo-branchouille. Qu'on se souvienne de la baffe donnée à un petit Arabe qui lui faisait les poches en 2002. Réaction typique du Père que ne peut admettre le matriarcat contemporain. Bref, lors du débat avec Cohn-Bendit, Bayrou a placé indirectement la morale au centre du débat public en ressortant le Père symbolique du placard. Crime de lèse politiquement correct! De telles saillies ne sont plus acceptées dans la société aseptisée et consensuelle du XXIe siècle, où il est seulement permis de palabrer ad nauseam sur des sujets de pure technicité qui n'intéressent personne, mise à part Arlette Chabot. Les enjeux fondamentaux, les aspects moraux et humains ne sont jamais abordés. Comme si les idées n'étaient pas portées par des êtres de chair et de sang! Encore et toujours cette idée de l'Homme, détaché de tout déterminisme...

Bref, les médias, c'est à dire la caste sacerdotale de la religion des droits de l'homme, ont pu canaliser la saine colère de l'opinion publique dans une direction opposée à celle qu'elle aurait dû provoquer. Il n'était de toute façon plus question que Bayrou, le chouchou d'hier parce qu'opposant rhétorique à Sarkozy, accède à la deuxième place derrière sa némésis. Dans une société moralement digne, les éditoriaux suivant le débat auraient dû titrer "le passé trouble de Cohn-Bendit refait surface". On aurait loué Bayrou pour son culot et son courage politique et repassé en boucle les extraits compromettants dans lesquels Cohn-Bendit avouait son excitation perverse face à des fillettes de cinq ans. Aucun doute que l'ex-leader de Mai 68 aurait fait un bide électoral, préalable à sa mort politique, et ce pour le plus grand bien du genre humain. Mais ce n'est pas ce qu'il advint. Les médias choisirent, à contre-courant de toute logique, de jeter leur dévolu sur Bayrou et son "dérapage" (sic). Comme dans l'affaire de l'agression du Noctilien, on choisit de fusiller le porteur du message pour ne pas regarder la réalité en face. Le Roi est nu et personne ne doit le dire.

Il est d'ailleurs intéressant de constater que Cohn-Bendit fut totalement absous pour ses crimes, étant la pointe de l'iceberg d'une génération qui érigea toutes les déviances du caleçon en norme de coolitude. Après la promotion de la drogue, après le culte du cosmopolitisme, après la quasi-officialisation du mariage homo, après la suppression de la transsexualité comme maladie mentale, il fait assez peu de doutes que la pédophilie est le prochain produit dérivé de 68 que nos élites vieillissantes chercheront à nous vendre. L'ultime spasme d'une époque s'étirant au delà de ses limites naturelles. Ces vieux salopards veulent nous emporter avec eux dans la tombe. Prions pour qu'ils crèvent tous avant.

jeudi 11 juin 2009

Sans commentaire XXXVII - Une génération au pouvoir

dimanche 7 juin 2009

Les couples endogames sont plus fertiles

C'est une bombe scientifique passée totalement inaperçue dans les mainstream media. Publiée dans la prestigieuse revue Science, l'étude a été menée par une équipe de chercheurs de Reykjavik, en Islande. L'Islande en effet constitue une sorte d'El Dorado pour les généticiens et les généalogistes du fait de son isolement, de l'absence de migration après la colonisation viking, et de la grande qualité des registres de naissances et de mariages.

Les chercheurs ont étudié la fertilité de tous les couples Islandais nés entre 1800 et 1965, soit un total de 160811 couples. Et les résulats constituent une surprise totale: les couples formés de personnes légèrement apparentées, à savoir des cousins au troisième ou quatrième degré seraient bien plus fertiles que les couples formés de personnes non apparentées. Au XIXe siècle, les couples de cousins au troisième degré ont eu en moyenne 4,04 enfants et 9,17 petits enfants pour seulement 3,34 enfants et 7,31 petits enfants pour les couples non apparentés. Au XXe siècle la tendance est encore marquée, avec 3,27 enfants et 6,64 petits enfants pour les couples de cousins au troisième degré, pour 2,45 et 4,86 pour les couples non apparentés.

Pourquoi de tels résultats, alors que nous savons tous que la consanguinité a tendance à réduire le nombre de descendants par l'accumulation d'allèles récessifs néfastes ? D'après les auteurs de cette étude il s'agirait tout simplement d'une "juste mesure" génétique. En effet, si les unions de cousins germains sont néfastes, celles de personnes légèrement apparentées, comme les habitants d'un même village, offrirait une plus grande compatibilité génétique par rapport à deux parfaits étrangers. Cette compatibilité génétique se manifesterait notamment par une attraction biologique plus forte. D'après le Dr. Bruce Buehler de l'Université du Nebraska:

"Quand on se ressemble, que l'on ressent les mêmes choses, que l'on pense de la même façon, on est plus attiré l'un vers l'autre et l'on fait l'amour plus souvent. C''est une question de phéromones, et je ne serai pas surpris que les personnes légèrement apparentées aient plus de désir l'une pour l'autre."

L'endogamie serait donc génétiquement bénéfique. D'après le Dr. Kari Stefansson, auteur de l'étude:

"Il y a clairement une sagesse biologique dans l'union de personnes apparentées."

Le Dr. Stefansson va plus loin, en expliquant que si l'union consanguine est peu judicieuse génétiquement, l'union de personnes génétiquement éloignées est tout aussi mauvaise. Choisir un(e) partenaire génétiquement très éloigné provoquerait une trop forte hétérozygotie ("l'absence d'harmonie" décriée par un célèbre béké de Martinique). D'après le Dr. Stefansson:

"La mondialisation causera probablement plus de mariages interethniques, mais d'après ces observations cela risque de diminuer le nombre de naissances par couple."

C'est donc la première fois qu'une étude de très haut niveau et ayant pour sujet une large population (300 000 personnes) démontre que 1) l'endogamie est bénéfique génétiquement et biologiquement et 2) le sacro-saint métissage serait une imposture politique sans aucune base scientifique, la fameuse vigueur hybride cessant d'agir dès la deuxième génération...

samedi 6 juin 2009

Fool me once....


Juste au cas où certains auraient été tentés de (re)voter pour l'UMP, voilà qui devrait calmer leur enthousiasme:

«J’ai trouvé que le discours d’Obama au Caire était remarquable. Il faut éviter le choc des cultures entre l’Orient et l’Occident. Je suis d’accord avec le président Obama sur la question du voile. Mais en France, nous sommes un état laïc. Premier point: au guichet des administrations, les fonctionnaires ne doivent pas avoir de signes de leur appartenance religieuse. Parce que les fonctionnaires sont là pour tout le monde. Deuxième point: les jeunes filles musulmanes portent le voile si c’est une décision émanant de leur libre choix, pas de leur famille ou de leur entourage. J’ai beaucoup fait comme ministre de l’Intérieur pour que les musulmans puissent vivre leur religion.» (Source).


Chers camarades, demain dimanche, c'est jour d'élections européennes, allez voter! Et votez pour un parti nationaliste, un parti qui défend les valeurs de notre civilisation, pas pour les larbins cosmopolites du Système.

dimanche 31 mai 2009

Père de 21 enfants issus de 11 femmes...à 29 ans


Desmond Hatchett (photo), convoqué devant la cour de justice de l'état du Tennessee pour non paiement de pension familiale, a avoué qu'il avait eu pas moins de 21 enfants avec 11 femmes. Son plus grand exploit selon lui est d'avoir eu mis enceintes quatre femmes en moins d'un an. Gagnant le SMIC, Hatchett ne pourra subvenir aux besoins de sa nombreuse progéniture, c'est donc l'état du Tennessee qui prendra en charge les pensions alimentaires. Devant l'ire des habitants de la ville de Knoxville réclamant sa castration pure et simple, Hatchett a juré "qu'il en avait assez et que c'était fini". Fool me once ...

(Source).

mercredi 27 mai 2009

Le communautarisme catholique fait peur aux intégristes laïcards


C'est l'impression que l'on a en lisant le billet rageur de la fanatique laïcarde Lucie Martin, membre de Riposte Laïque. Elle met sur le même pied le "danger" représenté par celui des "intégristes" à l'invasion mahométane. Danger pour qui, pour quoi au fait ? La République unique, laïque, gratuite et obligatoire bien entendu! Morceaux choisis, notez les épithètes:

Très actif en France, l’intégrisme catholique se répand sournoisement [sic] à tel point que la télévision suédoise, pays où les catholiques sont moins de 5 %, s’alarme d’un processus de conversion à l’intégrisme catholique de jeunes suédois issus de milieux athées. On estime à 120.000 le nombre d’intégristes en France, mais leur part dans les catholiques pratiquants a été multipliée par 20 en 40 ans, passant de 0,5 % à 10 %.
(...)
Les intégristes catholiques ont calqué leurs nouvelles méthodes sur celle des musulmans et on assiste à un processus de « dé-intégration » inverse de celui des communautés immigrées.
(...)
Voici quelques points communs entre les deux intégrismes, le vert et le noir :

1 – Fort taux de natalité : les intégristes catholiques ont une natalité explosive, en augmentation continuelle, qui dépasse même celle des musulmans et des Africains !
(...)
2 - Milieux fermés : en ce domaine, la troisième génération des intégristes catholiques a tourné le dos aux précédentes en appliquant un schéma d’immigré de première génération. Comme les intégristes musulmans vont souvent chercher femme ou mari en Turquie ou en Afrique du Nord, les intégristes catholiques se marient désormais exclusivement entre eux. Ils appellent même « mariages mixtes » les unions conjugales avec des Français.
(...)
3 - Pauvreté et « exclusion » : Alors qu’ils étaient essentiellement bourgeois et électeurs de la droite conservatrice, les milieux intégristes catholiques se sont paupérisés dans ces 10-15 dernières années [en quoi les "pauvres" sont ils une menace ?]
(...)
4 - Autarcie culturelle : Comme chez les intégristes musulmans, les intégristes catholiques vivent dans une autarcie culturelle totale : ils ont leurs journaux, leurs livres, leurs maisons d’édition, leur radio, leurs sites Internet et refusent tout apport extérieur. Même chose pour les écoles avec un réseau d’établissements hors-contrat [ah! voilà le souci majeur de nos instits subventionnés, ne pas pouvoir modeler les gosses selon les figures imposées par la Ripoublique] et une université qui fait qu’un enfant intégriste catholique peut ne jamais côtoyer un autre enfant.
(...)
5 - Hostilité au « pays d’accueil » : La troisième génération d’intégristes catholique a tourné le dos avec l’esprit cocardier de leurs parents qui militaient souvent au FN. La France, ils la détestent, comme les petits musulmans fanatiques des banlieues.


Le reste de l'article n'est que l'exposé d'une stratégie condescendante et méprisante visant à contenir la poussée des "intégristes". A la lecture de ce papier, en filigrane pourrait-on dire, on ressent une émotion rarement présente chez les gens de gauche de ce début de XXIe siècle, une émotion qui tranche singulièrement avec leur arrogance habituelle: la peur. Ils sont littéralement tétanisés par la peur, la peur de l'étoile montante du catholicisme traditionnaliste en France.

D'ailleurs, tous les "points communs" recensés par notre Garde Rouge sont en réalité des points forts augurant d'un avenir radieux pour nos amis tradis:

1) Le fort taux de natalité leur garantit non seulement une survie en tant que communauté, mais également un poids croissant dans les affaires de la société.
2) La relative imperméabilité culturelle des milieux tradis à la propagande immonde déversée chaque seconde par l'hyper-classe les tient à distance de la Matrice.
3) La paupérisation les préserve de l'embourgeoisement des classes moyennes agnostiques de l'ex-France.
4) Leur réseau de journaux, d'écoles, ect. leur permet de bâtir une véritable contre-culture, d'établir un communautarisme fort, donc de constituer une alternative cohérente au Système.
5) Qui connâit un tant soit-peu l'Histoire, qui aime la France et l'Europe éternelles ne peut qu'haïr de toute son âme le foutoir abject qu'elle est devenue.

Les catholiques tradtionnalistes, malgré leur petit nombre, inquiètent tant le Système que ce dernier les assassine systématiquement par médias interposés (affaire Williamson, propos du Pape sur le préservatif, reportages à charge, etc.)

En conclusion, s'il existe une "desouchière", une communauté en devenir pour les Français du XXIe siècle, il ne s'agit pas d'un lieu géographique délimité par un limes. En réalité, c'est une frontière mentale que nous devons établir pour nous protéger. Pour la retrouver, il nous suffira peut-être de retrouver la voie tracée par nos ancêtres des siècles d'or.

dimanche 24 mai 2009

Coup de Cannes (+ mise à jour)

-Palme d'Or du festival de Cannes: "Le ruban blanc" de Michael Haneke. Sur l'éducation (trop) chrétienne des Allemands du nord. "Tout cela va concocter de la dynamite, la fabrication de monstres conditionnés aux sévices et qui les reproduiront, la future génération nazie." (source) C'est vrai quoi, c'est rare les films sur la Bête Immonde, a fortiori les films récompensés.

-Grand Prix du jury du festival de Cannes: "Un prophète" de Jacques Audiard. Sur la survie d'un jeune détenu maghrébin au milieu de la mafia corse. Emotion du réalisateur primé: "merci à mes producteurs, merci à Canal (+), c'est vrai comment peut-on ne pas remercier Canal ? Merci à France 2 aussi!"

-Prix d'Interprétation: Charlotte Gainsbourg pour son rôle dans "Antichrist" de Lars von Trier. Dans le film les scènes de mutilation et de tortures côtoient les rapports sexuels non simulés de professionnels du X. "J'espère que mon père aurait été fier de moi et choqué" a déclaré la fille Gainsbourg.

Comme disait le génial Father McKenzie sur Fdesouche:

Qu’est ce que c’est une Mafia ?

C’est une organisation clanique , qui fonctionne en circuit fermé , par hérédité et cooptation interne , dans laquelle il est quasi impossible de s’introduire autrement que par parentele ou alliance , du plus petit exécutant au grand patron.(...)
C’est très exactement la définition du cinéma français et plus généralement de tout le secteur du spectacle et des médias .

Merci Father, vous m'ôtez les mots de la bouche.

Addendum 1: Le député de Haute-Corse, Sauveur Gandolfi-Scheidt s'indigne publiquement de la stigmatisation des Corses dans le film "Un Prophète" de J. Audiard. Il incite également les Corses à défendre leur honneur:

Tous autant que nous sommes, élus de toutes tendances et citoyens, nous devons ensemble nous mobiliser afin que cessent ces stigmatisations qu’on n’oserait aujourd’hui opposer à aucune autre communauté en France, sans susciter une levée de boucliers d’associations et de bien-pensants de tous bords. Et ce n’est pas parce qu’en 1999 une Cour d’Appel de Saint-Denis de la Réunion, sur la base qu’il n'existait « ni ethnie, ni race, ni religion dite "corse" » a refusé de reconnaitre le racisme anti-corse, et que depuis cette décision semble faire jurisprudence, que nous avons pour autant vocation à nous laisser insulter impunément.


Addendum 2: Une motion "anti-Prophète" été déposée par les élus nationalistes à l'Assemblée de Corse. Des extraits du texte ICI.

vendredi 22 mai 2009

Vu de gauche


L'homme d'extrême-droite sera donc un révolté, avec les mêmes sentiments qu'un homme d'extrême gauche mais pas pour les mêmes raisons. Son analyse repose sur le spectacle du monde jugé inhumain, avec une beauté surhumaine... Il privilégiera le culte de la beauté sur celui d'égalité, avec d'autant plus de facilité que la beauté est une notion profondément inégalitaire et injuste, puisque surhumaine.

Pour contrebalancer la cruauté du monde, c'est la beauté qui est appelée. Elle est le but suprême du facho [sic]. Il aura le culte de tout ce qui est beau. L'extrême-droite aura la plus grande vénération pour la Sainte Vierge qui est belle, ou pour les fées du Graal qui sont belles, pour les Walkyries qui sont tout aussi belles et blondes et pour les chevaliers qui sont beaux. [...]

On parle souvent, dans le monde de gauche, de beauté bourgeoise. La gauche ou l'extrême gauche ne parleront jamais, en revanche, de beauté révolutionnaire. Les peintures de Picasso représentent des femmes moches, parce que Picasso était un homme de gauche et qu'il n'était pas très mignon. Les mêmes méthodes de dessin que Picasso, utilisées par les Égyptiens de l'Antiquité donnent des personnages de femmes à la grande beauté. Parce que les Pharaons étaient plus de droite que de gauche.

La religion à l'extrême-droite ne sera donc pas vue par le côté égalitaire mais par le côté esthétique...

La Revue de l'Histoire. Mai-Juin-Juillet 2004.


lundi 18 mai 2009

"Les Corses ne sont vraiment que des brutes sanguinaires"

C'est ce qu'a déclaré un spectateur à la sortie du dernier film de Jacques Audiard (fils du grand Michel, photo), "Un Prophète". Ce long-métrage raconte l'histoire d'un jeune (forcément) détenu maghrébin pris dans "l'enfer des prisons" au sein d'un groupe de "mafieux corses" (sic). On ne rit pas s'il-vous-plaît. Que statistiquement un pauvre petit Maghrébin ce retrouve, en prison, seul au milieu des détenus corses est une belle oeuvre de fiction vu que 70% des détenus des prisons françaises sont de confession musulmane! Mais, on tient à nous rassurer, "très rusé, le jeune Malik utilisera toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau afin de se venger". Ouf! L'honneur est sauf, la victime parvient à faire payer à ses tortionnaires les mauvais traitements racistes qu'ils lui ont fait subir! Juste retour des choses envers ces salauds d'esclavagistes insulaires!

Oh, on me dit dans l'oreillette qu'historiquement ce sont les musulmans qui razziaient les côtes méditerranéennes en quête d'esclaves... La précision historique, le devoir de mémoire ne fonctionnent que dans un sens bien entendu. Ethnosolidaires, farouchement identitaires, terriens et enracinés, pas islamophiles pour un sou, les Corses constituent l'archétype de tout ce que le bobo parisien déteste. Alors que toute la Gaule est occupée, ce petit peuple opiniâtre constitue un obstacle au vivre-ensemble et aux villas-forteresses pour milliardaires. Bref, à la mondialisation, qu'elle vienne du bas (les crève-la-faim du Tiers-Monde) ou du haut (les winners de la dérégulation). Il faut donc exciter la haine contre lui, que les Continentaux se sentent plus proches de l'Arabe que du Corse, du Noir que du Redneck américain.

Un seul type de racisme est désormais envisageable dans la France d'après: le racisme anti-Blancs. Imaginez le scénario inverse: un jeune prisonnier corse tombe au milieu d'un gang de détenus algériens islamistes. Croyez-vous que Studio Canal aurait accepté de financer un tel projet ? Que les Français auraient pu s'identifier au héros, petit souchien perdu au milieu des barbus ?

Addendum) Quelques perles tirées de l'interview du réalisateur: Ce qui m'intéressait, c'était de me pencher sur les Corses, une entité close difficile à cerner (...). Il s'agit d'un milieu vieillissant (sic) aux structures vermoulues (re-sic). Je me suis intéressé à leur langue, leurs idiomes, lesquels forment des groupes fermés sur eux-mêmes (...). Ce n'est pas une analyse culturelle et sociale. Je cherchais des clans mafieux qui se déplacent en groupe, difficiles à pénétrer. Ç'aurait pu être des Serbes ou des Basques.

Ah bon, mais pas des Albanais, des Tziganes, des Algériens, ou des Antillais, communautés chouchoutées par nos élites. Les Russes, les Corses, les Serbes, les Basques, hmmm ça ressemble fort à un bel Axe du Mal tout ça.

samedi 16 mai 2009

Avant - après (rediff)

Jamais l'archevêque [Turpin] ne l'aimera [Abisme le Sarrasin]. Dès qu'il le voit, il a envie de le frapper. A voix très basse, il se dit : « Ce sarrasin me semble bien hérétique. Le mieux à faire est d'aller le tuer. Jamais je n'ai aimé ni n'aimerai les peureux et la peur. »

L'archevêque s'engage dans la bataille monté sur le cheval enlevé à Grosaille, le roi qu'il a tué au Danemark. C'est un cheval rapide et fringuant : il a les sabots bien faits, les jambes plates, la cuisse courte, la croupe très large, les flancs allongés, l'échine très haute, la queue blanche, la crinière fauve, les oreilles petites, la tête entièrement rousse. Aucun autre animal ne le vaut à la course. L'archevêque l'éperonne et avec quelle vigueur ! Rien ne l'empêchera de se précipiter sur Abisme qu'il frappe sur son bouclier couvert de piererries, d'améthystes, de topazes et d'escarboucles qui flamboient. [...] Turpin le frappe sans ménagement et après ce coup je ne crois pas que le bouclier vaille encore un denier. Il traverse le corps du Sarrasin de part en part et l'abat raide mort sur une place vide. Les Français s'écrient : « Quel courage ! La crosse est en lieu sûr dans les mains de l'archevêque. »

La chanson de Roland, chants 113-114.

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Nous apprécions d’être reçus et écoutés parmi d’autres par les autorités dans le dialogue démocratique. Lorsqu’à Pâques 2006, le Ministère de l’Intérieur a accepté d’entendre notre point de vue sur le co-développement, comme volet essentiel du problème migratoire, nous ne nous doutions pas que le nouveau ministère créé après les élections comporterait cette mention, à côté de l’immigration,de l’intégration et de l’identité nationale. Mais c’est bien cet horizon-là qui ne s’éclaircit pas, celui d’une perspective réelle de partenariat méditerranéen, tel que le Président de la République l’a annoncé au soir de son élection. Tant que cette vision solidaire ne sera pas clairement perçue et mise en oeuvre, les mesures toujours plus restrictives prises à l’encontre des migrants apparaîtront comme des concessions à une opinion dominée par la peur plutôt que par les chances de la mondialisation.


Mgr Olivier de Berranger, Evêque de Saint-Denis, Président de la Commission épiscopale pour la mission universelle de l’Eglise.
Mgr Claude Schockert, Evêque de Belfort-Montbéliard, Membre de la Commission épiscopale pour la mission universelle de l’Eglise, en responsabilité pour la pastorale des migrants.


mercredi 13 mai 2009

Scoop: les hommes seraient plus xénophiles que les femmes


Ce sont les résultats d'une très sérieuse étude des universités de Chicago et de Columbia rapportés par le New York Times. Près de 400 étudiants de Columbia (donc une population généralement aux idées très "progressistes") furent utilisés à leur insu par une équipe de chercheurs afin d'examiner leurs préférences romantiques. Les notes attribuées par les étudiants à leurs partenaires respectifs durant plusieurs séances de speed dating furent utilisées pour évaluer leur degré d'attraction envers les différents groupes ethniques.

Il apparaît que les hommes de toutes races ne montrent aucune préférence ethnique particulière, attribuant des notes indépendamment de la race de leur partenaire. Les femmes, bien au contraire choisissent plus volontiers des partenaires de la même race qu'elles. Les femmes de race noire sont celles montrant la plus forte préférence pour des partenaires de leur propre race, suivie des femmes de race blanche, puis des hispaniques. Les femmes asiatiques sont celles qui s'intéressent le moins aux hommes de leur propre race.

L'étude (en anglais) est disponible ICI.

lundi 11 mai 2009

L'Islande veut rentrer dans l'Union Européenne


Le nouveau gouvernement islandais a décidé, dimanche 10 mai, de lancer au plus vite le processus d'adhésion à l'Union européenne. "Nous insistons pour qu'une demande d'adhésion soit envoyée à l'UE avant juillet", a affirmé la première ministre islandaise, Johanna Sigurdardottir, à la tête du nouveau gouvernement de coalition de gauche.

Dans une déclaration de politique générale publiée dimanche, le gouvernement annonce que le Parlement issu des élections législatives du 25 avril sera saisi pour décider de cette demande de candidature et que la décision d'adhésion devra ensuite être entérinée par référendum. La coalition de gauche a remporté le mois dernier une victoire historique, obtenant pour la première fois la majorité à la Chambre avec 34 sièges sur 63.

La question européenne divise toutefois profondément la coalition formée par les sociaux-démocrates de Mme Sigurdardottir et par les gauche-Verts de l'eurosceptique ministre des finances, Steingrimur Sigfusson. Aussi, dans sa déclaration de politique générale, le gouvernement précise-t-il que "les deux parties assument leurs divergences sur la question européenne mais qu'elles insistent sur leur volonté conjointe pour que ce soit la nation qui, au bout du compte, par référendum, décide si l'Islande rejoindra l'UE".

La première ministre estime pouvoir dégager au Parlement une majorité favorable à l'ouverture de discussions avec l'UE malgré la défection de son allié, selon les analyses publiées par la presse islandaise.


Source.

vendredi 8 mai 2009

Le joueur de corde

Il existe un courant de pensée très en vogue dans le milieu. Celui se revendiquant d'un âge d'or pré-monothéiste durant lequel jamais les hommes n'auraient cherché à imposer leur vision du monde à leurs voisins. "Chaque cité a ses dieux, et nous, les nôtres" comme disait Cicéron. A cette époque les conquêtes n'auraient été que purement territoriales et matérielles, on se serait battu bien plus pour sauver sa terre et sa peau que l'âme de l'adversaire. Bien que ce soit factuellement faux, et les conquêtes du très grand mais très mixophile Alexandre ou bien l'imposition du mode de vie latin par la pax romana sont là pour le démontrer, ce courant de pensée est à l'origine d'une curieuse vision politique du monde contemporain.

En renonçant au messianisme occidental et/ou au monothéisme chrétien, nous signerions en quelque sorte un pacte de non-agression avec les autres cultures. Tel est l'axiome. "Je renonce à vous imposer mon mode de vie, vous faites de même, et voilà, tout est réglé! Chacun sacrifie sur les autels de ses dieux, on ne se mélange pas, l'Europe vit dans sa carapace et vous chers basanés vous retournez dans votre ère de répartition naturelle." Quitte à en décevoir plus d'un, je suis persuadé que cela ne marchera pas. Pour une raison essentielle. Ce n'est pas cela l'Europe.

L'Europe n'est pas la Corée ou le Japon. Elle ne s'est jamais décrétée "royaume ermite". Elle n'a jamais décidé de s'isoler du reste du monde pour plusieurs siècles comme les nations d'Extrême Orient l'ont fait. De vivre dans une stase historique, protégée par des brumes enchantées. Non, l'Europe est comme le joueur de corde de Zarathoustra: elle se doit d'avancer vers le surhumain, au risque de tomber dans l'abîme. Toute l'histoire de notre continent est imprégnée de ce dynamisme. Il n'y a jamais de demi mesure, d'autarcie polie avec les peuples du Sud. Soit nous les envahissons et les dominons, soit ce sont eux qui le font. D'un côté la Grèce héllénistique, la Rome impériale, la Reconquista, la Colonisation. De l'autre Hannibal, les Arabes musulmans, les Ottomans et maintenant tout le Tiers-monde. Flux, reflux. Une fois la péninsule ibérique libérée du joug islamique, les rois catholiques auraient pu décider, comme n'importe quel potentat des Antipodes de fermer les frontières et de vivre en bonne intelligence (dixit Soral) avec leurs voisins de la rive sud de la Méditerranée. Que nenni! A une phase de recul européen, succède une phase d'expansion gigantesque qui amènera les peuples d'Europe à naviguer au bout du monde et coloniser un continent entier.

L'exemple le plus frappant de cette dynamique est celui de la relation entre la France et les peuples d'Afrique du Nord. De la conquête islamique de ce qui allait devenir l'Algérie à Lépante, c'est l'islam qui a la main haute, vomissant des vagues de pillards et de corsaires s'approprier les richesses des peuples de la rive nord. Puis, progressivement, les Européens chrétiens reprennent le dessus, le vent tourne, le flux de puissance et de populations s'oriente désormais dans le sens Nord-Sud. Au XIXe siècle, les Européens capturent définitivement (pensent-ils!) ces territoires. Puis, en 1962, à l'indépendance de l'Algérie, c'est le retour de balancier, la puissance change de camp et le flux vire à 180°. Des millions de Français refluent en Europe, bientôt suivis par des millions de Maghrébins, pressés de conquérir notre pays "par le ventre de leurs femmes". A aucun moment, il n'y eut d'équilibre statique, de "respect mutuel des différences", de bonne intelligence. Non, il y eut des dominants et des dominés. Comme lors d'un combat de boxe, celui qui cesse de donner des coups doit s'attendre à en recevoir.

Bataille entre Français et (futurs) Algériens en 1830

Les idées et les peuples sont similaires aux organismes biologiques. Ils ne peuvent demeurer inertes si les conditions naturelles sont favorables à leur croissance, leur nature les poussant à se projeter en avant. Les aigles et les faucons ne décident pas soudainement de cesser de s'opposer et de "vivre heureux, mais séparés". Bien au contraire, chacune de leurs cellules n'est conçue que dans le seul but de surpasser l'espèce concurrente, et ce afin que leur territoire ne soit un jour plus peuplé que de leur seule espèce. Soit nous envoyons nos fils prendre les femmes des autres peuples, soit ce seront nos femmes qui seront la proie de valeureux conquérants. Le retour à une ère bénie de coexistence pacifique est donc une énorme foutaise. Lors d'un conflit, celui qui réclame une trêve a déjà perdu la guerre.

lundi 4 mai 2009

Patrimoine mondial de l'humanité: l'Europe largement en tête (rediff)


Quelles sont les contributions des différents groupes humains à l'entreprise de civilisation ? Cette question est cruciale à une époque dominée par le relativisme et l'ethnomasochisme européen. Afin d'y répondre, j'ai procédé à une compilation des sites culturels classés au patrimoine mondial par l'UNESCO. J'ai subdivisé le monde en dix aires culturelles : Asie centrale (Kazakhstan, Ouzbékistan, etc.) Afrique sub-saharienne, Europe, Afrique du Nord-Moyen-Orient, Amérique latine, Océanie, Asie du Sud (Inde, Sri-Lanka, etc.), Asie du Sud-Est (Thaïlande, Birmanie, etc.) Amérique du Nord (États-Unis, Canada) et Extrême Orient.

L'organisme international utilise six critères afin de classer les différents biens culturels, le critère "i" étant le plus fort ("chef d'oeuvre du génie créateur humain") et le "vi" le plus faible ("être directement ou matériellement associé à des événements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des oeuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle exceptionnelle"). J'ai compilé les critères pour chaque aire culturelle, obtenant de cette manière une certaine exhaustivité de leur contribution relative. Voici donc les résultats:

Nombre de biens culturels classés au patrimoine mondial:
Asie centrale: 21
Afrique sub-saharienne: 40
Europe: 348
Afrique du Nord-Moyen-Orient: 68
Amérique latine: 78
Océanie: 3
Asie du Sud: 39
Asie du Sud-Est: 12
Amérique du Nord: 14
Extrême Orient: 48

Nombre de critères "i" retenus ("chefs d'oeuvre du génie créateur humain"):
Asie centrale: 7
Afrique sub-saharienne: 9
Europe: 121
Afrique du Nord-Moyen-Orient: 16
Amérique latine: 21
Océanie: 1
Asie du Sud: 14
Asie du Sud-Est: 4
Amérique du Nord: 3
Extrême Orient: 21

Les résultats sont sans-appel: l'Europe écrase tous les autres continents, à la fois en terme de nombre total de biens culturels et de leur « qualité ». Les pays d'Europe rassemblent autant de biens classés au patrimoine mondial et plus de chef-d'œuvres que tous les autres pays du monde réunis! N'ayons donc pas honte de notre histoire et de notre culture!

Addendum : la liste complète ci-dessous (premier chiffre: nombre de biens classés; deuxième chiffre: nombre de biens considérés comme des "chefs-d'oeuvre du génie créateur humain")

Afghanistan 2 1
Afrique du Sud 4 0
Albanie 2 0
Algérie 6 0
Allemagne 31 9
Andorre 1 0
Argentine 4 0
Arménie 3 0
Australie 2 1
Autriche 8 1
Azerbaidjan 2 0
Bahrein 1 0
Bangladesh 2 1
Bélarus 3 0
Belgique 9 2
Bénin 1 0
Bolivie 5 0
Bosnie-Herzégovine 2 0
Botswana 1 1
Brésil 10 3
Bulgarie 7 3
Cambodge 1 1
Canada 6 1
Chili 5 1
Chine 25 15
Chypre 3 0
Colombie 4 0
Croatie 5 2
Cuba 6 0
Danemark 3 0
Égypte 6 5
El Salvador 1 0
Espagne 35 16
Estonie 2 0
États-Unis d'Amérique 8 2
Éthiopie 7 3
Russie 15 6
Finlande 6 0
France 29 17
Gambie 2 1
Géorgie 3 0
Ghana 2 0
Grèce 15 9
Guatemala 2 1
Haiti 1 0
Honduras 1 0
Hongrie 7 0
Inde 22 10
Indonésie 3 2
Iran 8 4
Irak 3 0
Irlande 2 1
Islande 1 0
Israel 4 0
Italie 40 22
Libye 5 1
Japon 11 4
Jerusalem 1 0
Jordanie 3 3
Kazakhstan 2 1
Kenya 1 0
Lettonie 2 1
Liban 5 1
Lituanie 4 0
Luxembourg 1 0
Madagascar 1 0
Malawi 1 0
Mali 3 0
Malte 3 1
Maroc 8 1
Maurice 1 0
Mauritanie 1 0
Mexique 24 11
Mongolie 1 0
Montenegro 1 1
Mozambique 1 0
Namibie 1 0
Népal 2 0
Nicaragua 1 0
Nigéria 2 0
Norvège 6 1
Oman 4 0
Ouganda 1 1
Ouzbékistan 4 1
Pakistan 6 1
Panama 2 1
Paraguay 1 0
Pays-Bas 7 4
Pérou 6 3
Philippines 3 0
Pologne 12 2
Portugal 12 4
Syrie 5 3
Corée du Sud 7 1
Moldavie 1 0
Laos 2 0
République Dominicaine 1 0
Corée du Nord 1 1
République Tchèque 12 3
Tanzanie 3 0
Roumanie 6 1
Royaume Uni 22 9
Saint Kitts et Nevis 1 0
Saint-Siège 2 2
Sénégal 3 1
Serbie 4 2
Slovaquie 4 0
Soudan 1 1
Sri-Lanka 6 2
Suède 12 1
Suisse 5 0
Suriname 1 0
Thaïlande 3 1
Togo 1 0
Tunisie 7 1
Turquie 7 1
Ukraine 3 1
Uruguay 1 0
Venezuela 2 1
Vietnam 3 0
Yémen 3 0
Zimbabwe 3 1

vendredi 1 mai 2009

Les conservateurs

"De gauche ou de droite, les anciens de 68 ont cinquante ou soixante ans. Ils se sont gouvernés selon les principes de leurs vingt ans. Mais quand la jeunesse conteste leurs idées, ce sont eux, les conservateurs. Car ils s'accrochent à leurs vieux réflexes. En matière de valeurs morales, tout l'appareil culturel, intellectuel et médiatique ne sert qu'à maintenir l'héritage de Mai."

Jean Sévillia - Le terrorisme intellectuel.

Et si finalement, ce que nous appelons "terrorisme intellectuel", "Système", "appareil de contention culturel", n'était, tout simplement que la tyrannie d'une génération, la très logique conséquence biologique d'une série de facteurs uniques dans l'Histoire ? Vertumne se fait prophète et vous prédit que le plus dur est passé, un boulevard large comme le périphérique est tracé pour nos idées.

Nos bobos soixante-huitards sont bien loin de leur prime jeunesse, de ces années 70 durant lesquelles ils ont pu instaurer la destruction des valeurs familiales, l'immigration extra-européenne de masse, l'individualisme, l'humanitaire spectacle. Par la suite, leur crise de la quarantaine a provoqué le nouvel assaut idéologique de la fin des années 80-début des années 90: métissage, multiculturalisme, homofolie, cosmopolitisme. Mais voilà, la caresse glacée de Chronos commence sérieusement à entâmer l'agilité intellectuelle de nos putschistes de l'Histoire. En bref, les idées de cette génération vieillissent aussi mal qu'elle. L'idéologie surannée de ceux qui, dans un ultime sursaut citoyen ont lâché leurs gosses dans la rue en 2002 intéresse de moins en moins de monde. Les officines anti-racistes peinent à recruter des volontaires, les lobbys immigrationnistes ressemblent de plus en plus à des réunions du troisième âge, les grands combats progressistes n'intéressent en réalité plus que quelques médias gauchistes tenus par d'anciens maoistes. Une ère se termine.

Un groupe de militants pour le droit au logement

C'est en cela que les sondages d'opinion ont tort quand ils croient constater que les jeunes ne s'intéressent plus à la politique. En réalité, c'est à la politique de Papa, complètement à bout de souffle et représentée par les trois principaux partis du Système (UMP-PS-Modem) que les jeunes ne s'intéressent plus. Les partis "extrémistes", c'est à dire ceux dont la doctrine diverge de celle des instaurateurs de Mai, monopolisent les faveurs des moins de quarante ans. Comme la majeure partie des domaines d'activités politiques traditionnels demeuraient entre les mains de leurs aînés, les jeunes ont colonisé d'autres territoires de l'inventivité humaine. En effet, l'essentiel de l'activité intellectuelle des nouveaux domaines technologiques est tombée entre les mains des jeunes générations. Il suffit d'observer la véritable explosion de blogs et sites politiques et religieux tenus par la jeunesse pour s'en convaincre. Et la vigueur extraordinaire de la Réacosphère, dont les buzz politiques sont désormais capables de faire le journal de 20h!

La Crise économique consacre symboliquement la rupture opérée avec la génération 68. L'édifice civilisationnel qu'ils ont bâti s'effondre, faute de sang neuf pour le maintenir en l'état. Il est temps pour eux de partir à la retraite et de laisser leurs descendants gouverner la Cité. Un monde nouveau se dessine, un monde dont nous devrons prendre possession. Au milieu des ruines du monde ancien.

mardi 28 avril 2009

Traduction moderne


"Touche pas à mon pote, c'est comme la traduction moderne du commandement biblique :
Aime ton prochain comme toi-même."


Marek Halter, dans le Nouvel Observateur (15/02/1985).

samedi 25 avril 2009

Les Britanniques sont-ils européens ?

Lu sur le très bon forum de discussion Anthroscape:

"Je ne me suis jamais considérée comme "Européenne". Il y a un certain temps, c'était à la mode de le croire, mais je pense que la Grande Bretagne est juste trop distincte. Ce n'est pas seulement parce que nous sommes une île, il est d'ailleurs plus facile de considérer les Islandais comme des Européens que les Britanniques. A chaque fois que je vois Gordon Brown ou d'autres politiciens britanniques en compagnie de chefs d'états européens, je trouve qu'ils ne sont pas à leur place."


Un des intervenants surenchérit:

"La Grande-Bretagne est européenne au niveau des plaques tectoniques mais elle a bien plus en commun avec les Canadiens ou les Américains qu'avec les Européens continentaux" (TdV)."


Disons-le, malgré des liens génétiques et historiques forts avec l'Europe continentale, c'est enfoncer une porte ouverte que de dire que les Anglais ont la plupart du temps agi au détriment d'une unification politique au sud de la Manche. A chaque fois qu'une grande puissance continentale semblait acquérir une prééminence politique et militaire, les Britanniques ont systématiquement torpillé ses efforts, protégés de la plupart des invasions terrestres par leur puissante flotte et leur insularité. L'Espagne de l'Invicible Armada, la Grande Armée de Napoléon, les forces allemandes (deux fois), l'URSS, et maintenant l'Union Européenne ont toutes trouvé en face d'elles ce peuple britannique.

Détail intéressant: sur la carte d'introduction du dernier ouvrage d'Aymeric Chauprade (Chroniques du Choc des Civilisations) le code de couleurs du Royaume-Uni le classe à la fois dans la civilisation européenne et dans celle d'Amérique du Nord. Les liens entre les Anglais et les Américains sont beaucoup plus intimes que ceux qui lient les autres pays européens à leurs anciennes colonies. Toutes les décisions politiques anglaises récentes, que ce soit le soutien à l'entrée de la Turquie dans l'Europe, celui à la guerre en Irak du grand cousin d'Outre-Atlantique, l'asile donné aux oligarques anti-Poutine, le refus de l'Euro, etc. découlent de cette externalité de la Grande-Bretagne à l'Europe.

Si l'adjectif "européen", en ce début de XXIème siècle s'applique non pas à de seuls faits de situation géographie mais à une position politique à l'égard de la genèse des grands ensembles civilisationnels, il nous faut admettre que la Grande-Bretagne n'est pas européenne. Cela n'enlève aucune dignité à ce grand peuple, ni son appartenance à la famille des populations blanches. Il nous faut seulement prendre conscience que les Britanniques jouent dans l'équipe d'en face. Soyons fair play, mais sans illusion sur leur attachement à l'Europe.

jeudi 23 avril 2009

"Toute une année pour un morceau de pain..."

"Le matin du battage, on attendait qu'il fasse très chaud pour amener les boeufs dans l'aghja (l'aire) au hameau d'Amagu. La chaleur est indispensable pour que l'épi sèche et que le grain se détache de son enveloppe. Les boeufs tournaient jusqu'à midi sous une chaleur torride, mon père me demandait de retourner la trida (paille écrasée). On enlevait aussi la plus grosse paille et les noeuds des ligatures de gerbes avec une palmula (fourche large). De temps en temps, on changeait le sens de rotation des boeufs pour qu'ils se fatiguent moins. A midi on s'arrêtait pour faire boire les boeufs et manger quelque chose. On reprenait une heure après pour continuer le battage des gerbes. Il fallait deux jours pour battre le blé. Quand la paille était suffisamment écrasée et que le blé s'entassait, on sortait les boeufs et on commençait à vanner avec une fourche. La paille était retirée de l'aire puis il fallait attendre le vent pour vanner le blé. Quand le vent se mettait à souffler en milieu de matinée, chacun prenait une fourche ou une pelle pour séparer la paille du blé. On lançait la paille et le blé en l'air en nous mettant face au vent pour que la paille s'envole en sens contraire hors de l'aire à blé. Je me rappelle, c'était une tâche très pénible car il faisait très chaud, on transpirait et on était recouvert de poussière qui nous collait à la peau. A la fin de la journée on avait les yeux rougis et enflés à cause des débris de paille. ça nous faisait très mal... A la fin de la tribbiera (battage), les femmes entraient en action avec les balais de bruyère pour enlever la paille et les noeuds restants puis entasser le blé. On mettait des morceaux de bois pour empêcher le blé de s'éparpiller sur le sol. C'était un travail pénible, souvent on chantait pour oublier la fatigue et la chaleur qui nous brûlait le visage, mais il fallait manger et chacun mettait du coeur à l'ouvrage pour accomplir cette tâche collective. Aujourd'hui, il est facile d'acheter un kilo de farine dans une épicerie, mais de notre temps on devait travailler toute une année pour avoir un morceau de pain..."

Témoignage de Joachim Acquaviva, extrait de Tempi fà de Pierre-Jean Luccioni.

mardi 21 avril 2009

Sans commentaire XXXVI - Sept ans

lundi 20 avril 2009

La phrase du jour

"Les journalistes sont des nullards... il faut leur cracher à la gueule, il faut leur marcher dessus, les écraser... ce sont des bandits, et encore... les bandits eux, ont une morale"

Nicolas Sarkozy, Président de la République

Source.

Pour une fois je suis d'accord avec notre petit Président.

vendredi 17 avril 2009

Le dessous des cartes

(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

A gauche, lieux de cultes mahométans en 2006 par département. Les départements les plus verts sont ceux comptant le plus de mosquées. Ils servent bien entendu d'indicateurs de la présence musulmane sur un territoire donné. A droite, le "taux d'atteintes volontaires à l'intégrité physique" (trad: agressions) en 2008 par département. Les départements de couleur rouge sont ceux présentant le plus grande nombre d'agressions. Notez la quasi-superposition des deux cartes. Non, non, non, il n'y a aucun lien entre immigration (musulmane) et criminalité. Si ça existait, on l'aurait déjà remarqué.

Addendum 1:
"La carte de France de l'insécurité, je me demande si ce n'est pas la carte de France de l'immigration parce que les zones qui apparaissent sont clairement des zones où il y a une immigration plus massive qu'ailleurs".

Marine Le Pen le 17/04 sur Europe 1.

En effet.

Addendum 2: L'article a été repris par les amis de Fdesouche, et la carte de droite magnifiquement recolorisée. C'est ICI.

Addendum 3: la carte des émeutes de 2005 est très bien corrélée avec les deux précédentes. C'est ICI. Merci à Durandal.

jeudi 16 avril 2009

Les croyants sont les plus patriotes

C'est ce qui ressort d'une étude reproduite dans le dernier ouvrage de feu Samuel Huntington, Who are we ?, the challenges to America's national identity (cliquer sur l'image pour l'agrandir):


D'après le graphique ci-dessus, les habitants des pays attribuant le plus d'importance à Dieu dans leur vie (axe horizontal) sont également les plus fiers de leur nation (axe vertical). Si la Chine communiste fait figure d'exception, pour la plupart des autres pays du monde la relation entre patriotisme et religiosité est limpide. Il n'est d'ailleurs pas surprenant que dans les pays occidentaux les troupes des partis nationalistes (ou se revendiquant comme tels) sont en grande partie constituées de croyants alors que les mouvances mondialistes drainent les suffrages des agnostiques et des athées.